Ça s'explique

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INVESTIR DANS LA CULTURE : POURQUOI C'EST RENTABLE

Le Département de l’Isère est l’une des rares collectivités à augmenter son budget de la culture en 2016. Explications.

  • La restauration du patrimoine isérois – comme ici, la toiture du château de Vizille en 2015 – est source d’emplois non délocalisables © CDI

 

« L’accès à la culture partout et pour tous est une priorité du Département. » Patrick Curtaud, vice-président chargé de la culture et du patrimoine, traduit ce slogan en actes budgétaires : en 2016, quand la plupart des collectivités sacrifient la culture sur l’autel des restrictions, l’Isère a revalorisé de 12 % les moyens alloués à cette politique.

En plein marasme économique, c’est un vrai pari sur l’avenir. « La culture, le patrimoine, c’est ce que l’on va transmettre aux générations suivantes, qui va faire de la jeunesse des citoyens éclairés », affirmait récemment le président Jean-Pierre Barbier en évoquant le projet d’extension du Musée de la Résistance et de la Déportation à Grenoble.

L’enveloppe supplémentaire bénéficiera en effet aux musées départementaux (+ 200 000 euros cette année) mais aussi l’aide à la création (+ 200 000 euros), aux résidences artistiques dans les territoires (+ 74 000 euros), à la lecture publique (+ 100 000 euros), le festival Berlioz et la programmation des Allées chantent (+ 210 000 euros).

Le bâti ancien n’est pas été oublié non plus avec un programme de 5 millions d’euros sur trois ans pour le patrimoine de proximité privé ou communal dans le cadre du plan de relance. Le Département contribuera à la restauration de monuments historiques comme le château de Bressieux, la tour Perret à Grenoble ou l’abbaye de Saint-Antoine.

A court terme, ce sont des emplois garantis pour des entreprises souvent locales qui ont un vrai savoir-faire dans la restauration. Au-delà, l’investissement pourrait s’avérer rentable pour l’économie, le tourisme, et l’attractivité de nos territoires.

Patrick Curtaud, en tant que conseiller départemental de Vienne, a pu mesurer les retombées du festival de jazz sur le territoire de l’Isère rhodanienne (estimées en 2014 à 17 millions d’euros).

Mais il manquait encore à l’Isère un événement fédérateur qui soit à la mesure de son bouillonnement artistique et culturel et signe le territoire. La première étape de l’opération Paysage-paysages, qui se tiendra à l’automne, répond à cette ambition du Département. Et quelle plus belle carte de visite que nos somptueux payssages ?

Publié le : 
06 juin 2016