VOIRON

UNE SACRÉE VITALITÉ !

Territoires

Une église à deux flèches symbolise la capitale du pays voironnais. Mais aussi une liqueur, un chocolatier, un campus sportif, un commerce au dynamisme ancestral ou une célèbre marque de skis... Focus sur une petite ville de plus en plus attractive.

 

Par Corine Lacrampe

  • Aux portes de la Chartreuse, Voiron perpétue une longue tradition commerçante et industrielle.
  • La ville de Voiron

 

Tout à la fois porte de la Chartreuse et ville-centre du pays voironnais, Voiron regarde le sommet de la Grande Sure. 

Du haut de sa colline, Notre-Dame de la Vouise veille sur cette cité depuis 1868. Mais le paysage urbain voironnais le plus caractéristique se révèle lorsque que l'on descend l'avenue Jules Ravat, face à l'église Saint Bruno aux allures de cathédrale avec ses flèches dressées à 67 mètres de hauteur.

 

> HISTORIQUE ET MODERNE A LA FOIS

 

A Si Voiron compte 20 000 habitants, elle est liée à toute une population alentour, rurale et montagnarde. Les deux marchés hebdomadaires (mercredi et samedi matins) déplacent les producteurs fermiers locaux et une large clientèle, fidèle et exigeante.

Le commerce est une affaire sérieuse ici, depuis la traditionnelle foire de la Saint Martin, en novembre, qui perdure de siècle en siècle jusqu'aux commerces coquets du centre-ville. On vient aussi à Voiron pour ses équipements sportifs et culturels. 

Cette ville paisible valorise un centre traditionnel de charme tout en se développant en périphérie, avec des zones artisanales et commerciales. Le quartier de la gare, rénové, attend sa connexion avec celui des Caves de Chartreuse, en pleine restructuration. Et la première pierre du nouvel hôpital du Pays voironnais sera posée au printemps 2017, en face du campus de la Brunerie, avec une ouverture prévue à l'automne 2019.
 
Autre caractère voironnais : un dynamisme industriel fortement enraciné, avec des entrepreneurs et des industriels inspirés, héritiers d'une longue tradition. Aux entrepreneurs du tissage et aux papetiers des gorges de la Morge ont succédé les skis Rossignol, les connecteurs coaxiaux de Radiall ou encore les jouets Gueydon (aujourd'hui King Jouet). 
 
Au pied de leur montagne, les Voironnais n'ont pas froid aux yeux et se fédèrent pour garder à leur ville sa vitalité et son originalité. Mais quoiqu'il en soit de la modernité, Voiron demeure une ambassadrice de la Chartreuse, massif et liqueur confondus. Santé !
 

 

Site de Voiron

Site du pays Voironnais

VOIRON ET LE DÉPARTEMENT

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Julien Polat, maire de Voiron, et Anne Gérin, première adjointe au maire de Voreppe, sont les conseillers départementaux du canton de Voiron :

« Le Département est un partenaire déterminant pour la ville. Grâce à son soutien (2 millions d'euros), le projet du nouvel hôpital, enlisé depuis des années, est enfin sur des rails.

Autre grand projet aidé (1,9 million d'euros) la réhabilitation du site des Caves de Chartreuse qui va devenir à l'entrée de la ville un fleuron touristique majeur avec musée, boutique, restaurant gastronomique... » 

REPÈRES

QUELQUES CHIFFRES

  • 80 000 visiteurs par an pour les Caves de Chartreuse. 
  • 213 entreprises employant 1 983 salariés. 
  • 500 commerces. 
  • 50 activités sportives proposées. 
  • 5 établissements scolaires publics ou privés.

 

LE CANTON DE VOIRON

10 communes composent ce canton de 46 000 habitants. Les deux plus petites, Pommier-la-Placette et Saint-Julien-de-Raz, on fusionné au sein de la nouvelle commune de Sure-en-Chartreuse (1 000 habitants). Voiron compte pour sa part 20 000 habitants.

 

VOIRON EN IMAGES

Les deux flèches de l’église Saint-Bruno sur fond de Chartreuse.
L’intérieur de l’église Saint-Bruno.
Les deux marchés hebdomadaires, mercredi et samedi matins, attirent des consommateurs de tout le pays voironnais.
La maison Bonnat, chocolatier à Voiron depuis 1884.
La fontaine de la place de la République, à Voiron
Animations nocturnes, place Saint-Bruno.
  • Philippe Gouilleux en Vespa
  • Philippe Gouilleux

PORTRAIT

AVEC PHILIPPE GOUILLEUX EN VESPA

Retraité actif, Philippe Gouilleux a monté sa petite entreprise en 2014. Un succès. Pour quelques euros, il livre vos courses et vous véhicule à travers Voiron dans son triporteur Piaggio APE. Très pratique pour une course rapide en centre ville aux heures de pointe !

Après une carrière dans le commerce et l'hôtellerie, Philippe Gouilleux a eu du génie : « Les bus ne peuvent pas entrer dans le centre-ville, il y avait une place à prendre qu'il s'agisse d'acheminer les conducteurs depuis un parking, livrer des fleurs ou des pizzas, aller chercher les enfants à l'école, acheminer un couple âgé jusqu'au marché. Je vais aussi dans les villages alentour. »

Philippe Gouilleux s'adapte à toutes les demandes et c'est bien ce qui fait son succès. Sa gouille et sa gentillesse aussi.

Et c'est comme un air de tuk-tuk au pied de la Chartreuse. Pour les vacances, ce fou de Vespa, qui a déjà effectué 45 000 km avec son triporteur, passe les cols et participe à des rassemblements, comme l'été dernier à Saint Tropez. 

L’Express dauphi-noix :  06 81 83 66 69.
 
  • Marianne Berger 
  • Marianne Berger 

PORTRAIT

MARIANNE BERGER : LA COACH DES GRIMPEURS

Sur les hauteurs de Voiron, le campus sportif de la Brunerie (ex-Creps) abrite le pôle France d'escalade, discipline dans laquelle notre pays excelle. Normal que l'Isère avec ses montagnes et ses grimpeurs (c'est le département français qui compte le plus de licenciés en escalade) abrite ce pôle de formation de nos champions.

Depuis sa création en 2005, Marianne Berger, 41 ans, est en charge de l'entraînement et de la coordination de ce pôle : « Nous disposons de murs de haut niveau, à l'extérieur comme à l'intérieur, dans les trois disciplines : bloc, difficulté et vitesse. Notre mur extérieur pour la difficulté, technique et spectaculaire, attire des grimpeurs du monde entier. Nous venons, par exemple, de recevoir l'équipe du Japon en stage. C'est enrichissant.

Nos jeunes de l'équipe de France s'entrainent quotidiennement tout en étant scolarisés dans les établissements de Voiron, avec des horaires aménagés. »

Après leurs exploits en Chine en 2016, tous se préparent déjà pour les JO de Tokyo 2020.
 

 
  • mets in Voiron

VOIRON À LA LOUPE

METS D'IN VOIRON, LA GUINGUETTE LOCAVORE


Dans le centre-ville, au pied des arcades, une jolie roulotte propose à l'heure du déjeuner une cuisine fraîche à base de produits locaux dans une version éco-responsable du food truck. Avec un menu à moins de 10 euros, à emporter ou à manger sur place, la formule a ses fidèles.
 
Eline Burghoffer, la patronne, travaille avec les producteurs alentour et parcourt le marché de Voiron chaque semaine. Le menu (voir sur facebook) change tous les jours avec des gratins, des tians, des lasagnes, des mijotés, de bons plats familiaux, avec soupe en hiver et crudités en été.
 
Aux beaux jours, on s'installe sur le gazon fleuri, sous la tonnelle, qui ne ressemble plus à l'ancienne friche embellie par la Ville de Voiron après l'installation de la roulotte en 2014. Eline propose aussi la restauration sur des évènements privés, personnels ou professionnels.
 
Le camion reprend aussi la route pour quelques heures pour assurer la restauration lors d'évènements privés. Place des Arcades, ouvert du lundi au vendredi de 11 h à 14 h
 
 
Contacts : 07 50 45 23 79
 
 

ZOOM

UNE DESTINÉE GOURMANDE ET SPORTIVE


Antésite, les chocolats Bonnat et la liqueur de Chartreuse, trois produits d'excellence, participe à la réputation de Voiron. Depuis 1884, la famille Bonnat est l'une des rares en France à torréfier les fèves de cacao. Sa vitrine immuable décline tablettes de chocolat du monde et petits gâteaux irrésistibles.
 
La liqueur de Chartreuse, inventée par les pères Chartreux en 1737, est produite depuis 1935 à Voiron. La distillerie va déménager à Entre-Deux-Guiers, mais le vieillissement en barrique, dans la plus grande cave à liqueur au monde, et la vente resteront à Voiron. Ces entreprises sont membres de l'Union des entrepreneurs de la région, fondée en 1945, qui regroupe près de 190 entreprises pour plus de 10 000 salariés. 
 
Le sport est une autre composante locale majeure. Voiron a vu naître les skis Rossignol (1907), puis, le Centre régional d'éducation populaire et de sport (Creps), l'un des trois centres pionniers ouverts en France au milieu du siècle dernier pour former les professeurs de gym.
 
Après sa fermeture par l'Etat, un protocole fut signé, en 2010, avec le Pays Voironnais, pour créer le campus de la Brunerie, un espace boisé de 18 hectares équipé pour le sport de haut niveau.
 
Il accueille en résidence des athlètes du monde entier, le pôle France escalade, les pôles espoir badminton, basket-ball et VTT, assure la formation aux métiers du sport et de l'animation, et abrite un parc aventure ouvert à tous.
 
 

FIGURES D'ICI : CLIQUEZ SUR LES PHOTOS

Pierre-Emmanuel Munz est le dirigeant de Pil' Top, entreprise de BTP de 15 salariés installée dans la ZA des ex-tissages Paviot. Il est aussi vice-président de l'ancestrale et dynamique l'UNIRV (Union interprofessionnelle des entreprises de la région voironnaise).
Arsène Duval, 17 ans et Haut-savoyard, a rejoint le pôle France d'escalade de Voiron il y a trois ans. Champion du monde cadet en combiné (vitesse, difficulté, bloc), en Chine, en 2016, il vise déjà les J.O de Tokyo 2020.
Sandrine Cordier dirige la galerie Place à l'art au centre-ville de Voiron. Cette galerie d'art contemporain associative, ouverte en 2011, organise des expositions tous les mois avec des artistes régionaux ou internationaux comme Rémy Jammes, Dana Burns ou Evelyne Valériani.

RACINES

L'INVENTAIRE DU PATRIMOINE VOIRONNAIS


Depuis le printemps 2015, le Département et la communauté d'agglomération du Pays voironnais réalisent un inventaire patrimonial du secteur qui donnera lieu en septembre prochain à une exposition itinérante, des animations et une publication.
 
Concernant Voiron, les édifices religieux, la foire de la Saint-Martin (depuis 1360 !), les anciens tissages ou encore la Nat’, première école nationale professionnelle de France qui vient de fêter ses 130 ans et, aujourd'hui, le lycée polyvalent Ferdinand Buisson (1 000 élèves) sont à l'inventaire.
 
Mais aussi d'autres éléments moins attendus, dont quelque 90 tombes intéressantes du cimetière, et nombre de réalisations architecturales de style Art Déco, voire les séchoirs à noix !
 

VOIRON A LA LOUPE

L'ABSINTHE : UNE FAMILLE EN RESTAURATION


Dans le quartier de la mairie, cet établissement est une valeur sûre. Cosy et vivante, la brasserie l'Absinthe est un rendez-vous populaire les jours de marchés et les autres.
 
A cette adresse, qui accueillait déjà un bar au début du siècle dernier, officie depuis 2004 la famille Glain. Au fourneau, c'est Jean-Louis Glain, seul maître-restaurateur du pays voironnais.
 
Josiane, son épouse, Nicolas et Jean-Louis, leurs fils, sont au service comme Tatiana, également la belle-fille — sauf actuellement dans l'attente imminente de la naissance de son bébé. Charlotte, son autre belle-fille, l'aide en cuisine. Particulièrement pour les desserts.
 
Cette enseigne à l'ancienne est ouverte 7 jours sur 7, toute l'année. Chez les Glain, la marque de fabrique, c'est la tradition et beaucoup de travail. 
 
 
L'Absinthe : 27, rue du Mail ; 04 76 05 70 92.

VOIRON A LA LOUPE

DU YOGA A LA BANQUE DE FRANCE ?


C'est l'un des fleurons patrimoniaux du centre ville. Cette belle bâtisse bourgeoise flanquée de cèdres centenaires abritait la succursale locale de la Banque de France. Après sa fermeture en 2005, le domaine entra dans une longue léthargie.
 
Il fallut attendre son rachat, en 2015, par Jean-Pierre Vallon et Pascal Lorenté, dirigeants d’Abela Mutuelle, pour voir sa transformation, à l'issue de neuf mois de travaux, en un lieu dédié au bien-être et à la santé.
 
Les locaux d’Abela sont dans les étages. Au rez-de-chaussée s'est installé l'espace Planète Santé, dédié aux médecines naturelles : médecine chinoise, kinésiologie, sophrologie, réflexologie, diététique ou psychologie positive.
 
Ici œuvre une douzaine de professionnels de la médecine alternative. Au sous-sol, un espace de 250m2 est consacré aux disciplines sportives douces, yoga, pilates, cross training...
 
Et bientôt, un restaurant biologique et néanmoins gastronomique prendra également place dans l'ancienne banque. Que du bonheur et un nouveau patrimoine santé ! 
 

LA RECETTE

TARTE AUX NOIX DE GRENOBLE, GLAÇAGE A LA CHARTREUSE

Jean-Louis Glain, chef du restaurant l'Absinthe et maître-restaurateur à Voiron, propose, au nombre de ses desserts maison, cette tarte aux saveurs de terroir simple et délicieuse.
 
Pour dix personnes. Temps de préparation 15 mn, de cuisson 30 mn, de repos 30 mn.
 
Ingrédients
  • Une pâte sablée
  • 250 g de cerneaux de noix
  • 200 g de crème fraîche épaisse
  • 100 g de sucre de canne
  • Pour le glaçage : 
  • 150 g de sucre glace
  • 3 ou 4 cuillères à soupe de Chartreuse verte
Préparation
  • Faire préchauffer le four à 160°C.
  • Mixer grossièrement dans un blender les noix et le sucre. 
  • Mettre dans un saladier et incorporer à la spatule la crème fraîche. 
  • Beurrer et fariner un moule à tarte, étaler la pâte, la piquer avec une fourchette et la garnir avec la préparation. 
  • Enfourner durant une demi-heure à 180°C. Laisser refroidir. 
  • Pendant ce temps, préparer le glaçage en incorporant la Chartreuse au sucre glace à l'aide d'un fouet. 
  • Étaler le mélange sur la tarte à l'aide d'une spatule métallique. Laisser durcir le glaçage quelques minutes. Déguster. 
  • On peut accompagner cette tarte d'une crème anglaise dans laquelle on aura remplacé la vanille par de la Chartreuse. 
Publié le : 
03 mars 2017