Vaccination : protégeons nos enfants

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Chaque année, le Département de l’Isère vaccine près de 5 000 enfants de 0 à 6 ans.
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Tous les enfants nés après le 1er janvier 2018 doivent être vaccinés contre 11 maladies. Obligatoire pour entrer en collectivité, cette mesure a pour objectif de lutter contre des épidémies mortelles qu’on pensait disparues et qui refont surface aujourd’hui.

Chaque année, le Département de l’Isère vaccine près de 5 000 enfants de 0 à 6 ans.

 

Poliomyélite, coqueluche, rougeole, tétanos… toutes ces maladies ont causé des millions de morts au cours des siècles, jusqu’à ce que l’on découvre enfin des vaccins très efficaces permettant de s’en protéger.

Cependant, faute d’une couverture vaccinale suffisante, beaucoup reviennent en force depuis quelques années, comme la rougeole. Cette infection virale, quatre fois plus contagieuse que la Covid-19, peut entraîner des pneumonies et des formes neurologiques très graves.

Entre 2008 et 2015, elle a touché 23 500 personnes en France et provoqué une dizaine de décès. Les voyageurs doivent aussi savoir que la poliomyélite et la diphtérie font encore des ravages dans de nombreux pays. Comme en Belgique et en Espagne, où deux enfants non vaccinés sont récemment décédés de diphtérie.

Quant au tétanos, la bactérie vivant dans le sol, la vaccination reste le seul moyen de l’éviter !

 

Se protéger et protéger les autres aussi

L’augmentation de la couverture vaccinale est devenue une priorité de santé publique dans la lutte contre toutes ces maladies. “Et c’est l’un des facteurs majeurs qui a justifié l’élargissement de la vaccination obligatoire pour l’entrée des enfants en collectivité, crèches, écoles…”, explique Isabelle Gothié, médecin départemental de protection maternelle et infantile (PMI) au Département de l’Isère.

Aux trois vaccins exigés depuis le milieu du XXe siècle (diphtérie, tétanos et polio) s’ajoute depuis le 1er janvier 2018 la vaccination contre huit autres microbes : l’Haemophilus influenzae (à l’origine des méningites), le pneumocoque, le méningocoque C, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons et la rubéole.

Objectif affirmé : augmenter la couverture vaccinale à 95 %, seule condition pour que ces vaccins nous protègent et évitent aux germes de circuler, voire de muter.

C’est aussi le meilleur moyen d’assurer une protection aux enfants qui présentent des contre-indications médicales à la vaccination. Malheureusement, force est de constater que la couverture vaccinale chez les enfants de moins de 2 ans reste largement insuffisante pour toutes ces maladies.

Selon les chiffres de Santé publique France*, elle est de l’ordre de 71 % pour le méningocoque, de 79 % pour le ROR (rougeole, oreillons et rubéole) et de 88 % pour l’hépatite B. En cause, une défiance persistante vis-à-vis des vaccins.

Pour information, la vaccination est, après l’accès à l’eau potable, la mesure qui, dans le monde, a eu le plus d’impact sur notre santé.

*Données 2018.
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Le Département vaccine les enfants

Pour faire vacciner votre enfant, votre premier interlocuteur reste votre pédiatre ou votre médecin traitant. Si celui-là a moins de 6 ans, vous pouvez aussi prendre rendez-vous dans un centre de vaccination ou dans une consultation de PMI.

Chaque année, le Département de l’Isère vaccine gracieusement près de 5 000 enfants de 0 à 6 ans, soit 41 % de ceux vus en consultation de PMI.

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