VALÉCRIN,

AU PLUS « EAU » DE SA FORME !

Entreprise

Reprise en 2017 par le groupe Ogeu, la seule usine d’embouteillage d’eau de source de montagne de l’Isère a réussi son pari : retrouver une production solide et son ancrage territorial.

Par Frédéric Baert

 

Elle coule à nouveau, et abondamment. Avec des volumes de ventes en forte croissance, Valécrin, l’eau de Chantepérier, la nouvelle commune associant Le Périer et Chantelouve, fête dans la joie le premier anniversaire du redémarrage à plein régime de son usine.

L’unique site d’embouteillage d’eau de source de montagne de l’Isère – une eau faiblement minéralisée et à la composition stable – peut en effet s’appuyer sur la force d’Ogeu, numéro un français des eaux minérales régionales, qui l’a repris en 2017.

“Huit salariés seulement font tourner l’usine, mais ils bénéficient de l’aide des services centraux du groupe, notamment pour le marketing, le commercial, la logistique ou l’assistance technique lorsqu’il s’agit d’optimiser, par exemple, notre ligne d’embouteillage qui peut produire jusqu’à 12 000 bouteilles à l’heure”, explique Philippe Comte-Gaz, le responsable d’exploitation. 

 

> UNE ACQUISITION STRATÉGIQUE
 

Se développer sous le giron d’Ogeu permet d’avoir du poids dans les réseaux de distribution. Si Valécrin est déjà bien connue en Matheysine depuis sa création en 2001, suite au forage à 45 mètres de profondeur de la source du Serpatier en 1995, elle commence aussi à l’être partout en Isère, dans la Drôme et dans le Rhône.

Mais ce sont principalement les marques de distributeurs de la grande distribution qui lui assurent, à 80 %, un confortable volume de production. “Leurs commandes fermes nous ont permis de redémarrer sereinement et de garantir des volumes réguliers à nos clients Valécrin”, reconnaît Philippe Comte-Gaz.

La plus petite entité d’Ogeu n’en demeure pas moins une acquisition stratégique pour le groupe pyrénéen qui voulait acquérir une source dans les Alpes. Au grand soulagement de Matheysine Développement qui, de son côté, cherchait un repreneur à Valécrin suite à sa liquidation judiciaire, en 2016.

Auparavant, l’entreprise était passée aux mains du groupe algérien Ifri, qui avait rebaptisé ses bouteilles « Eau des Alpes ». “Nous tournions aux trois-huit avec une vingtaine de salariés, tous du coin, se souvient Laurence Blanc, une salariée ʻhistoriqueʼ de Valécrin, c’était une grosse cadence ! Ayant privilégié l’international, Ifri avait un temps eu de bons rendements, mais n’avait pas su développer l’usine.

Repartie sur des bases solides avec Ogeu, reconnu pour son savoir-faire – “la transparence, c’est important dans l’eau”, plaisante Philippe Comte-Gaz –, Valécrin cherche aussi à se diversifier. Il a ainsi testé une limonade l’an dernier auprès des consommateurs.

Mais c’est son ancrage dans le département que l’entreprise entend asseoir, en sponsorisant des clubs sportifs et des compétitions, comme le FCG rugby ou le Triathlon de l’Alpe-d’Huez.

ZOOM

 

 >   AIDER LE PARC DES ÉCRINS, ÇA COULE DE SOURCE !

 

Puisée à 850 mètres d’altitude, labellisée eau de source de montagne, Valécrin mise sur le parc national des Écrins. En janvier dernier, l’entreprise a signé une convention de mécénat avec celui-ci.

“Nous avons un intérêt commun, confie Philippe Comte-Gaz. Pour nous, contribuer à la préservation du territoire est vital. Le Parc protège la source et nous, nous investissons dans différentes actions, comme cette année la réalisation d’une vidéo de promotion du Parc.”

En 2002 déjà, Valécrin avait signé un partenariat avec l’établissement public. La marque s’engageait à reverser 0,15 centime d’euro par bouteille vendue.

VALÉCRIN EN CHIFFRES

  • Création : 2001
  • Effectifs : 8 salariés
  • CA (Ogeu) en 2018 : 75 millions d’euros (marques Ogeu Pyrénées, Chevreuse, Plancoët, Quézac, Valécrin…).
  • Implantations : Chantepérier (source et usine) et Saint-Honoré (entrepôt).
  • Bouteilles produites par mois : 1 million (50 000 par jour).

 

Valécrin

Publié le : 
05 mai 2019