Sur les traces de Charles-Albert Keller, dans la vallée de la Romanche

Publié le
Modifié le
Le lac de barrage de Chambon
  • Tourisme
  • Patrimoine
  • Découvertes
  • Patrimoine
Chapô

Dans cette vallée étroite dominée par les parois de Belledonne et du Taillefer, l’architecture spectaculaire témoigne d’un riche passé industriel, sous le signe de l’eau et de l’énergie hydroélectrique.

D’imposants bâtiments Art déco intriguent les curieux dans la vallée de la Romanche, sur la route de l’Oisans. Au musée de la Romanche, vous pourrez découvrir l’histoire de Charles-Albert Keller, un industriel esthète, inventeur visionnaire, qui a marqué cette vallée de son empreinte en voulant concilier tourisme et hydroélectricité.

 

Image
Maquette Chambon
La maquette du Mac de barrage de Chambon réalisée en 1930 par Charles-Albert Keller, restaurée récemment (et exposée au Musée de la Romanche).

 

Arrivé de Lorraine en 1902, il commence par racheter la centrale électrique de Livet. On lui doit entre autres la construction de l’emblématique « pavillon Keller », où fut tourné le film Les Rivières pourpres. Cette fabuleuse aventure humaine et sociale est retracée à travers les nombreuses photos, vitraux et maquettes rénovés.

 

Image
Centrale des vernes

 

Une centrale aux allures de château

Depuis cet été, on peut visiter (sur réservation) la centrale des Vernes, véritable « cathédrale électrique » de ciment. L’escalier monumental à double volée a été nettement inspiré par le château de Vizille, situé à quelques kilomètres de là.

S’il la fit édifier en un temps record pour soutenir l’effort de guerre en 1918, Keller voulait aussi « contribuer à l’embellissement de la vallée et montrer son affection à ses ouvriers » ! Exploitée jusqu’en 2019, la belle endormie est désormais protégée au titre des monuments historiques

 

© P. Jayet / Images et reves

Encart

Contact et réservations : 04 76 68 42 00 - musee.romanche@wanadoo.fr

Corps suite

Où faire son shopping en Oisans ?

Image
Vanosc village

 

Venosc, village d’artistes

Cet ancien village de colporteurs à l’architecture typiquement montagnarde vaut le détour avec ses rues piétonnes pavées et ses maisons centenaires, occupées par de jolies échoppes artisanales.

Mode, poteries, bijoux ou sculptures, tout est fait main. Cheminant à travers ses différents hameaux, on découvre aussi le riche patrimoine dû notamment à un généreux bienfaiteur du XVIIIe siècle, Jacques Rochette de la Morlière, marchand de toile de chanvre qui fit construire le château de la Muzelle (aujourd’hui un très bon hôtel-restaurant) et agrandir l’église du IXe siècle (ne manquez pas les visages sculptés sur la façade)…

Visites guidées gratuites tous les lundis à 10 h en été

Toutes les infos sur oisans.com

 

© Lukas Leroy

Corps fin

Où déjeuner ?

Image
Auberge de Savel à Clavans-le-haut

 

L’auberge de Savel à Clavans-le-haut

Ce village atteste lui aussi de la prospérité des éleveurs et colporteurs de l’Oisans aux XVIIIe et XIX siècles avec ses belles maisons anciennes et ses placettes ornées de fontaines.

Juste à côté de l’église, l’auberge du Savel propose une cuisine authentique et fraîche sur la terrasse ou au coin du feu.

auberge-du-savel.eatbu.com - 06 72 65 66 16


Une idée de balade ?

La passerelle himalayenne

Depuis le Musée de la Romanche, le sentier pédestre des Gorges serpente sur quatre kilomètres le long de la fougueuse Romanche à travers champs et hameaux jusqu’à Livet.

La nouvelle passerelle himalayenne, qui franchit le lit de la rivière à dix mètres de hauteur, est le point d’orgue de cette balade insolite, entre patrimoine industriel et nature sauvage.

 

2
minutes de votre temps
A- A+
Publié le
Modifié le