Anne Gérin

Titre de l'actualité relative à la personne

« Nous sommes précurseurs dans nos mesures pour l’insertion »

anne-gerin-iseremag©F.Pattou
Canton
Groupe politique
Mandat électif
Vice-présidente
Conseillère Départementale
Chapô

Anne Gérin, vice-présidente du Département chargée des actions de solidarité et de l’insertion.

Corps

Isère Mag : Le plan d’insertion du Département donne la priorité à l’emploi. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Anne Gérin : Lorsque nous avons été élus, en 2015, le nombre d’allocataires du RSA ne cessait de croître depuis sept ans. D’emblée, nous avons mis en place des mesures pour inverser la tendance et favoriser le retour à l’emploi. Tout d’abord en plaçant le travail au cœur de notre politique d’insertion. C’est désormais l’objectif de l’accompagnement des personnes qui perçoivent le RSA, quelle que soit leur situation.

Nous avons aussi voulu davantage impliquer les bénéficiaires dans leur parcours d’insertion. Enfin, nous nous sommes rapprochés des chefs d’entreprise afin de développer une offre d’insertion permanente sur l’ensemble des territoires isérois. Le Département a également voulu donner l’exemple en embauchant des allocataires, notamment dans les collèges.

I. M. : Vous avez aussi mis en place une cellule de contrôle du RSA ?

A. G. : Oui. En 2016, nous avons recruté quatre contrôleurs pour vérifier l’éligibilité au RSA. Il ne s’agit pas d’une mesure répressive, mais d’appliquer simplement la loi. Bien sûr, l’objectif est de lutter contre la fraude, mais surtout de réserver le RSA aux personnes qui y ont droit. Cette action a aussi un rôle pédagogique auprès de celles et ceux qui ne comprennent pas toutes les règles du dispositif et ce afin d’éviter les situations d’indus.

I. M. : En septembre 2018, l’État lançait son plan de lutte contre la pauvreté. Quels changements pour la politique insertion du Département  ?

A. G. : Favoriser le retour des allocataires du RSA vers l’emploi est l’un des cinq engagements du plan anti-pauvreté lancé par l’État. Nous avons pris les devants avec un certain nombre d’initiatives désormais devenues prioritaires au niveau national. Parmi les plus emblématiques, le principe que nul n’est inemployable.

Nous avons aussi été précurseurs sur l’accompagnement vers le travail ou encore la contractualisation des engagements.

Grâce à ce plan, nous avons pu signer une convention avec l’État et obtenir ainsi des financements supplémentaires, qui vont nous permettre d’innover et de renforcer notre action.