Le bon agneau d’alpage

Marion Frison
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Agneaux Ravix

Frédérick Pattou

  • Agriculture
  • Économie
Chapô

Envie de partager des côtelettes ou un gigot d’agneau entre amis ou en famille ? Ça tombe bien ! Pascal Ravix, éleveur à Lans-en-Vercors, produit des viandes d’exception, agréées ISHERE.

Pascal et Véronique Ravix élèvent 800 brebis allaitantes et 150 agnelles de remplacement de race mérinos. Un choix qui ne doit rien au hasard. “Ces bêtes rustiques sont adaptées au climat de montagne et grégaires, donc faciles à conduire en alpage”, explique Pascal.

Un critère essentiel aux yeux de cet éleveur qui valorise sa production sur les marchés locaux, en misant sur l’« Agneau d’alpage », une dénomination créée par l’Association des viandes agropastorales. “Ici, l’espace est rare. L’alpage constitue donc l’une de nos principales ressources fourragères. Il est indispensable à la pérennité de l’exploitation”, poursuit-il.

Les deux tiers des brebis mettent bas au printemps. Du début du mois de juin jusqu’à la fin de l’été, les mères et leurs agneaux pâturent du col de l’Arc au Moucherotte, entre 1 500 et 1 900 mètres altitude, sous la conduite d’un berger et de son aide. Les bêtes redescendent à partir de la mi-septembre, quand elles atteignent un poids de 14 à 18 kilos.

Cette conduite d’élevage donne à l’agneau d’alpage ses caractéristiques : viande de qualité rosée, peu grasse, réputée pour sa flaveur pastorale. L’agneau d’alpage, qui correspond à une saisonnalité naturelle, est commercialisé entre la mi-août et le début de novembre exclusivement.

Pour permettre aux éleveurs d’étaler leurs ventes sur l’année, l’association a développé une seconde dénomination, l’« Agneau de nos fermes ». Les bêtes, qui naissent en automne, sont élevées sous la mère et à l’herbe avant de rentrer à la ferme pour l’hiver. Et d’être principalement commercialisées chaque année pour les fêtes de Pâques !

 

Des cahiers des charges drastiques

Pour se prévaloir de la caractéristique Agneau d’alpage, les ovins doivent naître à la ferme et être nourris au lait et à l’herbe. Le cahier des charges précise également qu’ils doivent passer cinquante jours au minimum sur l’alpage, et être abattus au plus tard 15 jours après la démontagnée.

L’agneau de nos fermes peut être engraissé partiellement en bergerie, avec le fourrage produit sur l’exploitation et des céréales achetées auprès de producteurs locaux. Dans les deux cas, les agneaux doivent être conduits à l’abattoir de Grenoble.

 

Où les trouver ?

On peut se fournir chez les producteurs, via le site Association des Viandes Agro Pastorales ou dans cinq boucheries du département :

  • Boucherie Numidie, 15 rue Marius-Blanchet, à Grenoble.
     
  • Boucherie du Dauphiné, 102 cours Berriat, à Grenoble.
     
  • Mon Boucher, 113 cours Jean-Jaurès, à Grenoble.
     
  • Cecillon Traiteur, ZA des Levées, à Vinay.
     
  • Boucherie-traiteur Clavel, 1 rue du Faubourg-Sermorens, à Voiron.

 

Contact : Gaec de La Crecia. Les Cléments à Lans-en-Vercors. 04 76 95 46 98

Encart

À savoir

D’autres éleveurs et transformateurs d’agneaux et de chevreaux sont agréés ISHERE :

  • Roland Bouvier, aux Adrets, 06 08 25 59 92.
     
  • Benoit Vallier, bergerie de Benoit, à Saint-Guillaume, 06 64 54 45 96.
     
  • Francine Perraud, chèvrerie de Cras, à Cras, 04 76 64 21 72 ou 06 52 35 37 88.
     
  • Didier Allibe, ferme de Toutes-Aures, à Brion, 06 80 42 56 36.
     
  • Éric Marcou, à Mens, 06 80 85 72 93.
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Des viandes agropastorales

L’ Association des viandes agropastorales, qui regroupe une dizaine d’éleveurs alpagistes de Belledonne, du Vercors, du Trièves, de l’Oisans et de la Bièvre, a été créée en 2016 avec l’appui de la Fédération des alpages de l’Isère et le soutien du Département pour valoriser, en circuit court, les agneaux d’alpage et assurer une juste rémunération aux producteurs.

“Aujourd’hui, nous les vendons 8,60 euros le kilo, contre 45 euros le kilo pour l’agneau de prés salés. Pourtant nos bêtes n’ont pas à rougir de la comparaison ; compte tenu de leur qualité et de leur rareté, nous avons une marge de progression”, estime Pascal Ravix.

L’association, qui cherche à étoffer son réseau commercial, vient de signer un accord avec le grossiste Promocash.

Contact : Association des Viandes Agro Pastorales

 

© Frédérick Pattou.

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Repères

La marque ISHERE

Elle garantit des produits issus d’une ferme iséroise ou élaborés à partir de produits agricoles du terroir.

Elle assure une juste rémunération au producteur qui s’engage à respecter les bonnes pratiques d’élevage et le bien-être animal ainsi que la maîtrise des produits et traitements des cultures.

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