Gare aux IST !

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Dépistage IST
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 À Vienne, Grenoble et Bourgoin-Jallieu, mais aussi dans nos stations de sports d’hiver, le Département organise des permanences pour favoriser le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST). Comme à l’Alpe-d’Huez dernièrement.

Le 2 février dernier, le CeGIDD de Grenoble organisait un dépistage des IST au Palais des congrès de l’Alpe-d’Huez.

 

Julien, 23  ans, est rassuré. Ce saisonnier, qui travaille comme perchman à l’Alpe-d’Hhuez, craignait pour sa santé. Tiphaine, un amour de passage, lui a confié qu’elle avait contracté une IST.

Début février, il s’est rendu dans le centre de dépistage éphémère mis en place par le Département dans la station. Les résultats sont négatifs, mais à l’avenir Julien sera plus prudent et pensera à se protéger.

Chaque année, le Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic de Grenoble (CeGIDD) se rend aux Deux-Alpes et à l’Alpe-d’Huez avec une équipe constituée de deux médecins, de trois infirmiers et d’une secrétaire.

Mission : proposer des consultations gratuites, confidentielles et sans rendez-vous aux travailleurs saisonniers ainsi qu’aux habitants de la région. “De par leur mobilité, les saisonniers ont beaucoup de difficultés à accéder aux soins. En montagne, il y a aussi moins de structures sanitaires et de médecins, rappelle le docteur Simon Portejoie, du CeGIDD de Grenoble. Par ailleurs, certains évoluent dans un contexte festif propice aux comportements sexuels à risque et aux addictions.”

 

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Ist-affiche

 

Le dépistage des IST a chuté de 15 %

Ces actions rencontrent un véritable succès. “À chaque campagne, nous recevons une centaine de personnes, en majorité des jeunes de 20  à 30  ans”, poursuit Claire Saulnier, médecin au CeGIDD de Grenoble. Les consultations se déroulent en deux temps. Un premier entretien permet d’évaluer la prise de risques afin de réaliser les analyses adaptées : prise de sang pour le VIH, la syphilis et les hépatites, prélèvements locaux pour les IST.

Un test rapide d’orientation de diagnostic du VIH peut aussi être effectué. Une semaine plus tard, une demi-journée est consacrée à la remise des résultats. S’ils sont positifs, des traitements seront administrés sur- le- champ : injections d’antibiotiques pour la syphilis et le gonocoque, prescription de comprimés pour la chlamydia. En cas d’infection virale chronique : VIH, hépatite B et C, la personne sera orientée vers un spécialiste.

Tout au long de l’année, le Département propose ce type de services dans ses trois CeGIDD, à Grenoble, Vienne et Bourgoin-Jallieu, ainsi que dans ses 28  centres de planification.

Les CeGIDD interviennent aussi hors les murs en direction des publics vulnérables, comme les migrants. “Les IST sont souvent asymptomatiques. Or, lorsqu’elles ne sont pas traitées, elles peuvent avoir de graves conséquences,  comme la stérilité notamment. D’où la nécessité de les dépister”, insiste le docteur Portejoie. Depuis la crise sanitaire, le nombre de dépistages en Isère a chuté de 15 %.

 

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 Plus d’informations

    CeEGIDD de Grenoble
23, avenue Albert-1er- de- Belgique, 04 76 12 12 85.

•    CeEGIDD de Bourgoin-Jallieu
18, avenue Frédéric- Dard, 04 26 73 05 08.

•    CeEGIDD de Vienne
10, rue Albert- Thomas, 04 81 34 00 50.


www.isere.fr/sante

 

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Annie Pourtier
Annie Pourtier, vice-présidente du Département en charge de la santé

 

Veiller sur la santé des Isérois

Les IST sont un sujet tabou et, en matière de dépistage, beaucoup de personnes hésitent à franchir le pas.

Nos trois CeGIDD permettent d’effectuer un travail de prévention et d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire isérois. Dans une stratégie d’« aller vers », nous organisons des consultations hors les murs en station avec la communauté de communes de l’Oisans.

Ces opérations s’intègrent dans le cadre de campagnes de multi-dépistages associant dentistes, dermatologues, sages-femmes et conseillères conjugales et familiales.

À cette occasion, une lecture du carnet de santé peut aussi être proposée pour une mise à jour de la vaccination.

 

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