AVIRON

UNE PARENTHÈSE SUR L'EAU

A fond

Glisser sur l’eau en toute sérénité, tout en regardant les montagnes… ou en découvrant d’autres facettes de Grenoble. Seul dans un bateau, à deux, quatre ou huit, l’aviron offre des sensations et des moments de partage. L’Isère et les lacs isérois vous attendent !

Par Véronique Buthod

Photos : G.Galoyer

 

En vous promenant ou en pédalant le long de l’Isère, vous avez sans doute regardé, avec curiosité et envie, ces embarcations glissant en douceur, les pelles entrant en rythme dans l’eau.
 
À la fin des années 1800, l’aviron animait déjà la rivière à Grenoble, vers l’Île-Verte et le pont de l’Esplanade. “Des régates y étaient organisées… tout comme sur les lacs de Paladru ou de Laffrey”, rappelle Alain Waché, responsable sportif de l’Aviron grenoblois et président du comité départemental.

Si le club était réputé pour ses résultats sportifs, la pratique de l’activité est restée plutôt confidentielle jusqu’à la mise en service du barrage de Saint-Égrève, en 1992 : avec le nouveau bassin d’Oxford, l’aviron s’est ouvert à un public plus large.

Aujourd’hui, on compte 650 licenciés en Isère et près de 2 500 pratiquants sur le bassin grenoblois : des sportifs de haut niveau – comme Noémie Kober, qui a participé aux Jeux olympiques de Rio –, des collégiens découvrant l’activité avec leur établissement ou encore des salariés représentant leur entreprise à l’Isère EDF Trophy.

Ce challenge inter-entreprises permet chaque année de belles rencontres autour de l’aviron.

 

> SE DONNER ET PARTAGER

 

“Quand on mord à l’hameçon, on est pris, prévient Alain Waché. C’est un sport complet, sur les plans musculaire, mental et de l’habileté motrice ; il nécessite que l’on se donne.”

Autre point important, le partage : “On passe du temps ensemble, sur l’eau et sur la berge pour s’occuper des bateaux. Cela convient à ceux qui aiment être avec les copains comme aux solitaires.”

L’aviron se pratique à un, deux, quatre ou huit, avec une ou deux pelles. Il offre des sensations uniques, liées à la glisse sur l’eau et à une forme de sérénité.

“Lorsqu’on s’entraîne tôt le matin, au calme, avec la vue sur les montagnes, on est zen, témoigne Léa Duret, 24 ans, athlète et secrétaire de l’Aviron grenoblois. On peut aussi faire des randonnées fabuleuses de 20 à 40 kilomètres sur le lac de Monteynard, à Saint-Nazaire-en-Royans, Annecy, voire Venise !” 

Cette passionnée prépare de futurs déplacements, avec une équipe de 16 athlètes, sur les fameuses régates d’Henley (Angleterre) et Boston (États-Unis) : “Nous voulons faire rayonner notre région internationalement.”

Dans la chaleur de l’été, des rendez-vous sont donnés : à Paladru tous les matins, à Grenoble à midi et en soirée (stages jeunes dès 10 ans et adultes). Enfin, jusqu’en octobre, des sorties « traversées de Grenoble », en canoë, offrent de premières sensations sur la rivière et font découvrir la ville sous un autre angle.

Il ne reste plus… qu’à vous mouiller.

ZOOM

 

> OÙ PRATIQUER ?

 

Publié le : 
06 juin 2018