Saint-Pierre-d’Entremont : entre Isère et Savoie

Le Grand Som
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Situé dans le massif de la Chartreuse aux confins de l’Isère, Saint-Pierre-d’Entremont est un village de caractère qui a su préserver son charme d’antan. Escapade hivernale dans un petit paradis montagnard où l’on vit paisiblement.

Saint-Pierre-d’Entremont et ses hameaux sont nichés entre le Grand Som et la Dent de l’ours à l’ouest et les Lances de Mallissard à l’est.

 

Saint-Pierre-d’Entremont a deux visages. L’un sur la rive gauche du Guiers-Vif est isérois et l’autre, en rive droite, est savoyard. Jusqu’en 1860, d’un côté, c’était la France ; et de l’autre, le royaume de Piémont-Sardaigne.

Entre les deux territoires, les ponts Mariollat et Vaganay servaient de douane. Aujourd’hui, les deux communes (600 habitants en Isère et 440 en Savoie) ont gardé leur identité avec chacune son église et sa mairie. Elles n’ont plus qu’une école en commun ! 

Autre similitude, une activité commerciale et culturelle très intense qui s’épanouit dans un cadre paradisiaque serti des sommets de la Chartreuse : le Grand Som, la dent de l’Ours, les lances de Malissard, le mont du Chenevey…

 

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Saint-Pierre-d’Entremont, un village de 1040 âmes, 600 en Isère et 440 en Savoie.

 

Un joli bourg niché au creux des montagnes

Saint-Pierre-d’Entremont reste un très joli bourg niché au pied de la roche Veyrand dont les pentes abruptes sont équipées d’une via ferrata. De nombreux bâtiments ont été édifiés par et avec l’aide des Chartreux, dont le monastère se trouve à 15 kilomètres.

Tous comportent l’insigne de l’ordre : le globe entouré de sept étoiles. Parmi les plus caractéristiques côté Isère, l’église Saint-Pierre, reconstruite en 1866, où subsiste une porte de l’ancienne paroissiale du XVIIe siècle avec à proximité les vestiges d’un ancien prieuré datant du XIIe siècle.

Autre curiosité, sa cure du XIXe siècle, mais aussi son cimetière et sa croix gothique de 1557. Le centre du village est aussi digne d’intérêt. Jusque dans les années 1970, la couture des gants y était très répandue. Dans les ruelles se dressent de belles maisons cartusiennes, avec leurs toits carrés à quatre pans, et, dans l’impasse de la Croix-de-Malte, une ancienne bâtisse de 1608. 

 

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Au hameau du Villard, de belles maisons cartusiennes avec leurs toits à quatre pans

 

Une mosaïque de hameaux

Répartie sur 32,31 km2, la commune iséroise de Saint-Pierre-d’Entremont est constituée d’une mosaïque de hameaux qui ont gardé leur authenticité avec leurs fermes, lavoirs et greniers à foin…

À ne pas manquer, le hameau du Château, où a été construit au XVe siècle le château de Montbel. De là s’ouvre une vue panoramique sur la vallée des Entremonts et les impressionnantes gorges du Frou, un canyon au fond duquel coule le Guiers-Vif. 

Un autre détour s’impose au hameau Saint-Philibert, où l’église bâtie par les habitants entre 1850 et 1870 renferme de jolis vitraux soufflés à la bouche et insérés dans une résille de bois, la marque de fabrique des Chartreux.

 

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Cette bourgade est le point de départ d’un itinéraire balisé en raquettes qui mène jusqu’aux Reys. Les plus courageux pourront poursuivre jusqu’au Villard à travers une belle forêt d’épicéas. 

En 2014, Jessica Joahny s’est installée ici dans une ferme où elle élève des chèvres laitières, des poules pondeuses et des moutons. Ses fromages sont excellents. Également séduits par la nature et le calme, Paul et Marjolein Bogaards, un couple de Hollandais, ont transformé l’ancienne école en chambres et table d’hôtes. Simple et dynamique, Saint-Pierre-d’Entremont s’épanouit dans le respect de la tradition et de la modernité.

 

©A.Doucé & F.Pattou

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