LA CÔTE-SAINT-ANDRÉ,

CITÉ RARE ET PLURIELLE

Territoires

Dominant la plaine de Bièvre, ce bourg pittoresque du centre-Isère croise musique et peinture, liqueurs et chocolat, plate-forme scolaire et petit commerce, belles pierres et champs cultivés.

Par Corine Lacrampe

  • La Côte-Saint-André, cité rare et plurielle

 

Si l’église Saint-André se dresse comme l’un des fleurons architecturaux du centre médiéval, un autre édifice religieux moins prestigieux révèle un panorama grandiose.

Sur les hauteurs, la chapelle Notre-Dame-de-Sciez et sa Vierge géante regardent l’immense plaine agricole et, à l’horizon, l’éventail des sommets de Chartreuse, de Belledonne, du Vercors et du Pilat.

Petite capitale de la Bièvre étirée sur sa côte ensoleillée et auréolée de verdure, La Côte-Saint-André mène sa vie en autonomie, attractive pour une large population.

Facile d’accès, à proximité de deux aéroports, de trois autoroutes et de l’axe de Bièvre, mais suffisamment éloignée pour rester paisible, La Côte-Saint-André ne manque pas d’atouts ni d’une riche histoire.

 

> BERLIOZ ET JONGKIND, DEUX ARTISTES AU XIXe SIÈCLE

 

Savez-vous que Louis Berlioz, né et mort à La Côte-Saint-André, fut le premier médecin en France à pratiquer l’acupuncture ?

Ce n’est pourtant pas lui qui fit la renommée du bourg, mais son fils, Hector. Le célèbre compositeur était un enfant du pays. En revanche, le peintre impressionniste hollandais Johan Barthold Jongkind fit, lui, le choix de s’installer sur cette terre dont la lumière l’inspirait.

Le circuit « Sur les pas de Jongkind » passe devant la villa Beauséjour qui abritait son atelier et le petit cimetière où il repose.

 

> CENTRE-BOURG ET VILLE BASSE, DEUX AMBIANCES

 

La Côte-Saint-André est un bourg paisible, mais fort bien équipé, qui voit tous les matins les cars scolaires acheminer les élèves par milliers dans la ville basse, puis les villageois alentour venir travailler, se divertir, effectuer des démarches administratives ou des achats.

Si le patrimoine est un atout majeur et sa valorisation une priorité, l’enjeu est aussi un aménagement cohérent. Comme le précise Joël Gullon, son maire : “Notre bourg, site historique patrimonial remarquable, s’est édifié d’est en ouest, sur un coteau. Les équipements modernes ont été construits dans la plaine. Nous avons deux quartiers très différents, nord et sud, à relier. Il s’agit d’harmoniser les échanges en redessinant la partie basse de notre cité.”
 

La Côte-Saint-Andrée

Terres de Berlioz

 

LA CÔTE-SAINT-ANDRÉ EN VIDÉO

LE DÉPARTEMENT ET LE CANTON DE BIÈVRE

 

 

Jean-Pierre Barbier, président du Département, et Claire Debost, adjointe au maire de Saint-Anne-sur-Gervonde, sont les conseillers départementaux du canton.

Celui-ci se caractérise par son caractère rural et son dynamisme démographique, économique et culturel. Il accueille ainsi près de 4 000 élèves à La Côte-Saint-André, ce qui en fait la deuxième plus grande gare scolaire de France, mais aussi un aéroport – Grenoble-Isère – qui génère 500 emplois localement et le Festival Berlioz, de renommée internationale.

Parmi les dossiers qu’ils suivent particulièrement : la construction du nouveau collège de Champier, le déploiement du très haut débit, la sécurité des infrastructures routières, le prolongement de l’axe de Bièvre ou encore le soutien à l’agriculture.

Depuis 2015, grâce à leur engagement, le Département a soutenu et permis la concrétisation de 936 projets auprès des communes, des associations ou des particuliers. Solidarité territoriale et solidarité sociale sont au cœur de leurs préoccupations.

REPÈRES

  • 5 080 habitants.
  • 1803 : naissance d’Hector Berlioz.
  • 50 km de Grenoble, 10 km de l’aéroport de Grenoble-Isère.
  • 37 880 spectateurs, 1 400 artistes, 500 musiciens amateurs, 160 bénévoles pour le Festival Berlioz 2019.
  • 430 000 litres de lait produits par les 45 vaches du lycée agricole.
  • 250 commerces.
  • 4 300 scolaires.
  • 1 200 salariés pour le secteur scolaire.
  • 2 dauphins sur le logo de la ville.

 DYNAMIQUE 

CITÉ COMMERÇANTE, SCOLAIRE ET ADMINISTRATIVE

C’est un beau trio. La Côte-Saint-André est commerçante avec plus de 200 boutiques au centre-ville – textile, alimentaire, décoration, cadeaux… – et son marché du jeudi sous la halle.

La Côte-Saint-André est une cité administrative avec mairie, CCAS, pôle emploi, trésor public, centre des impôts, gendarmerie nationale, etc.

La Côte est aussi une cité scolaire avec écoles, collèges, lycées, publics et privés, dont un lycée agro-environnemental, le lycée professionnel et la maison d’enfants Jean-Marie-Vianney (Apprentis d’Auteuil), mais aussi le centre de formation des sapeurs-pompiers de l’Isère.

Pour dresser un portrait plus précis, à ce trio, il faudrait ajouter la dimension culturelle avec la renommée internationale du Festival Berlioz, la présence de la belle médiathèque et de l’école de musique intercommunales, une dimension médico-sociale, une dimension sportive et récréative, avec les stades et le centre aquatique, sans oublier la dimension gourmande avec des producteurs fermiers, des commerces de bouche artisanaux, une table réputée (l’Hôtel de France), un torréfacteur de cafés (Flore de café), etc.

 

 RACINES 

UN PATRIMOINE VIVANT ET SAVOUREUX

Les plus beaux monuments historiques participent à la vie citoyenne. Sur les hauteurs, il y a le château Louis XI, édifié au XIIIe siècle, devenu château de plaisance pour une congrégation religieuse au XIXe siècle, aujourd’hui écrin de choix pour le Festival Berlioz.

Au cœur du bourg ancien, il y a la halle, une des plus vastes de la France médiévale qui soit encore intacte, magnifique avec sa charpente et sa toiture à quatre pans, qui abrite le marché du jeudi.

À proximité, l’hôtel de ville occupe un autre bâtiment historique, tout comme le musée Hector-Berlioz, installé dans la maison natale du compositeur.

Distillateur et liquoriste depuis 1705, Cherry Rocher vous ouvre son musée des Liqueurs dédié à la plus ancienne distillerie du pays, avec herboristerie, caves voûtées et alambics.

Saveurs et tradition, enfin, avec la chocolaterie Jouvenal, maison familiale créée en 1912.

 

 

LA CÔTE-SAINT-ANDRÉ EN IMAGES

Le château Louis XI, édifié dès le XIIIe siècle, est un écrin de choix pour le Festival Berlioz.
Le château Louis XI, édifié dès le XIIIe siècle, est un écrin de choix pour le Festival Berlioz.
Le grand chapiteau qui accueille chaque été au mois d’août les spectateurs du Festival Berlioz.
La halle médiévale où se tient le marché tous les jeudis.
La halle médiévale où se tient le marché tous les jeudis.
La fontaine, place de la halle et, en arrière-plan, une partie de l’hôtel de ville, édifice inscrit au titre des monuments historiques.
Au 19, de la rue de l’hôtel de ville, l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, le Grand Cèdre
La médiathèque.
Le stade.
Le lycée professionnel et la maison d’enfants Jean-Marie-Vianney (Apprentis d’Auteuil),

FIGURES DE LA CÔTE-SAINT-ANDRÉ : CLIQUEZ SUR LES PHOTOS

Jocelyne Ghibaudo copréside depuis une quinzaine d’années l’association des Amis du Festival Berlioz, 170 bénévoles et des réalisations, dont une fresque et un kiosque offert aux artistes locaux.
Eddy Berthet est revenu au pays pour s’occuper de Flore de Café, une petite torréfaction de 70 ans d’âge, avec comptoir et terrasse sur la place de la Halle, cafés, thés et épicerie fine, une éthique et des animations.
Aude Noël-Baron tient l’une des enseignes animées de la rue de la République. Bibifolie regorge de chapeaux, écharpes et foulards, bijoux de cheveux et créations de cette modiste également couturière-retoucheuse.

 >  FRESQUE BERLIOZ ET MÉMOIRE DE CHEVAL
 

Le compositeur emblématique de La Côte-Saint-André avait déjà son festival, il a désormais sa fresque. Un projet de longue date émanant de l’association des Amis du Festival Berlioz, 170 bénévoles, et de son ancien président, Jean Boyer, créateur du festival.

Cette œuvre, signée Isabelle Peugnet, est visible en bas de l’avenue de Verdun, sur un mur aveugle donnant sur une placette. Inaugurée en août 2019, alors que le Festival Berlioz fêtait le 150e anniversaire de la mort d’Hector Berlioz, elle met en scène le compositeur.

Quant au magnifique Cheval de Troie, haut de 6 mètres et tout de bois, aujourd’hui stationné devant le château Louis XI, il a été réalisé par la population dans le cadre d’un chantier participatif pour défiler dans les rues de la ville lors de l’ouverture du festival en 2019.

C’est que celui-ci programmait La Prise de Troie, premier épisode des Troyens, œuvre lyrique magistrale de Berlioz inspirée par l’Énéide de Virgile. Tracté dans les rues de la ville par des participants habillés de tuniques confectionnées par un atelier de couture créé pour l’occasion avec des bénévoles, ce cheval géant anima un grand moment de fête pour plusieurs milliers de personnes, qui restera dans la mémoire collective. 

 


 >  DU LAIT FERMIER POUR LE CAMPUS DU VIVANT
 

Le lycée agricole originel, édifié au milieu des années 1960, est devenu un véritable campus dédié aux formations de la nature et du vivant pour jeunes ou adultes.

Au programme, des cursus de berger-vacher d’alpage, d’apiculture, de transport routier de bétail, de traitements phytosanitaires, etc.

En marge du lycée agricole et du centre de formation pour adultes et apprentis, le campus de La Côte-Saint-André abrite une exploitation agricole. Sous la direction d’Adrien Raballand, celle-ci se déploie sur 85 hectares en poly-culture-élevage à vocation pédagogique, d’expérimentation et d’animation. 

La ferme compte 45 vaches au lait valorisé dans l’IGP Saint-Marcellin, 150 brebis pour la vente d’agneaux en caissettes aux particuliers, et 300 ruches pour les miels. Vente directe et visite possible sur réservation.

 

 


 >  SAPEURS-POMPIERS EN FORMATION
 

La Côte-Saint-André abrite le centre de formation des sapeurs-pompiers pour l’ensemble du département.

À la clé, un beau parc de véhicules, un centre de secours virtuel, des bâtiments pour l’entraînement aux manœuvres dans le vide, les interventions en toiture, en condition de chaleur et de fumée intenses… Le sapeur-pompier doit venir au secours de ses concitoyens en détresse dans toutes les situations.

C’est une vocation, des compétences et des entraînements pour les 4 200 sapeurs-pompiers volontaires et les 833 sapeurs-pompiers professionnels isérois.

Responsable de l’enseignement, le capitaine Jérôme Estachy précise : “Chaque année, nous formons 400 nouveaux volontaires à la gestion du stress, l’orientation dans le noir ou le port de l’appareil respiratoire isolant. Nous assurons également la formation continue des sapeurs-pompiers déjà en exercice.” 

 

LES SAPEURS-POMPIERS EN IMAGES

Publié le : 
01 janvier 2020