Dans la maison du peintre Hébert à La Tronche

Publié le
Modifié le
Ernest Hébert (1817-1908), La maison du peintre à La Tronche (Isère). Aquarelle sur papier
  • Culture
Chapô

Face à la chaîne de Belledonne, la maison-musée du peintre grenoblois Ernest Hébert (1817-1908) et son jardin - l’un des 12 musées du Département de l’Isère -, nous transportent au XIXe siècle, dans la vie d’un artiste amoureux de l’Italie.

Acquise en 1821 par la mère d’Ernest Hébert, l’ancienne maison de campagne familiale, partiellement réaménagée en musée par le Département en 1979, a gardé son charme originel. Le mobilier, la table dressée dans la salle à manger, les souvenirs et collections personnelles de l’artiste, tout évoque sa présence.

Parti très jeune faire carrière à Paris, lauréat du prestigieux « prix de Rome », Ernest Hébert passa la moitié de sa vie en Italie. Par deux fois directeur de la Villa Médicis, siège de l’Académie de France à Rome, l’artiste revenait toutefois chaque été séjourner dans son domaine tronchois. En 1874, il se fit même aménager un vaste atelier, que l’on découvre au premier étage du musée. 

 

Image
Le peintre Ernest Hébert dans le jardin de sa maison à La Tronche. Plaque de verre.
 

Le maître, célébré pour ses portraits de la haute société, aimait aussi croquer la nature et les paysages du Grésivaudan, qu’il arpentait avec sa boîte d’aquarelle. Son jardin fut pour lui une inépuisable source d’inspiration, entre les vignes, rosiers et orangers rapportés d’Italie, les bassins alimentés par les eaux de la Chartreuse. Après sa mort, son épouse Gabrielle aura à cœur de poursuivre les aménagements avec le jardin à l’italienne et la grande prairie bordée de hêtres.

Ce havre de verdure abrite le monumental tombeau de l’artiste, édifié par sa veuve dans un style néoclassique. Photographe accomplie – en témoignent ses multiples clichés documentant les voyages du couple ou ses audacieux nus féminins —, Gabrielle Hébert créa également les premières salles d’exposition dans cette maison familiale. 

Elle réunit les tout derniers dessins de son mari dans une émouvante boîte à souvenirs : deux vues de l’Isère à l’île d’Amour au crayon, au fusain et à la mine de plomb… Une plongée dans la vie d’un artiste-peintre du XIXe siècle, dans un lieu préservé.

Encart

Plus d'informations : musees.isere.fr

Ouvert tous les jours sauf le mardi, entrée gratuite.

1
minutes de votre temps
A- A+
Publié le
Modifié le