MIEUX PRÉVENIR L'OBÉSITÉ

CHEZ LES ENFANTS

Santé

Les services de protection maternelle et infantile du Département assurent le dépistage de l’obésité chez les enfants et sensibilisent les parents. En France, 12 % des enfants en grande section de maternelle sont concernés.

Par Annick Berlioz

 

Mon enfant est-il trop gros ? Doit-il faire un peu plus d’activité physique ou manger autrement ?

“Chez l’enfant, l’obésité est un diagnostic médical qui se base sur le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC, qui correspond au rapport poids/taille2). Ce chiffre est reporté sur une courbe dans son carnet de santé. Il permet de poser le diagnostic de surpoids ou de repérer un rebond d’adiposité qui est un facteur de risque d’obésité très important”, répond le docteur Anne Lestournelle, médecin coordinateur au Réseau de prévention et de prise en charge de l’obésité pédiatrique en Isère (Reppop 38).

En France, 12 % des enfants en grande section de maternelle sont en surpoids. Si ce pourcentage tend à se stabiliser depuis une dizaine d’années, le problème reste préoccupant.

“Les enfants concernés ont deux fois plus de probabilités de devenir des adultes en surpoids et de développer des complications comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou les problèmes articulaires. C’est aussi un facteur d’exclusion et de harcèlement qui peut causer des dommages psychologiques importants”, explique François-Xavier Leupert, médecin départemental de protection maternelle et infantile (PMI).

De nombreux facteurs peuvent être à l’origine d’un excès de poids : un diabète de la mère pendant la grossesse, une éducation trop rigide ou trop souple sur l’alimentation, l’hérédité, un mal-être ou encore le manque d’activité physique ou de sommeil… L’objectif est d’intervenir le plus en amont possible.

 
 

> AGIR DÈS LE PLUS JEUNE ÂGE

 

Avec les pédiatres et les médecins traitants, les services de PMI du Département sont en première ligne pour informer et soutenir les parents. Les bilans de santé effectués dès l’âge de 4 ans dans les écoles maternelles sont l’occasion de détecter les éventuelles anomalies et de prodiguer des conseils.

“Les enfants sont pesés et mesurés afin de calculer leur IMC et son évolution. Chaque année, sur 13 000 enfants dépistés, 14 % doivent faire l’objet d’une surveillance ou d’une prise en charge”, poursuit François-Xavier Leupert.

Les familles sont alors orientées vers le Reppop 38, qui compte 165 professionnels de santé formés à l’obésité pédiatrique qui agissent dans tous les territoires. “Leur objectif n’est pas de faire maigrir l’enfant, mais d’améliorer son hygiène de vie et son équilibre alimentaire”, rappelle Anne Lestournelle.

En 2018, 600 enfants ont fait l’objet d’un suivi en Isère avec un résultat positif dans 70 % des cas.

 ZOOM 

 

> LE SPORT : UN ATOUT POUR RESTER EN FORME

Pour maintenir durablement un poids de forme, il est essentiel d’adopter une alimentation équilibrée et de pratiquer une activité physique régulière.

Depuis 2017, le Département encourage les Isérois à faire davantage de sport en profitant de leur environnement. Parmi les actions-phares, le stand itinérant « Sport santé » qui permet de découvrir de manière ludique et virtuelle tout un panel d’activités outdoor.

Également proposée, l’application « SpotIsère » qui recense plus de 400 associations sportives permettant de découvrir une multitude d’activités physiques. Pour les personnes malades, en situation de handicap, en fin de parcours de soins ou en surpoids, un autre volet a été mis en place avec le comité départemental olympique et sportif de l’Isère et l’hôpital de Grenoble.

Il s’agit du dispositif Prescri’Bouge qui propose des accompagnements personnalisés. Enfin, en lien avec ce dispositif, le Reppop 38 développe des activités physiques réservées aux enfants en surpoids dans tout le département.

 

Contact : 04 76 24 90 33
 

Prescri'Bouge
 

RPPOP38 (Réseau de Prévention et de Prise en charge de l'Obésité Pédiatrique en Isère)

 

Publié le : 
05 mai 2019