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ils s'engagent

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  • Association L'outil en main ©DR
DU CŒUR À L’OUVRAGE
 
Par Sandrine Anselmetti

Artisans à la retraite, ils ont à cœur de transmettre leur savoir-faire et leur amour du travail bien fait aux jeunes générations. A Saint-Prim, en Pays roussillonnais, les bénévoles de l’association l’Outil en main, créée en 2005, initient les enfants de 9 à 14 ans aux métiers manuels.

Menuisier, maréchal-ferrant, serrurier, pâtissier-chocolatier… Au total, une dizaine de professions sont représentées.
 
« Ces gens de métiers font découvrir aux plus jeunes le geste juste, qui ne s’apprend pas dans les livres. C’est aussi un moment de partage, qui crée des liens entre les générations », souligne Marguerite Chevalier, présidente de l’association.
 

Transmettre la passion des métiers manuels
 

Les jeunes et les seniors se retrouvent ainsi en ateliers, le mercredi après-midi. « L’enfant développe sa dextérité manuelle, se découvre un talent, ressent la fierté de fabriquer quelque chose de ses mains… Pour certains, c’est un déclic, explique la présidente. Des élèves en décrochage scolaire reprennent confiance en eux, parfois jusqu’à finir chez les Compagnons du Tour de France ! ».

Une façon efficace de revaloriser les métiers manuels. Les retraités, de leur côté, se sentent utiles. Depuis 2005, plus d’une centaine d’enfants ont été accueillis.

L’Outil en main recherche actuellement des bénévoles : une nouvelle association devrait voir le jour en septembre, à Roussillon. En Isère, il en existe aussi une à La Flachère.

www.loutilenmain.fr - 06 12 06 87 38

 

  • Association Mémoire battante ©DR

PER NE PÀ ESOUBLIÀ !

Par Richard Juillet


Pour ne pas oublier... Chaque année, au printemps, les bénévoles de l’association Mémoire battante de Valjouffrey illustrent cette phrase issue de leur patois.

Ils taillent, creusent et plantent pour valoriser tout ce qui constitue le patrimoine naturel et matériel de cette petite commune de 158 habitants, située dans le Parc national des Ecrins.

Actuellement, c’est le canal d’alimentation de la microcentrale hydroélectrique des Ségoins, construite dans les années 1920 et située dans le hameau de la Chalp, qui mobilise leur énergie.

Un vestige industriel qu’ils restaurent patiemment comme, à proximité, l’ancienne scierie à lame battante et à roue à eau datant de 1905.

Ils valorisent la vallée de Valjouffrey

« Lorsque nous aurons achevé ces travaux, cet ensemble deviendra un éco-musée, précise Michel Goizet, le président de l’association. C’est le souhait de la mairie qui nous aide beaucoup. »

Quand ils ne sont plus au moulin, ils sont aux champs et entretiennent un verger de variétés anciennes de pommes et un jardin alpin.

Régulièrement aussi, ils organisent des animations festives pour faire découvrir leur vallée et les sentiers de randonnées.

Enfin, et toujours pour garder du lien social entre générations, ils ont remis au goût du jour le patois local qu’ils enseignent, notamment aux plus jeunes.

« Il faut entendre les écoliers chanter en patois, la Montagne, de Jean Ferrat. Tout un poème ! », conclut Michel Goizet.

www.memoire-battante.fr

  • Association Mcagd ©A. Breysse
RÉFUGIÉS ARMÉNIENS : 
LA CULTURE EN HÉRITAGE
 
Par Marion Frison

« Les Arméniens de Syrie sont persécutés par Daech comme les autres minorités chrétiennes ; de leur côté, ceux d’Arménie quittent leur pays pour des raisons économiques », rappelle Siranouche Khachatrian, présidente de la Maison de la culture arménienne de Grenoble et du Dauphiné.

 
Pour cette descendante de rescapés du génocide, dont les ancêtres ont trouvé refuge en France il y a 100 ans, l’histoire se répète. « Ces nouveaux réfugiés arrivent avec leurs coutumes. Nous les encourageons à respecter la France, et nous les accompagnons dans leur parcours d’intégration en les aidant dans leurs démarches administratives et en leur dispensant des cours de français », poursuit-elle.

Apprendre pour ne pas oublier
et transmettre 

Au-delà, l’association grenobloise, créée il y a 33 ans pour favoriser le regroupement de la diaspora arménienne du département, transmet aux jeunes l’héritage culturel arménien : littérature, poésie, danse, chant, cuisine…

Ses bénévoles  assurent 1 700 heures de cours par an, hors manifestations. « La perte de ces repères culturels, qui constituent l’identité même de notre communauté, signifierait sa disparition », estime Siranouche Khachatrian, qui, pour autant, refuse toute tentation communautariste, et favorise les partenariats interculturels.

« Nous devons nous connaître pour mieux nous comprendre et nous respecter. » Une opinion partagée par les 300 familles adhérentes de l’association.

www.mcagd.com - 04 76 48 59 38

 

Publié le : 
06 juin 2016