Faire son footing à skis de rando

Frédéric Baert, Frédéric Baert
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Chapô

Le ski de randonnée fitness envahit nos stations. Face à cet engouement, elles proposent des parcours dédiés et des formations. Mais avant de vous lancer, n’oubliez pas les règles élémentaires de la sécurité en montagne !

Trois sports en un ! Mélange de randonnée à ski, de ski alpin et de « footing », le ski fitness a le vent en poupe dans les stations iséroises. Les courtes montées à peau de phoque avec descente sur les pistes damées séduisent de plus en plus de skieurs de randonnée « pressés », de trailers accros au « cardio » ou de simples amateurs cherchant un cadre rassurant pour s’initier.

À l’espace Ski de rando de Saint-Pierre-de-Chartreuse, premier à avoir ouvert en France en 2013, Laetitia Matray, chargée de projet, observe qu’en ski fitness “arriver au sommet n’est pas un objectif en soi. On part juste pour randonner, avec la possibilité de faire demi-tour en fonction du temps et de sa forme”. Avec des montées plus raides qu’à skis de rando classique, les sorties sont plus brèves, mais aussi plus éprouvantes.


Des parcours dédiés

Face au nombre croissant de skieurs remontant à peau de phoque les pistes de ski alpin – une pratique interdite –, les stations ont développé des parcours dédiés : Chamrousse (itinéraire vers les lacs Robert depuis Casserousse, à ne pas prendre à la légère, et un autre montant à la Croix, moins exposé), les Sept-Laux (pistes réservées de 17 à 23 heures), l’Alpe-d’Huez (parcours mais aussi sorties nocturnes encadrées, comme aux Deux-Alpes), l’Alpe-du-Grand-Serre et bientôt des stations du Vercors. “Grâce à ces parcours, on n’a pas à préparer sa course sur une carte, explique Renan Astrua, moniteur ESF à l’Alpe-du-Grand-Serre, spécialisé en ski de rando. Le nôtre, qui semble isolé, est en fait tout près des pistes et du télésiège, ce qui permet de le scinder en trois jours. Idéal pour l’initiation avant d’aller se frotter aux crêtes du Brouffier ou au Taillefer !”

À Saint-Pierre-de-Chartreuse, la proximité du domaine alpin est aussi un atout pour la sécurité. “Nous sommes en liaison constante avec les pisteurs, précise Laetitia Matray. En cas de risque d’avalanche important, nous fermons l’espace Ski de rando !”

 

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La sécurité, c’est là que converge toute l’attention des stations, des guides de haute montagne et des moniteurs qui proposent des formations spécifiques. « L’ABC du ski de rando », à Saint-Pierre-de-Chartreuse, ou le « Pack Rando », à l’Alpe-du-Grand-Serre, sont bien sûr consacrés à la connaissance du matériel, à l’apprentissage du « peautage » et du bon geste pour monter efficacement, mais ils s’accompagnent d’une formation sur les risques d’avalanche.

“Ce n’est pas parce qu’on est un bon traileur qu’on connaît la montagne l’hiver, prévient Renan Astrua, il est indispensable d’être formé au maniement d’un détecteur de victime d’avalanche (DVA), d’une pelle et d’une sonde…” La condition pour profiter à moindres risques des plaisirs du ski... sans la queue aux remontées mécaniques !

 

Encart

Pratique

Formations avalanches (Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches) : 04 76 51 39 39 ; www.anena.org

Espace ski de rando : https://espace-skiderando.com

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