CANCER DU CÔLON :

FAITES LE TEST !

Santé

Dans le cadre du dépistage organisé du cancer de l’intestin, un nouveau test est proposé aux Iséroises et Isérois de 50 ans à 74 ans. Les premiers résultats sont encourageants !

Par Annick Berlioz 

  • Gérard Trochain, habitant à Seyssins, encourage les Iséroises et Isérois concernés à faire ce test qui peut sauver leur vie.
  • Le nouveau test de dépistage du cancer de l’intestin : plus simple d’utilisation et plus efficace.

 

Gérard, 66 ans, habitant de Seyssins, dans l’agglomération grenobloise, n'a jamais loupé un test de dépistage du cancer de l'intestin. « Dernièrement, j’ai découvert le test OC Sensor remis par mon médecin. Très simple d’utilisation, il ne nécessite plus qu’un seul prélèvement de selles au lieu de six auparavant », explique-t-il  

En 2015, ce test est, en effet, venu remplacer le test Hémoccult, proposé tous les deux ans aux femmes et aux hommes de 50 à 74 ans dans le cadre du programme de dépistage organisé du cancer piloté par l’ODLC (Office de lutte contre le cancer). Tout comme l’Hémoccult, ce nouveau test permet de détecter des traces de sang dans les matières fécales, premier indicateur d’un éventuel cancer de l’intestin.

Dans huit cas sur dix, le cancer du côlon se développe à partir de polypes, excroissances de tissus qui apparaissent sur la paroi de l’intestin et provoquent des saignements en grossissant. Le nouveau test les repère avec plus de précision.

 

> UNE GRANDE AVANCÉE !

 

« Contrairement à l’Hémoccult, il ne réagit pas à l’hémoglobine animale issue de l’alimentation. Il est plus sensible que le précédent et permet de découvrir deux cancers sur trois contre un sur deux auparavant. Davantage de polypes sont décelés lors de l’examen », explique Claire Cruiziat, gastroentérologue à Bourgoin-Jallieu.  

Autre avantage, ce test limite la manipulation des selles, qui était un frein à sa réalisation. « Nous espérons atteindre un taux de participation au dépistage de 65 %, au lieu de 40 % actuellement, et augmenter ainsi le diagnostic précoce des cancers colorectaux avec de meilleures chances de guérison », précise le docteur Philippe Gabelle, président de I’ODLC.

« Rappelons que détecté tôt, ce cancer se guérit dans neuf cas sur dix au lieu d’une fois sur sept lorsqu’il est dépisté tardivement. Un diagnostic précoce permet aussi un traitement moins long et moins mutilant », poursuit-il.
 

Contact : 04 76 41 25 25

 

Site de l'ODLC

 

Mars Bleu : Pourquoi ? Comment ?

 

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> LES PERSONNES HANDICAPÉES AUSSI !
 

« Chez les personnes en situation de handicap, les tumeurs détectées sont en moyenne dix fois plus grosses parce que dépistées beaucoup plus tardivement. A ce stade, le risque de mortalité est beaucoup plus important », explique Florence Lombard, présidente déléguée de l’AFIPH, (Association familiale de l’Isère pour les personnes handicapées). 

Forte de ce constat, l’AFIPH, mandatée par l’agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes, a développé un partenariat avec l’ODLC et le Département de l’Isère pour mettre en œuvre une campagne de sensibilisation visant à atteindre le même taux de participation au dépistage que dans le reste de la population. 

L’édition de documents adaptés à chaque type de handicap facilitera l’accès aux messages de prévention et les professionnels qui travaillent dans le champ du handicap bénéficieront d’une formation.

Un travail sera aussi mené avec l’Ordre des médecins pour une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans les programmes de dépistage.

 

Contact : 04 76 46 39 66 

Site de l'afipaeim

 

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Publié le : 
03 mars 2017