Des lentilles « made in Isère »

Annick Berlioz
Publié le
Modifié le
Installés aux Côtes-d’Arey, Angélique et Christophe Parpette produisent 3 tonnes de lentilles ISHERE par an.

A.Berlioz

  • is(h)ere
  • Agriculture
Chapô

Producteurs de céréales aux Côtes-d’Arey, près de Vienne, Angélique et Christophe Parpette se sont lancés dans la culture de lentilles il y a quatre ans. Leur objectif : développer la vente en circuit court avec un produit qui finit directement dans l’assiette des gourmets.

Parmi les plus anciens légumes secs, la lentille était déjà consommée à l’état sauvage par les hommes préhistoriques.

Depuis l’Antiquité, elle est cultivée principalement en Asie occidentale, en Égypte et en Europe méridionale où elle constitue la base de l’alimentation. Très riche en vitamines et en minéraux (fer, magnésium, phosphore, potassium, manganèse…) goûteuse et peu coûteuse, elle a gagné le prestigieux surnom de « caviar végétal » ou de « caviar du pauvre ». C’est la star des légumineuses et des régimes végétariens !

Aujourd’hui, Angélique et Christophe Parpette en produisent environ 3 tonnes par an sur une surface de 5 hectares. “Nous sommes céréaliers depuis trois générations et travaillons essentiellement avec des coopératives et des négociants. L’idée était de nous rapprocher du consommateur avec un produit alimentaire, mais aussi de donner un débouché à notre fils qui souhaite reprendre une partie de l’exploitation”, explique Christophe.

La production

 

La culture de la lentille est peu exigeante, mais nécessite un sol sans cailloux, pauvre en limons avec un PH assez basique.

Pour des raisons sanitaires, la culture sur la même parcelle doit revenir tous les cinq ou six ans. Le semis s’effectuera généralement en mars dans une terre qui s’est suffisamment réchauffée et ressuyée.

“Ensuite, il faudra régulièrement désherber mécaniquement à la herse étrille et quelquefois à la main. L’un des principaux ennemis de la lentille étant l’ambroisie, qui pousse abondamment dans le Nord-Isère”, ajoute Christophe.

Trois mois plus tard, la plante, qui peut atteindre entre 40 et 60 centimètres de haut, arbore à ses extrémités de petites gousses en demi-sphère renfermant chacune une ou deux graines. Leur couleur dépend de la variété ; brune, légèrement rosée pour le lentillon de champagne, blonde cendrée de Saint-Flour, verte pour la lentille du Puy : c’est cette dernière qu’Angélique et Christophe ont décidé de cultiver. L’autre grand défi concerne la récolte.

À quarante-huit heures près, on peut perdre en qualité et couleur, voire la totalité de la récolte. Il suffit d’un coup de grêle ! Il faut donc surveiller la météo de très près.”

Prétriées, les lentilles seront ensuite stockées dans des big bags de 400 kilos puis entreposées dans un local froid à 3 ou 4 °C pendant un mois pour éviter la prolifération d’insectes.

Puis direction Le Puy-en-Velay où elles seront épierrées avant de revenir séjourner huit semaines dans un congélateur à – 20 °C, pour tuer la bruche, un coléoptère qui pond ses œufs dans la graine.

Encart

Contact : SCEA FP AgriCéréales, Les Côtes-d’Arey - 06 70 18 87 85.

Corps suite

Zoom

Où les trouver ?

Les lentilles des Parpette font partie des produits agréés ISHERE. Vous pouvez les retrouver en vente directe à la ferme ou dans des magasins de producteurs aux côtés de leurs autres productions (maïs, pop-corn, pois chiches…).

Une partie est vendue par RéColTer qui fournit la restauration collective en Isère.

 

Corps fin

Repères

La marque ISHERE

Elle garantit des produits issus d’une ferme iséroise ou élaborés à partir de produits agricoles du terroir.

Elle assure une juste rémunération au producteur qui s’engage à respecter les bonnes pratiques d’élevage et le bien-être animal ainsi que la maîtrise des produits et traitements des cultures.

2
minutes de votre temps
A- A+
Annick Berlioz
Publié le
Modifié le