Déplacements

le Département en action

Dossier

Voiture solo ou partagée, car, tram, train, vélo électrique… ? Pour une majorité d’Isérois, l’important n’est pas tant le choix de la monture que la faculté à se déplacer en temps et en heure à l’endroit souhaité ! Une liberté fondamentale, qui conditionne aussi l’avenir et l’attractivité de territoire au Nord comme au Sud. Depuis trente ans pourtant, les conditions se dégradent faute d’infrastructures nouvelles et l’asphyxie menace aux entrées d’agglomérations. Le Département, garant de l’équité territoriale, a fait de ce dossier épineux une priorité. Le point sur les pistes d’action.

Par Véronique Granger et Sandrine Anselmetti

  • La Une d'Iseremag en accord avec l'article du 16/9/16 du Dauphiné Libéré !
  • ©M. Giraud

QUELLES PISTES D’ACTION
POUR FLUIDIFIER LES ROUTES EN ISÈRE ?

Après avoir donné la parole aux usagers, associations et décideurs lors des Rendez-vous de la mobilité, le Département a tracé sa feuille de route jusqu’en 2021.

Tous les Isérois ne sont pas égaux devant les déplacements : entre le Nord-Isère et la métropole grenobloise, les urbains et les ruraux, les montagnards et ceux de la plaine, le maillage routier ou ferroviaire comme l’offre de transports en commun présentent de fortes disparités. Idem pour le budget et le temps de transport : un habitant du Vercors devra compter en moyenne 20 mn de plus par jour par rapport à celui de la Bièvre. Et certains, à kilométrage égal, devront payer deux ou trois fois le prix du ticket de bus pour aller travailler.

Face aux difficultés, les Isérois se sont organisés : télétravail, train, vélo, intermodalité… Le réseau de transports par car Transisère, géré par le Département, s’est lui aussi bien musclé : il est reconnu comme l’un des plus performants de France. Les bouchons n’en continuent pas moins d’augmenter : pour 59 % des habitants de l’aire urbaine grenobloise interrogés en juin dernier par OpinionWay, les conditions se sont dégradées ces dernières années. L’entrée de la métropole grenobloise par l’A480 est saturée et les infrastructures ferroviaires, vieillissantes : la ligne de chemin de fer Lyon-Grenoble date de 1862 ! La capitale de l’Isère est d’ailleurs la 7e ville la plus embouteillée de France.

Si demain, la loi NOTre sur la réforme territoriale prévoit que la responsabilité des transports sera transférée à la Région, le Département conserve le réseau de routes départementales. Et en tant que garant de la solidarité territoriale, il restera impliqué dans ce dossier stratégique : “Nous sommes porteurs d’ambitions fortes pour nos territoires, avec deux pôles d’attractivité majeurs au Nord et au Sud et nous voulons les accompagner”, affirme Jean-Claude Peyrin, vice-président chargé des transports et de la mobilité.

 

> LES DOSSIERS PRIORITAIRES

Les trois rendez-vous de la mobilité organisés à Grenoble, Bourgoin-Jallieu et La Mure entre février et juin 2016 ont permis d’ores et déjà de dégager des priorités. Parmi les grands sujets : le désenclavement de la métropole grenobloise - qui “souffre d’un réel problème de connectivité qui nuit à sa compétitivité”. Le Département financera l’aménagement du Rondeau aux côtés de la Métropole et de l’État.

De son côté, la Région, en charge du ferroviaire, entend pérenniser la ligne de TER (train express régional) Grenoble-Lyon qui dessert plusieurs gares et va lancer les études pour une LGV (ligne grande vitesse) qui relierait les deux métropoles en 30 minutes.

En Nord-Isère, le Département soutiendra les projets d’infrastructures comme le demi-échangeur de Vienne ou le contournement des bourgs. Il souhaite aussi mailler davantage le Nord et le Sud de l’Isère pour favoriser les échanges économiques. La grille tarifaire de Transisère sera simplifiée. L’objectif est aussi de faciliter les correspondances et la coordination entre les différents réseaux (SMTC, Grésivaudan, Capi, Pays voironnais, Pays viennois, TER).

Pour imaginer la route de demain, le Département, déjà en pointe sur les routes intelligentes à travers différents projets européens, va enfin encourager les expérimentations. L’Isère, creuset d’innovation technologique, saura-t-elle inventer les modes de déplacements du futur ?

 

LES ANALYSES, LES SOLUTIONS...

JEAN-CLAUDE PEYRIN
VICE-PRÉSIDENT DU DÉPARTEMENT
CHARGÉ DES TRANSPORTS ET DE LA MOBILITÉ
 
 
“IL FAUT RAISONNER MULTIMODALITÉ”
 
En charge des mobilités depuis avril 2015, JeanClaude Peyrin entend agir avec pragmatisme : “La réponse aux grands enjeux de déplacement de ce département ne passe pas par le tout routier ou le tout collectif mais par un ensemble de solutions : l’avenir est à l’intermodalité, à condition de résoudre le problème du dernier kilomètre : en milieu rural, nous n’avons rien de satisfaisant à proposer pour le moment. Nous devons raisonner de façon globale, en prenant en compte les nouvelles technologies, qui amènent un nouveau paradigme : routes intelligentes, véhicules décarbonés, autonomes... Nous encouragerons les expérimentations.”

LAURA BRIMONT
CHERCHEURE À L’INSTITUT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DES RELATIONS INTERNATIONALES (IDDRI)

“MIEUX ARTICULER LES DIFFÉRENTS MODES”

Peut-on développer les mobilités collaboratives (covoiturage ou l’autopartage) pour les déplacements de courte distance ? C’est une des questions explorées par l’IDDRI, une fondation de recherche qui travaille sur le développement durable, en partenariat avec des acteurs publics et privés de la mobilité.
 
Avec l’essor des outils numériques, des start- up proposent aujourd’hui des solutions innovantes pour faciliter le partage de la voiture.
Pour Laura Brimont toutefois, “ces services ne peuvent fonctionner qu’en complément des offres de transports traditionnelles. Les collectivités ont un rôle important à jouer pour articuler les différents modes. Cela peut passer par des infrastructures (parking relais, stationnements, etc.) et par des expérimentations qui permettent de mieux comprendre les besoins de mobilité. En cela, l’Isère est en pointe !”, constate-t-elle.
 

YVAN MARTINOD
EXPERT COVOITURAGE
AU DÉPARTEMENT DE L'ISÈRE

“INCITER A L'ÉCO-MOBILITÉ”
 
Faire gagner des « S’miles » ou des bons d’achat aux personnes qui font du covoiturage tous les jours ? C’est l’une des pistes explorées par Yvan Martinod pour encourager ce mode de transport écologique et économique au quotidien… et en particulier aux heures de pointe !
 
« Si le covoiturage est rentré dans les mœurs pour les déplacements ponctuels, pour les trajets domicile-travail, ça ne prend pas », constate ce spécialiste des nouvelles mobilités. A 38 ans, dont six passées à travailler sur ces questions, il a pu constater l’évolution des habitudes liées aux nouvelles technologies. Parmi les applications qui facilitent notre mobilité, on lui doit le site « covoit.net », une sorte de « Doodle » du covoiturage pour les organisateurs d’événements privés ou professionnels (mariage, séminaire...). En six mois, le service a déjà été utilisé pour 315 événements.

CATHERINE CANDELA
DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE
DU PÔLE TENERRDIS

"LE VÉHICULE A HYDROGÈNE, C'EST L'AVENIR !"

Avec 40 véhicules Kangoo électriques à hydrogène qui circulent entre Grenoble et Lyon depuis 15 mois et deux stations de recharge en hydrogène, l’Isère est le tout premier territoire d’expérimentation européen pour ce mode énergétique zéro émission dans les transports !

Ce programme baptisé Hyway est coordonné par le pôle de compétitivité Tenerrdis, dédié à l’énergie, basé à Grenoble. Les premiers résultats sont prometteurs : « Nous avons déjà 116 000 km parcourus dont 22 000 km par une seule Kangoo : notre championne ! », constate Catherine Candela.

Gros avantage par rapport aux autos électriques traditionnelles : ces véhicules hybrides peuvent faire 300 km en autonomie et se rechargent en deux minutes. L’expérimentation pourrait bien monter en puissance dans le cadre de l’appel à projet du Gouvernement, pour lequel la Région s’est portée candidate avec Tenerrdis : des bus et camions-poubelles à hydrogène silencieux et non polluants devraient bientôt rouler aux côtés des Kangoo… 

MARTIN LESAGE
DIRECTEUR GÉNÉRAL
DE CITÉLIB

"DENSIFIER L'OFFRE D'AUTO-PARTAGE"

Et si on se libérait des contraintes de notre « chère auto » en la louant à CitéLib pendant les heures où on ne s’en sert pas ? C’est l’offre — unique en France — que lance la société coopérative grenobloise aux propriétaires de véhicules résidant dans les villes où son service d’autopartage est implanté (Vienne, Bourgoin-Jallieu, L’Isle-d’Abeau, Voiron, Grenoble, Pontcharra…).

« La voiture est équipée d’un boîtier et d’un ordinateur de bord pour gérer les réservations : le propriétaire perçoit 25 % du coût facturé. En plus, nous prenons en charge intégralement l’assurance, l’entretien et le contrôle technique. Et nous créons une place de stationnement dédiée près de chez vous », explique le directeur Martin Lesage.

Son pari ? Doubler le nombre d’adhérents à Citélib en densifiant l’offre. Parti avec six véhicules sur Grenoble en 2005, ce service d’autopartage en compte déjà 250 sur quatre départements dont 200 en Isère, avec 8 500 adhérents privés et professionnels.

CÉLINE BRUNO-MATTIET
RESPONSABLE DE LA CENTRALE DE MOBILITÉ ITINISÈRE

"INFORMER POUR MIEUX SE DÉPLACER"

 

Trafic, horaires, itinéraires, temps de parcoursItinisère, créé en 2009 par le Département, recense tous les renseignements utiles pour faciliter les déplacements en Isère.

Derrière l’écran ou au bout du fil, huit personnes dont Céline Bruno-Mattiet, salariée de l’entreprise prestataire Mobilité et services, alimentent les différents canaux de cette centrale de mobilité : site internet, application mobile, centrale d’appels, serveur vocal interactif, page Facebook et fil d’actualité Twitter.

« Nous répondons à toutes les questions sur les conditions de circulation, la façon de se rendre le plus rapidement possible d’un lieu à un autre, les moyens de transports disponibles…», explique la responsable. La priorité : mettre à jour l’information 7 jours sur 7, si possible en temps réel. Céline et son équipe traitent 600 mails par mois et 250 appels par jour en moyenne, avec des pics pendant les perturbations comme les grèves ou les fortes neiges. 

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 INTERVIEW 

“IL Y A URGENCE À AGIR !”

JEAN-PIERRE BARBIER
président du Département de l’Isère
 

Quels constats faites-vous suite aux Rendez-vous de la mobilité ?

Nous sommes allés dialoguer à Grenoble, à La Mure et à Bourgoin-Jallieu. Tous les territoires n’ont pas les mêmes besoins. On utilise sa voiture tous les jours ou presque dans la Bièvre, ce n’est pas le cas à Grenoble où le réseau de transport en commun est très important.

Cependant, nous avons remarqué que des constats étaient partout partagés : tout le monde souhaite aller vers plus de simplicité en matière notamment de tarification, de zonage… J’ai aussi noté le souhait que les déplacements prennent en compte tous les modes de transports : de la marche à pied à la voiture en passant par le vélo ou le car. Il ne faut pas les opposer mais les additionner : l’avenir est à la multimodalité.

Enfin, il y a la question des infrastructures : c’est notre préoccupation numéro un.

A quelles infrastructures faites-vous référence ?

A la ligne TER Lyon-Grenoble qui est vitale pour notre Département, à l’A480 et au Rondeau. La ligne TER est saturée et quand cette ligne tousse, c’est toute l’Isère qui est malade, tant cette liaison qui passe par La Verpillière, Bourgoin-Jallieu, La-Tour-du-Pin, Saint-André-le-Gaz et Voiron est cruciale…

Quant à l’A480 et au Rondeau, ces voiries sont scandaleuses. Elles génèrent une pollution dramatique et sont sans cesse embouteillées. Notre qualité de vie est atteinte et nous perdons des emplois à cause de cela. Il y a urgence à agir !

Les choses peuvent-elles évoluer ?

Je suis élu pour ça. Le plan de relance autoroutier national prévoit 300 millions d’euros d’argent privé pour changer l’A480 et le Rondeau. Partout ailleurs en France, on s’en réjouit. A Grenoble, la municipalité accueille ces investissements à coups d’avocats et de procès.

Cependant, nous travaillons avec l’Etat. J’espère que tout le monde reviendra à la raison et sortira des postures pour transformer cette voirie du XXe siècle en une route du XXIe siècle… Nous devons donner les premiers coups de pioches avant 2020.

Pour la ligne TER, nous travaillons déjà avec la Région. La solution la meilleure consisterait à créer une voie LGV (Ligne à grande vitesse) entre Lyon et Grenoble pour sortir les TGV du réseau actuel. C’est un projet au long terme mais nous allons lancer des études. Et nous travaillerons bien sûr pour améliorer la ligne TER.

 

REPÈRES

DÉPLACEMENTS :
LES CHANTIERS DU DÉPARTEMENT

 

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LES ANALYSES, LES SOLUTIONS...

GEORGES BURBA
PRÉSIDENT
DE LA CHAMBRE DES MÉTIERS ET DE L'ARTISANAT DE L'ISÈRE

"LE POINT NOIR, C'EST LA TRAVERSÉE DE L'AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE"

« Il y a 30 ans, on a raté le TGV. Nous avons maintenant une opportunité d’élargir enfin l’A480 et l’aménagement du carrefour du Rondeau. Il ne faut pas la louper ou ce sera la catastrophe pour nos entreprises du Sud-Isère ! », avertit Georges Burba. Pour le président de la Chambre des métiers et de l'artisanat, ces deux chantiers sont prioritaires pour désengorger l’agglomération grenobloise : ils figuraient déjà en tête des dix propositions du collectif « Stop bouchons », constitué en 2011 par les représentants du monde économique.

« Mais nous, chefs d’entreprise, on ne nous écoute pas. L’artisanat, c’est pourtant ce qui fait la richesse au quotidien. Et beaucoup d’entrepreneurs renoncent actuellement soit à traverser la ville, soit à prendre des chantiers dans le centre de Grenoble. »

PATRICE BELVÈGUE
SECRÉTAIRE
DE L’ASSOCIATION DAUPHINOISE DES USAGERS DU TRAIN (ADUT)

“FAVORISER LE TRANSPORT FERROVIAIRE”
 
“Nous avons les infrastructures et le matériel roulant. Mais le service n’est pas à la hauteur, ni en qualité ni en fiabilité.” 37 ans après sa création, avec 400 adhérents, le combat de l’ADUT pour promouvoir le train reste d’actualité !
 
Pour son secrétaire Patrice Belvègue, les promesses faites en 2012 par la SNCF n’ont pas été tenues. Depuis que la ligne express régionale Lyon/ Saint-André-le-Gaz/GrenobleChambéry a été officiellement reconnue parmi les dix lignes malades de France par le patron de la SNCF en janvier 2011, les trains peinent toujours autant à arriver à l’heure… quand ils ne sont pas supprimés !
 
“Sur six mois en 2016, on a eu 53 jours de grève. Et depuis avril, nous avons une réduction de l’offre aux heures de pointe due à un manque de conducteurs. Résultat, beaucoup d’usagers ont repris la route, en voiture ou en car alors qu’ils ont payé leur abonnement à l’avance.” Avec 25 000 voyages par jour dont 80 % d’abonnés, la liaison répond pourtant à un réel besoin.
 

BETTINA MANCLÉ
CONDUCTRICE DE CAR

"LE SERVICE SUR TOUTE LA LIGNE"

Conductrice polyvalente, Bettina Menclé, connaît bien le Nord-Isère : « Je roule sur toutes les lignes de car qui dépendent de mon dépôt », explique-t-elle.

De l’Isle-d’Abeau à Lyon, de Bourgoin-Jallieu à Vienne ou encore de Villefontaine à Pont-de-Chéruy, Bettina assure la desserte sur une dizaine de lignes, dont sept du réseau Transisère : « C’est varié et je côtoie un large public ».

Parmi les usagers les plus représentés : les collégiens – certaines lignes comptent 90 % de scolaires – et les travailleurs qui se rendent à Lyon. « Pour les scolaires, le car est souvent le seul moyen de transport possible. Les actifs, eux, empruntent les lignes express vers Lyon pour éviter de prendre leur voiture : moins de frais d’essence et d’entretien, moins de stress et de fatigue, du temps pour dormir ou lire… ».

Seul bémol : les bouchons à l’entrée de Lyon. « Avec une voie spéciale partagée comme sur l’autoroute de Grenoble, on gagnerait en rapidité ! »

MATHILDE DIOUDONNAT
DIRECTRICE
DE L'AGENCE DE MOBILITÉ DU NORD-ISÈRE

"PROMOUVOIR LES ALTERNATIVES A LA VOITURE SOLO"

Mises en relation de covoitureurs, aides à l’achat groupé de vélos électriques, formations vélo « remise en selle » pour se sentir plus à l’aise dans la circulation… L’Agence de mobilité du Nord-Isère, basée à La Tour-du-Pin, propose toute une palette d’actions pour inciter les habitants du Nord-Isère à choisir les modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle : covoiturage, vélo, bus, train, pédibus, modes de transport combinés…

« Les entreprises sont notre cible prioritaire car ce sont sur les déplacements domicile/travail que le potentiel de changement est le plus important », explique Mathilde Dioudonnat, la directrice. Créée en 2012, cette association financée par le Département, la Région, l’Europe et les intercommunalités, rayonne sur 109 communes du Nord-Isère. Elle intervient auprès du grand public, des entreprises, des écoles et des collectivités pour informer, sensibiliser conseiller… et faire changer les habitudes. 

CHRISTOPHE LABBÉ
CONDUCTEUR D’OPÉRATIONS CHEZ AREA
 
 
“AMÉLIORER L’A480”
 
Dans le cadre du Plan de relance autoroutier, l’État a confié à AREA, société concessionnaire en Isère des autoroutes A51 et A48, la concession et l’aménagement de l’A48 et de l’A480 dans la traversée de la métropole grenobloise entre Saint-Égrève et Claix. Le chantier est très attendu des Isérois.
 
Christophe Labbé, qui conduit les opérations, se veut confiant sur l’avancement du dossier : “Au-delà de l’amélioration des déplacements au cœur de la métropole, l’ambition pour AREA est de mieux intégrer l’infrastructure à l’urbanisation de la métropole, de protéger la ressource en eau et de limiter les nuisances sonores. C’est un chantier techniquement très complexe, en raison du contexte urbain et de la proximité du Drac. Mais le projet à l’étude se présente bien. Les investissements qui seront proposés, en parallèle au réaménagement du Rondeau qui est piloté par l’État, permettront de fluidifier le trafic routier de cette section enregistrant des niveaux très élevés.”
 

MAËL BOSSON
CO-FONDATEUR
D'EBIKELABS

"DÉMOCRATISER L'USAGE DU VÉLO ÉLECTRIQUE"

C’est à force de tomber en panne de batterie avec son vélo à assistance électrique (VAE) que cet expert grenoblois des systèmes embarqués a eu l’idée de développer en 2011 un logiciel calculant précisément la quantité d’énergie à prévoir pour arriver à destination : « Les constructeurs annoncent tous 50 km d’autonomie, mais cela varie beaucoup selon son poids, la distance à parcourir, le dénivelé et le modèle de vélo », explique Maël Bosson.

Pour en faire profiter le plus grand nombre et populariser l’usage du VAE — idéal pour les trajets supérieurs à 5 km ! —, il a créé, avec un associé, la société eBikeLabs en 2015 pour développer eBikeMaps, le « Trip advisor » du VAE.

Ce site, avec calculateur d’itinéraire, regroupe déjà une communauté de 3 500 utilisateurs de VAE et vise les 10 000 pour la fin 2016. En communiquant avec le vélo électrique, l’application eBikeMaps est capable d'adapter l’assistance à l’itinéraire pour éviter de tomber en panne de batterie.

Pour accélérer sa croissance et le développement du vélo électrique, eBikeLabs ouvre aujourd'hui son capital aux particuliers.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Publié le : 
09 septembre 2016