COLLÈGE DE L'ISÈRE :

LA GRANDE CLASSE

Dossier

On dit souvent que les années collège sont déterminantes dans la vie et la construction de nos enfants. Le Département, à qui l’État a confié la responsabilité des bâtiments, de la restauration et des transports scolaires, prend donc cette mission particulièrement à cœur en allouant des moyens à la hauteur.

Il sait aussi se montrer réactif face à l’urgence : en deux mois, des travaux ont pu être engagés pour que les 350 élèves et les 65 enseignants du collège Lucie Aubrac à Grenoble puissent faire leur rentrée dans de bonnes conditions, tous ensemble, après l’incendie criminel qui a ravagé l’établissement en juin dernier. Retour sur les gros chantiers en cours et à venir. 

 

Par Annick Berlioz

 

 INVESTIR, SÉCURISER, TRANSMETTRE

 

Voilà les axes forts de cette rentrée pour l'ensemble des collèges de l'Isère… le Département met tout en œuvre pour que les collèges deviennent de véritables lieux de vie et d’apprentissage de la citoyenneté.

 

“Les années collège sont fondamentales. Elles coïncident avec le début de l’adolescence, une période charnière où les jeunes ont besoin de repères et d’être guidés”, rappelle Évelyne Michaud, vice-présidente du Département chargée des collèges.

Soixante-trois mille cinq cents jeunes ont fait ce mois-ci leur rentrée dans les 118 collèges publics et privés isérois. Responsable des bâtiments et de la restauration des collégiens, le Département veut leur donner les moyens de réussir.

Le premier objectif est de les accueillir dans les meilleures conditions, avec des locaux modernes et confortables, adaptés aux normes pédagogiques et environnementales d’aujourd’hui.

Cette année, un plan de 221 millions d’euros a été ainsi engagé pour rénover ou construire 37 établissements d’ici à 2021. L’accent sera mis sur l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. En 2018, 75 % des collèges seront conformes à la réglementation de 2005, et la totalité d’ici à 2024.

Autre priorité, développer le numérique dans tous les établissements. Treize collèges supplémentaires seront équipés de tablettes numériques et 21 le sont déjà. Parallèlement, le Département raccordera l’ensemble des collèges, urbains et ruraux, au très haut débit.

 

> SÉCURITÉ ET CITOYENNETÉ

 

La sécurité est aussi un fort enjeu. « Dans un contexte d’incivilités croissantes et sur fond de menace terroriste, nous devons protéger les établissements dont nous avons la responsabilité », explique Jean-Pierre Barbier, président du Département. Nous avons installé des alarmes et fait renforcer les accès extérieurs et les clôtures de tous les collèges isérois qui en exprimaient le besoin. En lien avec les communes, nous les encourageons aussi à s’équiper en vidéo protection.»

Le Département veut aussi développer le goût de l’effort chez les jeunes. A ce titre, il  réaffirme son soutien en faveur de l’activité physique et sportive. 

« Nous croyons fermement aux valeurs du sport : le respect des autres, des règles et des équipements », rajoute Jean-Pierre Barbier.

Cette année, près de 7 millions d’euros seront investis pour moderniser les équipements sportifs des collèges et diversifier l’offre d’activités (plan piscine, développement des sports nature…).

L’objectif est de former des adultes épanouis.

 

 LES CHIFFRES CLÉS

 

  • 96 collèges publics
  • 22 collèges privés
  • 63 500 collégiens (collèges publics et privés)
  • 37 000 repas servis chaque jour
  • 900 agents des collèges employés par le Département
  • 14 000 ordinateurs à disposition des collégiens
  • 5 000 élèves de 5e équipés de tablettes numériques
  • Budget départemental : 212 millions d’euros dont 100 millions d’euros pour le transport scolaire gratuit sur le réseau TransIsère

INTERVIEW

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Évelyne Michaud, vice-présidente du Département chargée des collèges
 
 

>  « ÉVEILLER LA CONSCIENCE CITOYENNE DES COLLÉGIENS »

Isère Mag : Comment le Département de l’Isère intervient-il dans les collèges ?

Évelyne Michaud : Nous avons deux compétences obligatoires : l’entretien du patrimoine, avec la rénovation et la construction de bâtiments, ainsi que la restauration scolaire. En Isère, nous avons décidé d’élargir notre accompagnement en proposant des actions pour favoriser l’épanouissement des enfants.

I. M : Comment cela se traduit-il ?
 
É. M : En 2016, nous avons lancé le Pass isérois du collégien citoyen (PICC). Intégré dans le Plan jeunesse départemental, ce dispositif aide financièrement et techniquement les établissements qui mettent en place des projets éducatifs autour de la citoyenneté.
 
Quatre axes ont été définis en lien avec les centres d’intérêt des 12-15 ans : sport et culture, écoresponsabilité, découverte des métiers, éducation aux médias et à la santé. Cet outil est très apprécié de la communauté éducative et de nos partenaires : associations, chambres consulaires… Il propose une offre complémentaire au travail mené en classe et permet aux enseignants de construire des projets interdisciplinaires cohérents avec leurs objectifs pédagogiques.
 
Ils peuvent ainsi ouvrir leurs élèves à certaines professions et leur faire prendre conscience de l’intérêt des disciplines dans l’orientation, mais aussi profiter de séjours en montagne, pour les initier au bien-vivre-ensemble.
 

ZOOM

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Jean-Pierre Barbier au gymnase du collège d’Allevard avec David Smétanine et Mélina Robert-Michon.
 

> DES SPORTIFS POUR DONNER L'EXEMPLE

« Nous avons tous besoin d’une idole pour progresser », témoigne David Smétanine, 42 ans. 

Ce Grenoblois, champion de natation, devenu tétraplégique partiel à 21 ans suite à un accident de voiture, est titulaire de neuf médailles paralympiques, dont deux en or obtenues à Pékin en 2008.

Il vient d’être recruté comme ambassadeur du sport en Isère, tout comme la lanceuse de disque Mélina Robert-Michon, qui a été sacrée vice-championne aux J-O de Rio en 2016.
 
« Nous croyons particulièrement en leur rôle de modèle pour donner envie aux jeunes de se dépasser et leur transmettre l’envie de faire du sport tout au long de leur vie. Leur mission consistera à intervenir dans les collèges et un peu partout en Isère lors d’événements pour proposer des animations autour de la santé et de l’autonomie », explique Martine Kohly, vice-présidente du Département chargée du sport et de la jeunesse.

 

ILS FONT VIVRE NOS COLLÈGES AU QUOTIDIEN

Viviane Henry, directrice académique des services de l'Education nationale de l'Isère

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> « MON AMBITION : QUE CHACUN TROUVE SON PARCOURS... »

Depuis le 29 juin, Viviane Henry est la nouvelle directrice académique des services de l’Éducation nationale en Isère.

Auparavant en poste dans la Drôme, cette ancienne proviseure a la responsabilité des services éducatifs du département, soit près de 1 200 établissements, 21 000 personnels et 250 000 élèves !

“Adjointe du recteur, mon rôle consiste à décliner la politique et le projet académique dans le département en l’adaptant aux caractéristiques des territoires.

Avec mes équipes, nous mettons en œuvre les priorités nationales, le premier degré notamment, avec l’objectif des 100 % de réussite au CP, et, dans les collèges, l’évolution de la réforme, avec une attention particulière portée aux langues.

Notre ambition est de permettre à chacun(e), de la maternelle au lycée, de trouver son parcours afin de réussir son avenir, sa vie citoyenne et professionnelle. Ainsi la diversité des élèves est-elle prise en compte avec l’inclusion des enfants à besoin éducatif particulier.”

 

 Henri Montesinos, conducteur d’opérations au Département  

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> « J'ORCHESTRE LES TRAVAUX »

Henri Montesinos, 51 ans, est conducteur d’opération à la direction des constructions publiques et de l’environnement de travail du Département.

Il a actuellement en charge deux rénovations de collèges. “J’assure la maîtrise d’ouvrage de toutes les opérations. La première consiste à lancer les études préalables, les concours d’architectes et de divers assistants.

Une fois le chantier sur les rails, je m’assure que les travaux respectent bien le programme et l’enveloppe budgétaire allouée. Le plus difficile, ce sont les rénovations en site occupé, qui nécessitent une grande vigilance en matière de sécurité.

Outre le contrôle des travaux, je coordonne tous les acteurs concernés : les entreprises, l’architecte, la direction de l’établissement… Il y a aussi des procédures administratives très lourdes à gérer. Il faut entre trois et cinq ans de travail entre la rédaction du programme et la livraison du projet !”

 

Martine Saint-Aman, principale du collège Lucie-Aubrac à Grenoble

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> « TOUT LE MONDE S'EST MOBILISÉ »

Arrivée en septembre 2016 comme principale de ce collège, Martine Saint-Aman, qui connaissait déjà l’établissement, avait pu apprécier le travail accompli ces dernières années :

« C’est un collège qui fonctionne bien, avec un bon climat, une forte envie de réussir et une équipe pédagogique exceptionnelle. Les familles ont repris confiance dans les institutions. »

Passé le choc suite à l’incendie, cette volonté de réussir n’a été que renforcée. « Confrontés à l’urgence, nous n’avons pas eu le temps de nous appesantir sur notre colère. Tout le monde s’est mobilisé et a fait preuve d’une immense solidarité, le personnel comme les familles.

Et nous avons aussi reçu le soutien total de l’Académie et du Département pour trouver très vite des solutions.  La possibilité de remettre en état en deux mois l’ancien collège des Saules pour la rentrée a été une opportunité formidable ! »

Martine Saint-Aman est engagée maintenant avec tous les partenaires dans une réflexion sur l’avenir à plus long terme du collège Lucie-Aubrac.

 

Jérôme Vaudray, chef de cuisine au collège Pré-Bénit à Bourgoin-Jallieu

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> « JE PRIVILÉGIE LES PRODUITS FRAIS ET LE FAIT-MAISON »

“En vingt ans, je n’ai jamais servi une pizza surgelée ! Je travaille comme dans un restaurant traditionnel”, témoigne Jérôme Vaudray, 39 ans, chef de cuisine au collège Pré-Bénit.
 
Ce cuisinier de métier privilégie les produits frais et le fait-maison, pour des menus de qualité et équilibrés, validés par un diététicien. Avec son équipe, il prépare 700 repas par jour.
 
En 2017, ils ont obtenu le label Écocert, qui valorise l’utilisation de produits bio et locaux, et les actions écologiques : “Nous sommes passés de 120 grammes de gaspillage alimentaire par élève à 78 grammes (la moyenne nationale est à 150). Grâce aux économies réalisées, nous avons augmenté la part de produits bio dans nos menus : près de 30 %”. 
 
Une fierté pour ce passionné, qui a découvert sa vocation alors qu’il était adolescent… grâce au chef de son collège !
 
 

Emmanuel Gaunard, professeur de mathématiques au collège de Salaise-sur-Sanne

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> « LE NUMÉRIQUE : UN ATOUT INDÉNIABLE »

“Nous avons été l’un des premiers collèges isérois équipés dans le cadre du Plan numérique, avec des tablettes pour tous nos élèves de 5e”, raconte Emmanuel Gaunard, professeur de mathématiques au collège Jean-Ferrat, à Salaise-sur-Sanne.
 
Les professeurs peuvent ainsi proposer des exercices en ligne permettant aux élèves de s’entraîner et de progresser à leur rythme, pour une pédagogie plus individualisée.
 
“Cet outil motive les collégiens et offre une multitude de possibilités : étude des solides en 3D en géométrie, cartographie interactive en géographie, des ressources en vidéos et en images”, explique le professeur. Les élèves sont également plus créatifs dans leurs productions (compte-rendu d’expérience avec photos, saynètes vidéo en anglais…). 
 
“C’est un atout indéniable, conclut l’enseignant. Et plus besoin de réserver la salle informatique !”
 
 

Benoît Delaby, parent d’élève du collège Lucie-Aubrac à Grenoble

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> « MERCI AU DÉPARTEMENT »

“Lorsque le collège a pris feu dans la nuit du 10 au 11 juin, nous étions tous abattus. Outre sa fonction éducative, l’établissement jouait un rôle-clé dans le quartier grâce à de nombreux partenariats avec les associations”, témoigne Benoît Delaby, 42 ans, habitant de la Villeneuve de Grenoble, parent délégué fortement impliqué dans la vie de l’établissement.

Heureusement, sa fille Valentine, âgée de 12 ans, a pu faire sa rentrée dans les temps au collège des Saules, situé à Eybens, à quelques centaines de mètres de là. Durant l’été, il a été entièrement rénové par le Département.

“Cette décision va dans le bon sens. Elle permet de regrouper les collégiens sur un seul et même site et surtout d’assurer une continuité dans tous les projets éducatifs entrepris. Professeurs et élèves peuvent travailler en toute sécurité et dans de bonnes conditions. Merci au Département !” 

 

Jacky Vernetti, conducteur de car 

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> « J'AI AUSSI UN RÔLE ÉDUCATIF À JOUER »

“Je conduis les enfants à l’école depuis vingt-sept ans”, raconte Jacky, 60 ans, conducteur de car sur les lignes régulières et scolaires qui desservent les collèges de La Mure et de La Motte-d’Aveillans.
 
“À mon niveau, j’ai aussi un rôle éducatif à jouer. Il faut être rigoureux sur les horaires : on ne peut pas leur demander d’être ponctuels si on ne leur montre pas l’exemple !
 
Il faut aussi savoir gérer les conflits, avoir le mot juste au bon moment. Être vigilant, aussi, quand ils montent ou descendent du véhicule, vérifier qu’ils mettent leurs ceintures, parce que maintenant c’est obligatoire… Il faut aussi leur expliquer les consignes de sécurité.
 
Depuis plusieurs années, j’interviens à la rentrée avec des collègues auprès des 6es pour leur rappeler les règles de bonne conduite. Nous faisons aussi des exercices de simulation d’évacuation d’un car qui prend feu.”
 
 

Miguel Poncet, collégien de 4e, 13 ans, Crolles

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> « ON EST PLUS RESPONSABLE QU'À L'ÉCOLE »

« Une nouvelle rentrée, c’est d’abord retrouver ses amis », sourit Miguel, qui vient de rentrer en 4e au collège Simone de Beauvoir.
 
« Au collège, on est beaucoup plus seul et responsable qu’à l’école », confie-t-il. « L’emploi du temps et les cours changent tous les jours, on corrige soi-même ses leçons, on note seul ses devoirs, on fait signer les mots  aux parents… ».
 
Délégué de classe durant l’année scolaire, il a découvert que les adultes, ses professeurs, pouvaient être différents en dehors des cours et soucieux, comme lui, de l’intérêt de ses camarades. Il s’est senti utile. 
 
Ce qui l’intéresse au collège ? Le sport, comme activité, le français, parce qu’il aime la poésie, les mathématiques, pour leur logique et les arts plastiques, « un très bon moyen d’exprimer sa pensée ». Tout un programme !
 

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>  COLLÈGE LUCIE AUBRAC-GÉANTS : SIX SEMAINES POUR RÉUSSIR LA RENTRÉE !

C’est un acte criminel qui a bouleversé la vie de tout un quartier. Dans la nuit du 10 au 11 juin dernier, un caddie rempli de pneus enflammés a été projeté contre la porte du collège Lucie Aubrac à Grenoble.

Les pompiers se rendent sur les lieux mais ne peuvent intervenir immédiatement : un groupe de jeunes les attaque à coups de jets de pierre. “C’est ce délai, l’appel aux forces de l’ordre pour assurer la sécurité des pompiers, qui a rendu impossible le sauvetage du collège”, précise Damien Mirat, chargé de mission à la Direction de l’éducation jeunesse et sport du Département de l’Isère.
 
Dès lors, comment assurer la reprise des cours 24 h après, le passage du brevet et… la rentrée scolaire pour 350 élèves ! Dès le lundi 12 juin, les troisièmes sont accueillis  sur le site du Lycée Mounier afin de préparer le brevet.  Tandis que les plus jeunes sont hébergés sur le site de l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE).
 
Le 16 juin, à l’occasion d’une rencontre avec les enseignants, le Président du Département Jean-Pierre Barbier évoque les choix possibles pour la rentrée 2017/2018. Pour répondre à la demande des parents de rester sur un site unique, la décision est prise  par le Département d’utiliser une partie de l’ancien collège des Saules.
 
Après deux semaines d’expertise, qui valident ce scénario, Jean-Pierre Barbier met en place le 29 juin une procédure d’urgence pour réhabiliter le site à la rentrée.
 
Des entreprises générales visitent le site et remettent leurs offres globales le 10 juillet. Le marché  est notifié le 11 et les premiers ouvriers  interviennent, dès le lendemain, sur le site rebaptisé Lucie-Aubrac Géants.
 
 

> UNE VÉRITABLE PROUESSE

 

Pendant six semaines, jusqu’à 70 personnes par jour s’y sont relayées du lundi au samedi. Au menu : rénovation intégrale des premier et deuxième étages, le rez-de-chaussée ayant été condamné. Les systèmes de câblage électriques et informatiques ont été entièrement refaits, ainsi que la sécurité incendie.
 
La réfection de l’ensemble des sols a été entreprise, les plafonds déposés puis reposés, tous les murs repeints. Le mobilier, les tableaux électroniques et le matériel informatique et téléphonique ont été livrés le 20 août, et l’enrobé du plateau sportif entièrement refait.
 
Au final, un nouvel accès pour les élèves a été créé au nord du site. Quant à la restauration scolaire, elle s’effectue désormais au réfectoire du collège des Saules. “L’administration départementale a réalisé une véritable prouesse”, a salué Viviane Henry, directrice académique, lors de la rentrée le lundi 4 septembre.
 
 

LE COLLÈGE LUCIE AUBRAC-GÉANTS RÉNOVÉ : LES PHOTOS

REPÈRES

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> QUEL FUTUR POUR LUCIE AUBRAC ?

L’implantation au collège Aubrac-Géants est une solution transitoire, qui ne règle pas le devenir de l’établissement.

Le président Jean-Pierre Barbier s’est engagé dès le mois de juin à mettre en place une large consultation pour étudier toutes les hypothèses, en concertation avec tous les acteurs du collège : l’Éducation nationale, les parents d’élèves, les habitants du quartier, les Villes de Grenoble et d’Eybens, la métropole…
 
Une première réunion a été organisée le 11 septembre dernier pour définir le contenu de cette concertation et échanger sur les modalités qui permettront au plus grand nombre de s’exprimer.
 
« L’objectif est d’aboutir à une décision au premier trimestre 2018, tout en prenant le temps de l’écoute »,  a assuré Jean-Pierre Barbier.
 
 

LE COLLÈGE LUCIE AUBRAC INCENDIÉ : LES PHOTOS 

UNE JOURNÉE AU COLLÈGE : CLIQUEZ POUR AGRANDIRinfographie_une_journee_au_college_1.jpg

 

Publié le : 
09 septembre 2017