ILS VEILLENT SUR

VOTRE SÉCURITÉ !

Dossier

Le service départemental d’incendie et de secours de l’Isère regroupe 4 957 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, auxquels s’ajoutent 256 personnels administratifs, techniques et spécialisés.


Qui le dirige ? Qui le finance ? Quels sont ses métiers, ses missions, ses projets ? Comment entrer dans ce corps d’élite qui suscite l’admiration et la sympathie des Français ? Explications.

 

Par Richard Juillet et Annick Berlioz

Exercice Plan blanc à la plate-forme chimique de Pont-de-Claix, en mai 2016.

 

 LE SDIS DE L'ISÈRE : C'EST QUI, C'EST QUOI ? 

 

Au-delà de leurs missions classiques, les sapeurs-pompiers de l’Isère interviennent aussi pour prévenir les risques potentiels et innovent, en partenariat avec le Département, pour maîtriser leurs dépenses.

 

Ils font partie des métiers préférés des Français, avec un capital sympathie et confiance qui frôle les 100 %.

En Isère, 5 000 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires veillent 24 heures/24 sur une population de 1,2 million d’habitants.

Répartis dans 113 casernes, ils ont effectué 69 092 interventions l’an passé, soit une sortie toutes les huit minutes : secours à personnes, accidents de la circulation, incendies, risques industriels… 
 
 
 

> LES MISSIONS DU SDIS

 

« Les deux piliers de notre métier sont le secours et la prévention. Si le volet secours à biens et à personnes est particulièrement visible, celui de la prévention l’est beaucoup moins, car les citoyens n’en bénéficient pas directement, explique le contrôleur général André Benkemoun, directeur départemental du service d’incendie et de secours de l’Isère. Pourtant, il est tout aussi essentiel. »

Ainsi, parallèlement à leurs missions classiques, les sapeurs-pompiers interviennent toute l’année auprès des collectivités locales et des architectes pour faire respecter la réglementation en matière de prévention incendie.

C’est d’ailleurs à cause du dramatique incendie de la discothèque du 5/7, à Saint-Laurent-du-Pont, en 1970, que cette prévention a été mise en place et généralisée dans toute la France.

En 2016, le Sdis de l’Isère a ainsi effectué 1 293 visites d’immeubles de grande hauteur et d’établissements recevant du public : structures d’accueil pour personnes âgées, centres commerciaux, crèches, salles de spectacle… Il a également étudié 1 879 permis de construire et autorisations de travaux. Nul doute que sans ce savoir-faire, notre vie au quotidien serait certainement plus dangereuse !

 
 

> ANTICIPER LES RISQUES, AJUSTER LES MOYENS

 

Pour gagner en efficacité opérationnelle, le Sdis de l’Isère identifie aussi tous les risques majeurs auxquels est soumis le département : mouvements de terrain, inondations, rupture de barrage, feux industriels, dégagements chimiques… Leur fréquence est étudiée, comme le périmètre de population touchée.

« L’idée est d’anticiper la préparation des moyens de secours en cas de sinistre et de positionner hommes et matériels au plus près de la menace », poursuit le contrôleur général Benkemoun.

La caserne de Grenoble, par exemple, est dotée de plongeurs, car elle est proche de l’Isère et du Drac. Ce « catalogue », appelé « schéma départemental d’analyse et de couverture des risques », est constamment réactualisé pour répondre à l’évolution des dangers potentiels. Enfin, le Sdis de l’Isère est engagé dans la démarche « Agir ensemble » avec le Département de l’Isère.

 
 

> AGIR ENSEMBLE, C'EST QUOI ?

 

Comme la volonté du Département est de maintenir les moyens alloués au Sdis de l’Isère – 53,4 millions d’euros cette année malgré la baisse importante de ses propres ressources –, il a été mis en œuvre, en août 2016, une démarche de partenariat et de coopération visant à mutualiser les moyens et compétences de chacun.

Exemple : le Sdis a des camions rouges et le Département a les mêmes en orange. Peut-on les entretenir sur une plate-forme commune ?

Autre piste : le Département dispose d’architectes. Le Sdis, non. Pourtant, il construit des casernes. Peut-on mettre à disposition ce savoir-faire ? Les deux entités listent actuellement tout ce qui peut faire l’objet d’une mutualisation – personnel médical, achats groupés, formations… – dans l’objectif de garantir la sécurité de tous les Isérois tout en limitant la dépense publique. 

 
 

 INTERVIEW 

jean-claude-peyrin-iseremagcr.juillet.jpg
 
LIONEL BEFFRE
Préfet de l'Isère

 

> PRÉVENTION DES RISQUES : L'ÉTAT EN PREMIÈRE LIGNE

 

Isère Mag : Quelles sont les missions de l’État dans la prévention des risques et la protection des populations ?
 
Lionel Beffre : En tant que patron opérationnel des sapeurs pompiers de l’Isère, le préfet veille au quotidien sur la population, tout d’abord, en prévenant les risques. 
La prévention des risques passe en premier lieu par la prévention contre le risque incendie, notamment dans les lieux qui accueillent du public, grâce à un travail étroit entre le Sdis, la préfecture et les élus. Au-delà de ce risque quotidien, l’État est en charge de la prévention des risques naturels, technologiques, sanitaires. A titre d’exemple, l’État, en lien avec les industriels, a fortement réduit à la source les risques technologiques des plateformes chimiques du département (comme celle de Pont-de- Claix).
 
 
I.M : Quelle est la place des sapeurs-pompiers dans le dispositif global ?
 
L.B : Acteurs majeurs du secours et de la gestion de crise en France, les sapeurs-pompiers de l’Isère font face tant au quotidien qu’à l’exceptionnel. L’absence de morts lors des récents incendies sur l’agglomération de Grenoble a pu démontrer une nouvelle fois l’excellente capacité du Sdis à gérer ce type d’événement. Mais il n’agit pas seul et le concours de tous les autres acteurs de la sécurité (SAMU, police, gendarmerie, Croix rouge, ADPC, FFSS,…) est indispensable pour assurer une prise en compte complète de ces situations.
 
 
I.M : Quels sont les enjeux à venir ?
 
L.B : Face aux menaces émergentes (terrorisme, manifestations violentes...), l’État s’est préparé pour apporter des réponses adaptées. Le Sdis de l’Isère a pris toute sa place dans cette préparation tant en formant les Isérois aux gestes qui sauvent qu’en s’entraînant régulièrement avec les forces de l’ordre sur de nouveaux scénarios de crises.

 

infographie-sdis38-18-iserem.jpg

Lorsque vous composez le 18 ou le 112, votre appel arrive au centre de traitement de l’alerte (CTA), où un opérateur collecte les informations. L’appel est systématiquement enregistré et horodaté, avec une prise de numéro automatique.

L’opérateur interroge alors un logiciel qui va lui proposer une solution opérationnelle : quelle caserne mobiliser, quels moyens disponibles ? En tout état de cause, c’est l’opérateur qui décide et donne l’ordre de départ à la caserne concernée. Durant toute l’intervention, les sapeurs-pompiers rendent compte en temps réel à l’opérateur : « Nous sommes sur place, la personne est en état de choc… ».

En fonction de la spécificité d’un accident, l’intervention peut être partagée avec le Samu. S’instaure alors un dialogue à trois entre l’appelant, le Samu et les sapeurs-pompiers (co-analyse et codécision). 

 

infographie-sdis38-iseremag_0.jpg

 

 

 

 INTERVIEW 

jean-claude-peyrin-iseremagcr.juillet.jpg
 
JEAN-CLAUDE PEYRIN

Président du conseil d’administration du Sdis de l’Isère

 

> RARES SONT LES PAYS À POSSÉDER UN TEL DISPOSITIF

 
Isère Mag : Quelle gouvernance pour le Sdis de l’Isère ?
 
Jean-Claude Peyrin : Il est placé sous la double autorité du préfet et du président de son conseil d’administration, désigné par le président du Département de l’Isère. Le conseil d’administration comprend 22 membres titulaires, de toutes tendances politiques : 14 conseillers départementaux, six représentants d’intercommunalités et deux représentants des maires. 
 
I. M. : Où en est la « départementalisation » des services d’incendie et de secours ?
 
J.-C. P. : Il y a vingt ans, les services d’incendie et de secours étaient organisés au niveau des communes et des intercommunalités. Les patrons étaient les maires et les présidents de syndicats intercommunaux. Chacun voulant conserver ses prérogatives, on comptait plus de 200 centres de secours en Isère, avec des moyens humains et matériels pas toujours opérationnels, et une organisation en « goutte d’eau » qui ne garantissait pas la mise en œuvre du secours en tout lieu. 
 
Pour mailler efficacement le territoire, le législateur a confié, en 1996, l’organisation de ce maillage, dit « en filet de pêche » aux préfets, et la gestion des moyens, hommes, matériels et casernes, aux Sdis, des établissements publics autonomes, financés par les communes et les départements. En dix ans à peine, cette réforme a permis, par la mutualisation des moyens, de garantir la distribution des secours partout en Isère et de manière permanente. Rares sont les pays à posséder un tel dispositif. 
 
I. M. : Et aujourd’hui ?
 
J.-C. P. : Elle se poursuit, mais à plus petite échelle, avec des ajustements du « filet de pêche ». C’est un long travail, tant les enjeux techniques et humains sont importants.
 

 REPÈRES 

sdis38-jsp-iseremagcd.bussetta.jpg

 

> DEVENEZ SAPEUR-POMPIER VOLONTAIRE

Chaque année, plus de 400 Iséroises et Isérois s’engagent comme sapeur-pompier volontaire (SPV). Alors pourquoi pas vous ? 

Pour le devenir, il faut avoir entre 16 et 55 ans, jouir de ses droits civiques, être apte physiquement et médicalement. Cet engagement citoyen de cinq ans est renouvelable plusieurs fois jusqu’à 60 ans.
 
Les candidats doivent postuler auprès du chef de la caserne la plus proche de chez eux. Pendant les trois premières années, ils suivront une formation initiale correspondant à cinq semaines de stage. Ces sessions se déroulent au centre de formation de La Côte-Saint-André et dans plusieurs casernes supports de formation.
 
L’objectif est de rendre le SVP opérationnel dans la lutte contre l’incendie, le secours à la personne et les opérations diverses. Dès lors, il pourra intervenir dans ces trois domaines. Dans certaines casernes, il est maintenant possible de ne s’engager que pour le secours à la personne. 
 
Le SPV perçoit des indemnités horaires pour chaque intervention. Elles s’échelonnent de 7,61 euros à 11,45 euros de l’heure selon le grade. Les gardes en caserne sont aussi indemnisées à hauteur de 75 % de ce taux horaire. Des autorisations d’absence peuvent parfois être accordées par l’employeur. Elles peuvent être contractualisées par une convention de disponibilité signée avec le Sdis de l’Isère.
 
Actuellement, sur les 4 130 sapeurs-pompiers volontaires isérois, 650 en bénéficient, essentiellement pour se former.
 
 
 

 ZOOM 

sdis38-alpe-dhuez-iseremag-2cf.pattou.jpg

Inauguration du bâtiment mutualisé à l’Alpe-d’Huez, le 18 janvier 2017

 

> DES INVESTISSEMENTS DÉSORMAIS MUTUALISÉS

 

Depuis le mois de juin 2016, cinq nouveaux centres d’incendie et de secours ont été inaugurés dans notre département au Touvet, à l’Alpe-d’Huez, à Frontonas, à Villard-Bonnot et à Villard-de-Lans. Les bâtiments du nouvel état-major, à Fontaine, sont également opérationnels depuis la mi-mai et deux projets sont en cours : au Sappey-en-Chartreuse et à Theys.
 
Ce qui caractérise ces nouveaux investissements, c’est qu’ils intègrent, lorsque cela est possible, la démarche « Agir ensemble » qui vise à mutualiser les moyens et les compétences du Département et du Sdis de l’Isère.
 
A l’Alpe-d’Huez, par exemple, le centre d’incendie et de secours a été conçu pour rassembler sur un seul site les moyens d’entretien routier du Département et ceux du Sdis dans un souci d’efficacité et de limitation de la dépense publique.
 
Pour mémoire, le Sdis de l’Isère a budgétisé 17,7 millions d’euros en 2017 pour ses investissements : matériel roulant – une grande échelle coûte 650 000 euros, soit autant qu’un scanner médical ! –, moyens informatiques et nouveaux bâtiments. 
 

 >  LES SAPEURS-POMPIERS DE L'ISÈRE EN VIDÉOS

 

 

 

SAPEURS-POMPIERS : DES PROFILS ET DES MÉTIERS TRÈS DIVERS 

André Benkemoun, contrôleur général, 55 ans, Fontaine 

akim-hamadene-mda-iseremagcf.pattou.jpg

 

> IL DIRIGE 5 213 SAPEURS-POMPIERS

« Je ne connaissais pas physiquement l’Isère, mais quand j’étais en poste en Seine-Maritime, on se comparaît souvent avec ce département en termes de capacité opérationnelle. On disait : ‘la Seine-Maritime, c’est l’Isère avec la mer !’ »
 
Nouveau directeur départemental du service d’incendie et de secours de l’Isère, succédant au colonel Hervé Enard, le contrôleur général André Benkemoun est diplômé de l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers.
 
Après avoir été en poste dans l’Essonne, il a successivement dirigé le Sdis 47 (Lot-et-Garonne), le Sdis 25 (Doubs) et le Sdis 76 (Seine-Maritime). Au-delà de son rôle de management – 5 213 personnes sous ses ordres –, son rôle est d’être l’interface entre ses deux autorités de tutelle : le président du conseil d’administration du Sdis et le préfet de l’Isère.
 

 Bénédicte Ginet, caporal, 28 ans, Grenoble 

agnes-finet-iseremagcf.pattou.jpg
 

> ELLE COUVRE TOUTES LES INTERVENTIONS

Depuis 1976, les femmes peuvent entrer dans le corps des sapeurs-pompiers. Bénédicte Ginet a fait le pas il y a treize ans. « J’ai débuté comme jeune sapeur-pompier volontaire à la caserne de Saint-Savin. Le déclic est venu après avoir vu un reportage sur les premières femmes sapeurs-pompiers de Paris. »

En 2013, elle réussit le concours de sapeur-pompier professionnel et intègre la caserne de Grenoble. Elle intervient dans tous les domaines, mais le secours à la personne représente 75 % de son activité. « Le métier est très exigeant. Il y a souvent une ou plusieurs vies en jeu. Il faut beaucoup d’endurance et un mental d’acier. Les conditions sont difficiles, surtout quand on part au feu avec 16 kilos de matériel sur le dos. »

Bénédicte a toutes les conditions physiques nécessaires. En 2012 et en 2014, elle a même été sacrée championne de France en parcours sportif sapeur-pompier..

 Christlène Molé, sergent, 34 ans, Fontaine 

celine-jorland-ephad-vinay-iseremagcf.pattou.jpg
 

> ELLE RÉPOND AUX URGENCES

Micro-casque sur la tête, souris et clavier en main, devant deux écrans d’ordinateur, Christlène joue contre la montre. À chaque appel, elle a deux minutes pour évaluer la situation. Christlène fait partie des 90 opérateurs du centre de traitement de l’alerte (CTA) du Sdis de l’Isère, installé à Fontaine, le fameux numéro « 18/112 » des sapeurs-pompiers. « Dès qu’on décroche, le numéro apparaît sur l’écran. On prend toutes les informations : adresse, nature du problème… On les rentre dans une grille d’alerte qui est transmise automatiquement à la caserne concernée. Mais l’opérateur a toujours une marge d’appréciation. »
 
Le métier est très éprouvant. « Chaque jour, 1 000 appels nous parviennent, soit une centaine par opérateur. Dans la plupart des cas, il s’agit de situations de grande détresse. Il faut savoir rassurer, car la qualité de l’intervention dépend beaucoup des renseignements recueillis. » 

Nina Vanooremberg, jeune sapeur-pompier volontaire, 1ère année, 14 ans, Saint-Martin-d’Hères

florent-michallet-iseremagcf.pattou.jpg

 

> ELLE APPREND LE MÉTIER

C’est une jeune fille très motivée qui n’a pas froid aux yeux. Depuis septembre 2016, Nina est jeune sapeur-pompier volontaire à la caserne d’Eybens. « L’idée m’a été soufflée par le meilleur ami de ma sœur, lui-même sapeur-pompier volontaire. Plus jeune, je voulais entrer dans l’armée. J’aime la rigueur et la discipline. Ce qui me plaît chez les sapeurs, c’est l’aspect physique des activités. »

Durant quatre ans, Nina va suivre une formation pour apprendre les gestes de premiers secours et les valeurs liées à la citoyenneté. Cette dernière est sanctionnée par un brevet qui permet de devenir sapeur-pompier volontaire et de partir en intervention.

Actuellement en troisième au collège Edouard-Vaillant de Saint-Martin-d’Hères, elle plafonne à 15 de moyenne et souhaite se diriger vers un métier en lien avec le secours à la personne. 

Philippe Dombrie, lieutenant, 54 ans, Morestel

raphael-chifflet-iseremagcf.pattou.jpg

 

> IL JONGLE ENTRE TRAVAIL ET CASERNE

Il a toujours un bip sur lui. Habitant Morestel, Philippe est sapeur-pompier volontaire. Sur le terrain, rien ne le distingue d’un professionnel.
 
Sauf que Philippe a une double vie : il est aussi agent des routes au Département de l’Isère. Son père, sapeur-pompier, a dicté sa voie. « Petit, j’habitais à 300 mètres de la caserne. Lorsque la sirène sonnait, je lui ouvrais le portail. » 
 
Son engagement empiète souvent sur sa vie professionnelle. Outre les interventions, il y a les semaines de garde : le lieutenant Dombrie supervise une équipe de neuf personnes. Il gère aussi les plannings et l’entretien des bâtiments.
 
Difficile parfois de tout mener de front. Pour promouvoir cet engagement citoyen, le Département a signé une convention avec le Sdis, qui favorise les départs en intervention et en formation, y compris pendant le temps de travail.

Quentin Perrot, caporal, 25 ans, Saint-Agnès

annie-michoud-iseremagcf.pattou.jpg

 

> IL RÉPARE LES VÉHICULES

Bichonner les camions rouges des pompiers est un rêve de gosse qui ne l’a jamais quitté. Entré à 20 ans comme pompier volontaire à la caserne de Villard-Bonnot, Quentin est depuis 2016, mécanicien poids lourds au Sdis 38. « En Isère, nous avons un parc de 950 véhicules qui va de la petite Clio de service au camion-citerne de 32 tonnes de grande capacité, en passant par les échelles aériennes et les fourgons incendie. Ces véhicules partent souvent dans l’urgence et nécessitent un entretien régulier. »
 
Capable de réparer les moteurs comme le circuit électrique de l’arrière des camions, Quentin travaille au sein d’une équipe de 25 personnes, composée de 18 mécaniciens et sept personnels administratifs et d’encadrement, sous la houlette du chef de l’atelier départemental. Deux à trois fois par an, il part en formation pour se perfectionner.

Romain Ouvrard, infirmier-chef, 39 ans, Grenoble

samira-ouarech-iseremagcf.pattou.jpg

 

> IL PRODIGUE LES SOINS DE BASE

Deux à trois fois par semaine, il tombe sa blouse blanche pour enfiler l’uniforme bleu des sapeurs-pompiers. Romain est infirmier libéral et volontaire chez les soldats du feu (ISP). « Nous sommes un maillon entre les sapeurs-pompiers qui pratiquent les gestes de premiers secours et les équipes du Samu 38. Le plus gros de notre travail est la prise en charge de la douleur, le temps que la victime soit transportée vers un centre médical. Nous pratiquons les soins de réanimation et administrons de la morphine si besoin. » 

L’ISP a aussi un rôle important auprès des sapeurs-pompiers. « A chaque intervention importante, un infirmier est présent pour panser les blessures, soigner les brûlures et gérer le stress. Nous faisons aussi passer les visites médicales. Depuis janvier 2016, nous assurons des entretiens infirmiers auprès des agents du Département dans le cadre de la mutualisation des services et des moyens. »

Fabrice Manin, sergent-chef, 42 ans, La Côte-Saint-André

laila-reidondo-iseremagcdr.jpg

 

> IL FORME LES SAPEURS-POMPIERS

« Un bon sapeur-pompier doit être altruiste, avoir le sens de l’honneur, de la discipline et savoir garder son sang-froid dans toutes les situations », rappelle le sergent-chef Fabrice Manin, l’un des 30 formateurs du centre de formation départemental des sapeurs-pompiers de La Côte-Saint-André.
 
Sapeur-pompier professionnel, il passe aussi 20 % de son temps à la caserne de Roussillon. Nous recevons entre 50 et 70 pompiers professionnels et volontaires par jour dans le cadre de leur formation initiale ou continue.
 
Mon travail consiste à mettre en œuvre les séquences de formation nécessaires à l’apprentissage des techniques de sauvetage et de lutte contre l’incendie.
 
Le centre dispose d’une dizaine de véhicules et d’un plateau technique avec des outils permettant de travailler tout type de situation : toiture pédagogique, conteneurs à feu… »
Publié le : 
06 juin 2017