Opération compostage…

Publié le
Modifié le
Devant les bacs à compost, Calie, Romy et Marilou aux côtés de Zélie Basson, adjointe au chef d’établissement, et de Robin Antoine, chargé de mission chez Trièves Compostage & Environnement.

R.Juillet

  • Société
  • Environnement
Chapô

Le Département de l’Isère veut encourager le compostage des déchets alimentaires dans les collèges. Après avoir réalisé un audit, place désormais aux actions concrètes. Comme à Vienne, au collège de l’Institution Saint-Charles.

Devant les bacs à compost, Calie, Romy et Marilou aux côtés de Zélie Basson, adjointe au chef d’établissement, et de Robin Antoine, chargé de mission chez Trièves Compostage & Environnement.

 

Depuis l’an passé, lorsque l’heure du déjeuner approche, Calie, Marilou et Romy, trois élèves en classe de quatrième, se hâtent de rejoindre leur restaurant scolaire pour prendre position derrière les bacs de tri sélectif.

Elles font partie de la commission restauration-compostage du collège Saint-Charles, à Vienne, une institution qui accueille 1 850 élèves, de la maternelle au lycée, et compte 900 demi-pensionnaires.

Leur mission ? Aider leurs camarades à trier leurs déchets une fois leur repas terminé. Les restes de pain rejoignent ainsi un premier bac, les denrées carnées un autre, les emballages un troisième, et les déchets alimentaires compostables un dernier. Une fois ce rôle de conseil terminé, elles n’en ont pas fini pour autant.

“Nous allons ensuite vider nos seaux dans les bacs à compost et, si besoin, nous y ajoutons des copeaux ou du broyat. Et régulièrement, nous brassons le tout avec une fourche”, explique Romy.

Pour son amie Marilou, cette mission n’est pas anodine. “Dans ma famille, nous trions tout et faisons notre propre compost. Cette expérience, je voulais la transmettre au collège en participant à cet atelier de compostage et plus globalement à la lutte contre le gaspillage alimentaire”, enchaîne-t-elle.

 

Image
Compostage - Saint-Charles
Dossier

 

Cent vingt collèges mobilisés

Cette initiative n’est pas isolée. De nombreux collèges de l’Isère, publics et privés, ont en effet intégré l’écologie dans leur projet d’établissement. “Outre nos commissions restauration-compostage ou énergie-transport, nos élèves de la cinquième à la seconde bénéficient de dix heures d’enseignement obligatoire de sensibilisation à l’écologie, confirme Zélie Basson, l’adjointe au directeur de l’Institution Saint-Charles. Cela fait partie de notre ADN.”

À Vienne, mais aussi à Moirans, au collège Le Vergeron, ou encore à Beaurepaire, au collège Jacques-Brel, c’est l’association Trièves Compostage & Environnement qui est à la manœuvre.

“En milieu d’année, le Département de l’Isère nous a commandé un état des lieux des sites de compostage dans les 120 collèges publics et privés de l’Isère. Soixante-dix ont répondu à notre questionnaire. On aurait aimé en recevoir davantage. Cela nous a quand même permis de constater que tous n’avaient pas le même niveau d’engagement, explique Robin Antoine, chargé de mission.

Mais nous sommes là pour évaluer leurs besoins, fournir le matériel et former aux bons gestes. Tout ne se fera pas en un clic, mais l’idée est d’abord de pérenniser l’existant tout en accompagnant les porteurs de projets.”

Pour l’heure, le compost de l’Institut Saint-Charles est bien utilisé. Il sert à végétaliser l’établissement et notamment à fertiliser les jardinières ainsi que le jardin pédagogique dont s’occupent les petits des classes maternelles et élémentaires.

 

© R.Juillet

Corps suite

Repères

On en fait des tonnes !

Image
Compostage - plateau repas
Dossier

 

Responsable de la restauration scolaire dans les 97 collèges publics de l’Isère, le Département prépare chaque année 5 millions de repas tout en agissant pour réduire le gaspillage alimentaire.

En considérant qu’un menu composé d’une entrée, d’un plat, d’un yaourt (ou de fromage) et d’un dessert pèse 500 grammes environ, imaginez les tonnages en jeu en matière de bio-déchets !

Vous avez fait le calcul ? Effectivement : 2 500 tonnes de denrées utilisées en amont et, pour l’heure, un tonnage indéterminé en aval…

 

© F.Pattou

2
minutes de votre temps
A- A+
Publié le
Modifié le