LARINA :

NATURE ET PATRIMOINE...

Découvertes

Dominant Hières-sur-Amby, le plateau de Larina, surtout connu pour ses vestiges archéologiques, est aussi un lieu à fort intérêt biologique et paysager : classé espace naturel sensible, c’est le paradis des rapaces et des orchidées. Une balade s’impose.

 

Par Richard Juillet

 

Qui tient les hauts tient les bas ! Cet adage, martelé de tout temps dans les académies militaires, était déjà d’actualité durant l’Antiquité ! Pour preuve, afin de se protéger d’éventuels assaillants, des hommes se sont installés, jadis, à 400 mètres d’altitude sur un éperon rocheux dominant la vallée du Rhône et le val d’Amby : le plateau de Larina

Si ce site, classé aux Monuments historiques, concentre plusieurs milliers d’années d’histoire – de l’âge du bronze au VIIIe siècle –, avec deux occupations humaines importantes, un site burgonde de la fin de l’Antiquité tardive et les vestiges d’une communauté agropastorale de période mérovingienne ou franque, il permet aussi, à travers un sentier de 5,8 km jalonné de 12 bornes explicatives, de découvrir une mosaïque de paysages et de milieux, abritant une flore et une faune exceptionnelles.
 
« De 200 à 400 mètres d’altitude, Larina concentre à peu près tous les écosystèmes du Nord-Isère : falaises, éboulis, prairies, pelouses sèches, forêts de chênes, de charmes, forêts alluviales, lac, marais, tourbières… ainsi que leurs espèces emblématiques », explique José Dias, directeur du musée-maison du Patrimoine de Hières-sur-Amby. 
 
Sur 90 hectares, on peut ainsi observer 145 espèces d’oiseaux, du faucon pèlerin au milan noir, en passant par le martinet alpin, le grand-duc ou l’hirondelle de rocher, mais aussi des chauves-souris, des reptiles, de grands mammifères comme le sanglier ou encore la très rare tortue cistude.
 
Quant à la flore, aux côtés de l’œillet des chartreux et de la pulsatille rouge, les orchidées sont très bien représentées : orchis homme pendu, céphalantère à feuilles étroites, ophrys abeille ou ophrys pyramidal. 
 
Pour profiter pleinement de cette nature intacte et diversiforme, rendez-vous au musée-maison du Patrimoine de Hières-sur-Amby où, à l’accueil, on vous remettra gratuitement le livret thématique du sentier. 
 
 
 

> A VOIR AUSSI 
 

Le musée-maison du Patrimoine de Hières-sur-Amby met, certes, en scène le site archéologique de Larina, mais aussi l’histoire de l’occupation humaine dans toute la région de l’Isle-Crémieu du Néolithique au Moyen Âge : grottes de la Balme, villages d’Optevoz, Verna, Hières-sur-Amby et Saint-Romain-de-Jalionas.

 LARINA EN IMAGES 

Plateau calcaire dominant la vallée du Rhône et le val d’Amby, le site de Larina conjugue trois mille ans d’histoire avec une rare biodiversité.
Vue aérienne du site archéologique de Larina.
Vestiges de bâtiments agricoles et d’habitation de la période burgonde (Ve siècle).
Vestiges d’une église paléochrétienne et d’une nécropole mérovingienne.
Le plateau de Larina abrite de nombreuses orchidées parmi lesquelles l’ophrys abeille qui se développe sur les pelouses sèches. Pour être pollinisée, elle imite l’aspect d’un insecte.
Autre orchidée : l’orchis odorant.
La pulsatilla rubra (pulsatille rouge) est une plante herbacée de la famille des renonculacées.
De nombreux oiseaux nichent dans les falaises de Larina comme le faucon pèlerin, emblème du site, ou ...
:… la buse variable.
Depuis le plateau de Larina, un superbe panorama s’offre aux visiteurs avec en prime la centrale nucléaire du Bugey !
Les falaises du plateau de Larina, vues du lac.
La tortue cistude, espèce menacée et protégée, vit dans le lac et les milieux humides alentours.
Larina présente de nombreux milieux naturels : de la pelouse sèche…
… aux forêts de chênes et de charmes.
En chemin, le visiteur découvrira la maison dite de « la sorcière ».

 REPÈRES 

COMMENT S'Y RENDRE 
 

Deux options s’offrent à vous pour accéder au plateau de Larina :

  • À pied – de loin la plus intéressante – par le sentier balisé qui part du musée-maison du Patrimoine de Hières-sur-Amby.
  • En voiture, par la RD 521 et le village de Chatelans. Une route serpente jusqu’au site archéologique. 
 
 
Publié le : 
04 avril 2017