Zen sur ma planche de paddle

Frédéric Baert
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Paddle

A.Stock

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Chapô

Accessible à tout âge et facile à manier, le stand-up paddle fait de plus en plus d’adeptes sur les plans d’eau isérois. Avec quelques notions de base, vous voilà prêts pour une exploration physique et panoramique.

Pas de clapot ni de vent, un temps « zen ». Du lac de Paladru à celui du Sautet, en passant par le Monteynard, Laffrey ou le Bois-Français, tous les pratiquants de stand-up paddle - ou SUP - le savent, ce sont les conditions idéales pour pagayer sans effort debout sur leur planche.

“C’est très simple à manier et ne nécessite que peu de compétences techniques, observe Jérôme Pruvot, chef de base du Yacht Club Grenoble-Charavines qui propose toute l’année des activités paddle sur le lac de Paladru. On se familiarise avec l’équilibre en pagayant à genoux sur la planche avant de se lever et de se déplacer sur la planche. C’est un sport très complet physiquement.”

Prisé pour la vision panoramique qu’offre la position debout, le stand-up paddle est accessible aux enfants dès qu’ils savent nager.

À Paladru ont lieu toute l’année des sorties en paddle de découverte du patrimoine : “Debout, on voit bien mieux ce qu’il y a sous l’eau !” confirme Jérôme Pruvot. À la base de loisirs du Bois-Français, dans le Grésivaudan, où 1 000 enfants ont pu s’initier au paddle en 2019, “c’est le côté fun qui plaît, note Édouard Laudier, de Nautic Sports 38. Tomber dans l’eau, c’est rigolo et on peut remonter facilement sur la planche, contrairement au kayak”.

Un côté ludique mis aussi en avant par Karine Capdevielle, qui enseigne le paddle yoga au Bois-Français, une discipline très complète, physique et mentale.“Cela demande de lâcher prise, d’être détendu et bien sûr d’apprivoiser l’instabilité grâce à la souplesse”, explique la créatrice de Studio K.

 

 

Un sport ludique et très complet…

Pour les débutants, le paddle a l’avantage d’être léger et volumineux, ce qui garantit sa stabilité mais le rend vulnérable au vent.

“C’est notre principal adversaire, avertit Jérôme Pruvot. Nous adaptons notre périmètre de navigation en fonction de lui et faisons en sorte que les pratiquants partent face au vent, afin de l’avoir dans le dos au retour, quand ils sont fatigués.”

Au lac de Monteynard-Avignonet, où le clapot peut être redoutable avec la bise, les professionnels des bases de Treffort et de Savel ont su trouver la parade pour conserver l’esprit paisible de l’activité.

“On navigue surtout le matin, avant que le vent se lève, explique Pierre-Jean Bethoux, gérant de la base nautique de Savel-Monteynad. Mais j’adore y aller aussi en fin d’après-midi quand il n’y a plus un souffle !”

Entre les deux, les familles, venues découvrir les gorges du Drac et de l’Ebron toutes proches peuvent, elles, profiter d’un service sur mesure pour ne pas s’épuiser : l’aller en paddle et le retour en zodiac !

Un système de navette, mais sur route cette fois, également en service sur quelques rivières iséroises, que l’on peut descendre paisiblement debout sur sa planche, sur une dizaine de kilomètres, comme la Rive, au Bourg-d’Oisans, ou le Guiers au départ du Pont-de-Beauvoisin.

Encart

Pratiquer le paddle*

* Sous réserve de l’ouverture des sites au public.

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