Tous fous du volant !

Frédéric Baert
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Physique, ludique et convivial, le badminton compte des milliers de pratiquants dans le département. Facile d’accès, il continue à se développer dans les gymnases et même en salles spécialisées.

Il y a l’image du badminton, un peu désuète, du service à la cuillère et du volant s’élevant lentement dans les airs. Et il y a la réalité d’un sport explosif : le « bad », comme l’appellent les pratiquants, est la discipline la plus cardiaque après le hockey sur glace, et un volant a déjà été flashé à près de 300 km/h !

“C’est un sport où l’on se dépense beaucoup, car il n’y a pas de rebond et le terrain est plus petit qu’un court de tennis, explique Marie-Odile Puype, de Montalieu-Vercieu, responsable des juges-arbitres et arbitres à la ligue régionale. Mais, contrairement au tennis, ici, on peut se faire plaisir tout de suite, sans technique.”

Avec 5 200 licenciés, l’Isère est le plus gros réservoir de joueurs de badminton de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le sport y est en pleine croissance, avec 44 clubs, dont certains emblématiques, tels le Grenoble Alpes Badminton (GAB), Échirolles Badminton ou le Badminton du Pays voironnais.

Ce dernier a même vu ses effectifs tripler en trois ans, depuis l’ouverture d’une nouvelle salle au campus de la Brunerie, qui accueille, comme le club de Meylan, des compétitions internationales : revêtement spécial, hauteur sous plafond et ventilation conçue pour ne pas interférer sur les trajectoires des volants !

Un sport convivial

Pour un investissement modeste (entre 50 et 100 euros pour une raquette et des chaussures), on peut rejoindre les terrains sans pression. Le badminton est peu traumatisant.

“La raquette et le volant étant très légers (5 grammes pour ce dernier), les chocs sont peu violents pour le haut du corps, constate Fabien Gachet, coprésident du club d’Échirolles. Mais il reste physique : c’est avant tout un jeu de vitesse et de changements de rythme où l’on cherche constamment à mettre son adversaire en retard avant d’attaquer.”

Drive, smash, jump smash... autant de mouvements au choix pour mettre alors efficacement un point par-dessus le filet de 1,55 mètre. Un sport que l’on peut même pratiquer en extérieur de façon tout aussi ludique, l’« air badminton », où un volant plus lourd permet de jouer avec du vent jusqu’à 12 km/h.

En simple, en double et en mixte, le badminton est avant tout un sport convivial, comme l’atteste Fabien Gachet : “Avec des terrains qui sont très rapprochés dans une même salle, on échange beaucoup !” Tous les âges y cohabitent. Le club d’Échirolles accueille ainsi les enfants dès 5 ans (comme celui du Pays voironnais, qui compte 139 jeunes sur 321 adhérents), et un tiers des licenciés isérois ont plus de 35 ans.

“On joue aussi beaucoup au badminton en famille, cela ajoute au côté convivial, y compris dans le haut niveau, ”, note Marie-Odile Puype. Il n’est pas rare de voir des adultes débuter à la suite de leurs enfants.

“La porte d’entrée du badminton, c’est le collège, explique Fabien Gachet. Car avec quatre joueurs sur un terrain et sept terrains par gymnase, on arrive à une classe, c’est pratique pour les professeurs d’EPS !”

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Où pratiquer ?

Contacts : Comité de l’Isère de badminton, 7 rue de l’Industrie, à Eybens.

badminton-isere.fr

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