• Crédit photo : L. Martin/OT Lans-en-Vercors

Y'a du gaz !

Hors-série

Que l’on soit actif ou contemplatif, vu d’en haut, la terre est si petite ! Testez votre sang-froid…

Par Richard Juillet et Marion Frison

  • Crédit photo : L. Martin/OT Lans-en-Vercors

 

 

  • Crédit photo : OT Saint-Christophe-en-Oisans

VIA FERRATA
À SAINT-CHRISTOPHE-EN-OISANS

Aménagée en 1996, elle est, dit-on, la plus ancienne via ferrata ouverte au public en Isère, voire de l’Hexagone, et n’en reste pas moins l’une des plus prisées !

On la décrit comme aérienne, bruyante et difficile, du moins dans sa première partie. Pour la « dompter », pas besoin de posséder un bagage technique en alpinisme, mais une bonne condition physique est nécessaire comme la présence d’un guide.

Le parcours débute au Plan du lac. Accroché à la falaise, il surplombe pendant deux bonnes heures le torrent du Vénéon et son infernal brouhaha, avec une séquence frisson en prime : une passerelle suspendue de 15 mètres de longueur !

La seconde partie, accessible à partir de 8 ans, ne nécessite pas d’encadrement et débute au lieu-dit le Banchet. Le retour s’effectue par la route, mais les puristes vont généralement jusqu’à Saint-Christophe pour prendre le sentier des Granges, un peu plus long certes mais beaucoup plus sympa pour revenir au Plan du lac.

Quant au matériel, casque, baudrier et longes, vous le trouvez en location chez Vénéon eaux vives (15 euros environ). Il existe une cinquantaine de via ferratas et de via cordas en Isère.

www.berarde.com - 04 76 80 50 01
Vénéon eaux vives : www rafting-veneon.com - 04 76 80 23 99
Guides de La Bérarde : www.guidesberarde.com - 04 76 79 54 83

HIGHLINE
À LANS-EN VERCORS

« Ce sont de grands malades ! Rien qu’à voir la vidéo de l’an passé, j’en ai les mains moites ! »

Jusqu'au 10 juillet, la station de Lans-en-Vercors va accueillir, pour la 3e année consécutive, la Marmotte highline project (MHP), un événement extrême, dédié à la pratique de la highline, cette sangle molle tendue entre deux points que l’on parcourt à différentes hauteurs, le plus souvent pieds nus.

Comme l’an passé, le spot de ce grand rassemblement international de highliners se situe à une demi-heure de marche de Lans-en-Vercors, au plateau des Ramées, où seront installées une vingtaine de highlines de longueurs différentes — de 15 à 350 mètres —, avec une exposition au vide de 15 à… 300 mètres ! Vertige garanti.

Ce festival est organisé par l’association grenobloise, C’est slack…er Bon, avec le soutien de la commune de Lans-en-Vercors et de son office de tourisme.

Il vous donnera l’occasion de voir évoluer de nombreux « voltigeurs des cimes », détenteurs de records du monde comme Nathan Paulin — il vient de réaliser une highline de 1 020 mètres de long et de 600 mètres de haut ! —, Samuel Volery ou encore Mimi Guesdon, qui a accepté de parrainer cette édition.

Les débutants et curieux sont aussi les bienvenus. Au programme : séances d’initiation, stands d’exposants, apéro-concerts… Attention toutefois à ne pas trop vous griser : du haut des falaises de Lans-en-Vercors, la terre est si petite.

www.facebook.com/marmottehighlineproject
www.lansenvercors.fr

Le reportage de Télégrenoble

 

  • Crédit photo : Cepg

TANDEM-PARACHUTE
À SAINT-ETIENNE-DE-SAINT-GEOIRS

L’avion décolle de l’aéroport de Grenoble-Isère et entame une montée de 20 minutes. Le temps d’apprécier la vue sur le massif des Alpes, du Trièves aux Aiguilles d’Arves, et même d’apercevoir le mont Ventoux par temps clair.

Le temps aussi d’arrimer solidement son harnais à celui de son moniteur et de se répéter mentalement les consignes pour la sortie de l’avion : « Replier les jambes sous la carlingue, se cambrer au maximum… »

La porte s’ouvre, le vent hurle, un air froid vous saisit. A 4 000 mètres d’altitude, la température est inférieure de 20° à celle du sol. Go !

C’est parti pour 45 secondes de chute libre, à plat ventre, à une vitesse de 200 km/h. Montée d’adrénaline garantie !

Le panorama est grandiose. 2 500 mètres plus bas, le parachute s’ouvre d’un coup sec, donnant l’impression de remonter.

« Simple illusion liée à la décélération. Car la vitesse de chute passe de 200 km/h à 15 km/h en trois secondes », explique le moniteur, avant de vous céder les commandes pour une initiation au pilotage.

La descente se poursuit tranquillement sous voile, pendant six à sept minutes. Après un dernier virage, c’est déjà le contact avec le sol.

Reste le souvenir d’émotions intenses. Et une furieuse envie de recommencer.

Jusqu’au 27 novembre, tous les week-ends et jours fériés. A partir de 270 euros. Sur réservation.

www.parachutisme38.fr - 06 47 74 13 68

Publié le : 
07 juillet 2016