Les services de PMI : une mobilisation sans faille

Annick Berlioz
Publié le
Modifié le
Pendant le confinement, Marie a pu faire vacciner sa fille en toute sécurité.

DR

  • Société
  • Santé
Chapô

Pendant le confinement, les professionnels de PMI ont maintenu leur activité avec des conditions sanitaires adaptées. Exemple dans le territoire du Grésivaudan, où le personnel conserve les gestes barrières et suit un protocole très strict pour protéger les usagers.

Le 7 mai dernier, Marie s’est rendue au centre médico-social de Bernin, sur le territoire du Grésivaudan, pour faire vacciner sa fille Flore, 18 mois, alors que nous étions encore tous confinés.

“Je ne voulais pas rater ce rendez-vous. Je sais qu’il est important de respecter le calendrier vaccinal pour protéger les enfants de virus qui circulent encore en France et restent très dangereux pour la santé. J’ai été très satisfaite de pouvoir bénéficier de ce service et d’être accueillie en toute sécurité”, précise-t-elle.

 

Respecter le calendrier vaccinal pour se protéger d’autres maladies

Faire vacciner son bébé fait partie des priorités médicales, même en cette période d’épidémie. Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, le Département de l’Isère a donc maintenu la vaccination obligatoire des enfants de moins de 2 ans au sein de ses consultations de PMI.

“Une couverture vaccinale non effectuée dans les temps peut conduire à la recrudescence d’infections qui peuvent être graves, comme la rougeole ou la méningite. Il serait dommageable de ne pas prévenir des maladies déjà maîtrisées, au nom d’un virus qui épargne les bébés. Les autres maladies virales et bactériennes ne vont pas s’arrêter pendant la pandémie”, insiste le docteur Marion Béguin, médecin de PMI sur le territoire du Grésivaudan.

Durant cette période exceptionnelle, toutes les consultations médicales du premier mois ont également été poursuivies. “Elles sont indispensables pour évaluer l’état de santé des bébés, dépister d’éventuelles malformations ou anomalies, mais aussi soutenir les parents”, rappelle le médecin.

Pour limiter le flux de patients tout en assurant un accompagnement des familles, un lien avec les femmes enceintes et les jeunes mamans était assuré par des entretiens téléphoniques réguliers, voire par téléconsultation. “Nous ne nous déplacions à domicile que si nécessaire : perte de poids importante du nourrisson…”, expliquent Gentiane Jeauneaux, puéricultrice, et Viviane Larman, sage-femme.

Depuis le 11 mai, les usagers peuvent à nouveau être reçus dans l’ensemble des sites départementaux, mais uniquement sur rendez-vous. Durant toute la période que durera la crise sanitaire, les gestes barrières resteront en vigueur avec la mise en place d’un protocole de protection très précis.

Corps suite

Zoom

 

La vaccination des enfants reste une priorité

Pour rappel, 11 vaccinations sont obligatoires pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018.

Il s’agit des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole. Le vaccin contre la fièvre jaune n’est de rigueur que pour les enfants de plus de 12 mois résidant en Guyane française.

2
minutes de votre temps
A- A+
Annick Berlioz
Publié le
Modifié le