Le Département affiche « une bonne santé financière »

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Pierre Gimel, vice-président du Département chargé des finances et des ressources humaines.

F.Pattou

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Le rapport de la chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes sur la gestion financière du Département au cours des exercices 2013 à 2018 fait état de la « robustesse » du Département pour affronter la crise sanitaire et ses conséquences sociales et économiques. Décryptage...

Décryptage avec Pierre Gimel, vice-président chargé des finances et des ressources humaines.

Isère Mag : Que vous inspire le rapport de la chambre régionale des comptes pour les exercices 2013-2018 ?

Pierre Gimel : Cela fait plus de trente ans que je suis un élu local soucieux des deniers publics. Comme maire d’une petite commune du Trièves, par le passé, et aujourd’hui comme vice-président chargé des finances au Département de l’Isère.

Alors quand j’ai pris connaissance du rapport de la chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes et de ses conclusions favorables à notre égard, je n’ai pu que me réjouir du travail accompli depuis 2015.

Aucun sujet répréhensible concernant notre gestion n’a été relevé : pas de frais de communication excessifs, pas de soupçons d’emploi de complaisance, de collaborateurs d’élus en nombre disproportionné, de conflits d’intérêt identifiés, ni même d’attributions de marchés douteuses… Ce rapport relève surtout la bonne santé financière du Département qui, je cite, “apparaît robuste pour faire face aux conséquences financières et budgétaires de la crise” sanitaire.

La chambre régionale des comptes souligne aussi que “malgré la baisse des dotations de l’État entre 2014 et 2017 et la croissance en volume des dépenses sociales, le Département a maintenu, et même amélioré, le niveau de son excédent brut de fonctionnement sans faire évoluer les taux de la fiscalité. Un résultat obtenu grâce, notamment, à des efforts de gestion, portant sur la maîtrise des dépenses de personnel et des dépenses à caractère général”.

Cela fait toujours plaisir qu’un tiers impartial comme la chambre régionale des comptes constate notre bonne administration même si nous devons partager ces conclusions avec les majorités précédentes.

En tant que vice-président chargé également des ressources humaines, je voudrais remercier tous les agents du Département qui mettent en œuvre nos politiques. Ce satisfecit est aussi pour eux.

 

I. M. : Quelles en ont été les conséquences pour les Isérois ?

P. G. : Grâce à cette bonne gestion, nous avons pu maintenir un bon niveau d’investissement sans trop accroître notre endettement et surtout sans augmenter les impôts. Le rapport rappelle que la dette par habitant imputable au Département de l’Isère est deux fois inférieure à celle des départements de même taille : 255 euros par habitant, contre 499 euros.

 

I. M. : Il y a pourtant quelques remarques, loin d’être anodines…

P. G. : La chambre régionale des comptes a évidemment formulé quelques recommandations. Elle est pleinement dans son rôle. Mais je rappelle que ce rapport porte sur les années 2013 à 2018 et que, depuis, la plupart des recommandations ont déjà été mises en œuvre.

Ainsi, conformément à la loi NOTRé, le Département s’est retiré de la société d’économie mixte VFD pour laquelle nous avons trouvé un repreneur sérieux et évité une casse sociale. Nous avons également cédé à la Région Auvergne-Rhône-Alpes une grande partie de nos parts dans la Société d’économie mixte Minatec, et nous sommes sortis du Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise, le SMTC, qui s’appelle désormais le Smmag, Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise, depuis son élargissement au Pays voironnais et au Grésivaudan.

Il nous reste aujourd’hui à nous retirer du syndicat mixte de la zone industrialo-portuaire de Salaise-Sablons Inspira. Nous le ferons avec un esprit de responsabilité, comme nous l’avons toujours fait, une fois que nous aurons sécurisé les financements de cette zone stratégique pour l’industrie et l’emploi.

Enfin, concernant la protection de l’enfance, compétence majeure du Département, il ne ressort dans ce rapport aucun dysfonctionnement majeur, aucune carence dans l’accompagnement ni dans le suivi des enfants qui nous sont confiés. Le Département veille sur 7 000 enfants environ qui font l’objet de mesures de placement ou d’accompagnement, pour un budget de 152 millions d’euros en 2020.

Les magistrats de la chambre régionale des comptes évoquent pour l’essentiel des pistes d’amélioration du système qui ont toutes été intégrées au nouveau schéma enfance-famille voté par l’assemblée départementale en décembre 2019.

 

I. M. : En conclusion ?

P. G. : Depuis 2015, nous avons rempli nos compétences dans un contexte financier sans cesse plus contraint et avons répondu aux attentes de solidarité humaine et territoriale sans compromettre l’avenir des Isérois.

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