SPORT, SOCIÉTÉ

ET SOLIDARITÉ

Education, Sport, Société et Solidarités

MARTINE KOHLY
vice-présidente du Département chargée du sport, de la jeunesse, de la vie associative et du devoir de mémoire


SPORT : L'ISÈRE SUR LES PODIUMS
 

Le Département, qui consacre chaque année 8,4 millions d’euros à l’agriculture, veut renforcer les filières agricoles en développant les circuits courts et en assurant une meilleure promotion des produits locaux. Objectif : permettre aux agriculteurs de vivre de leur activité.
 
« Par son caractère universel, le sport réunit des personnes d’origines culturelles très différentes. C’est un excellent rempart contre les préjugés et les discriminations”, rappelle Martine Kohly, vice-présidente du Département chargée du sport, de la jeunesse, de la vie associative et du devoir de mémoire.
 
Parce que le sport est source de bien-être pour tous et à tout âge, le Département le place au cœur de ses priorités. Les jeunes sont les premiers concernés. Un travail de fond est mené dans les collèges, notamment par le financement de nombreuses activités telles que le ski, la randonnée ou la spéléologie, l’escalade, la course d’orientation.

 

> TOUJOURS MIEUX, PLUS LOIN ET PLUS HAUT !

 

Pour plus d’efficacité, le Département prend le haut-niveau comme levier. “C’est prouvé, les athlètes donnent l’exemple ! Ils favorisent l’accès à la pratique sportive des jeunes”, explique Martine Kohly.
 
Ainsi, deux sportifs médaillés olympiques, Mélina Robert-Michon et David Smétanine, ont été missionnés pour sensibiliser les collégiens aux valeurs de l’olympisme et du sport en général. Le Département a ainsi profité du 50e anniversaire des JO de Grenoble pour faire découvrir des disciplines olympiques à des jeunes qui en sont éloignés. En 2019, le même type d’opération sera renouvelé à l’occasion de la Coupe du monde de football féminin, avec un tournoi dans les collèges et une finale au Stade des Alpes de Grenoble pour promouvoir l’égalité femmes-hommes dans les sports dits masculins.
 
Dans le même esprit, le Département conforte sa politique sportive auprès des clubs phares et des comités départementaux. “Ils portent très haut les valeurs du sport et nous devons les encourager” rajoute Martine Kohly.
Autre volonté, soutenir les collectivités dans la réalisation d’infrastructures sportives au plus près des Isérois. Parmi les actions phares, un grand plan piscine avec à la clé, six nouveaux équipements nautiques dans des secteurs en carence.
 
Les sports de nature sont aussi grandement encouragés. Avec 1 700 kilomètres de pistes de ski, 9 000 kilomètres d’itinéraires de sentiers de randonnée, l’Isère également terre de trail, est un formidable terrain de jeu. Le Département veut s’appuyer sur les nouvelles technologies pour inculquer la culture du sport au plus grand nombre. Un site Web répertorie l’ensemble des activités proposées en Isère avec des guides topographiques à télécharger.
 
Les activités extérieures doivent aussi pouvoir être pratiquées en toute sécurité. Pour cela, le Département mène un travail pédagogique dans les massifs, où il rassemble les éleveurs, les chasseurs, les acteurs économiques, les pratiquants et organisateurs d’activités « outdoor » afin d’anticiper les problèmes par une communication appropriée.
 
Le sport, c’est aussi un moyen de rester en forme très longtemps. À ce titre, le Département se déplace avec son stand Sport santé dans les collèges et sur des événements pour faire découvrir des activités nature de manière virtuelle et donner envie de se rendre sur le terrain.
À vos marques, prêts, partez !

 

 REPÈRES 

LE SPORT EN CHIFFRES
  • 6 millions d'euros en 2018
  • 2,4 millions d'euros pour les actions sportives éducatives
  • 740 000 euros pour les sports nature
  • 100 000 euros pour les stand itinérant sur le sport 

UN PLAN PISCINE

  • De 1 million d'euros par projet. L'état ajoute 1 million supplémentaire

 ZOOM 

SPORT, BÉNÉVOLAT : C'EST UN ÉTATT D'ESPRIT 

Dès mars 2016, le Département a voté un plan de 600 000 euros pour la jeunesse et la citoyenneté.

Parmi les mesures-phares, la promotion du bénévolat et la mise en place d’un site Internet pour mieux trouver où s’engager www.iserebenevolat.fr.

 

MAGALI GUILLOT
vice-présidente du Département déléguée à la santé


MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR

 
Le Département veut permettre aux Isérois de rester en forme à tous les âges de la vie. Depuis 2015, un effort sans précédent est engagé pour garantir une offre de soins pour tous et partout. L’accent est aussi mis sur la prévention.
 
Même si ce n’est pas une compétence obligatoire des Départements, en Isère, la santé passe au premier plan. “Le maître mot de notre action est la prévention. Pour cela, nous avons décidé d’aborder la santé par le sport, la protection maternelle et infantile, mais aussi à travers notre politique autonomie”, explique Magali Guillot, vice-présidente du Département déléguée à la santé.
 
Grande priorité, répartir équitablement la couverture médicale sur tout le Département. Avec dix généralistes pour 10 000 habitants, l’Isère est l’un des territoires français où l’offre de soins est la plus importante. Pourtant certains habitants peinent à trouver un médecin. C’est le cas dans les territoires de montagne, comme le Trièves mais aussi dans la plaine de Bièvre, où l’on compte moins de sept médecins pour 10 000 habitants. “Nous ne voulons pas que certains secteurs deviennent de véritables déserts médicaux. Il faut agir dès maintenant pour éviter de réels problèmes d’ici dix ans”, souligne Magali Guillot.
 
Pour faire face, le Département attribue une bourse de 56 000 euros aux étudiants qui s’engagent à s’installer dans les deux années dans un territoire à faible densité médicale pour au moins deux ans. Un coup de pouce de 10 000 euros est aussi attribué à tout nouveau généraliste venant s’installer dans un secteur qui en a besoin. Objectif : convaincre 60 médecins d’ici à trois ans.
 

 

> AMÉLIORER L’OFFRE DE SOINS

 

Deuxième axe fort, développer des mesures de protection contre les maladies virales et mieux dépister les cancers. À ce titre, le Département a renouvelé sa convention avec l’Agence régionale de santé pour lutter contre la tuberculose, promouvoir la vaccination et dépister les cancers du sein, du côlon et du col utérin. Parmi les actions-phares, le lancement d’un grand plan d’actions pour inciter les jeunes filles à se faire vacciner contre les infections à papillo-mavirus humain (HPV). 
 
Il existe aujourd’hui un vaccin efficace pour lutter contre ce virus, principal responsable du cancer du col de l’utérus, mais qui reste très peu utilisé en France comme en Isère. “Or, la santé est ce qu’il y a de plus précieux dans la vie. Nous faisons le maximum pour protéger tous les Isérois des maladies”, conclut Magali Guillot.

 

 ZOOM 

CANCER : LE DÉPISTAGE POUR TOUS LES ISÉROIS

L’Isère fait partie des six premiers Départements à s’être lancés, dès 1990, dans le dépistage organisé des cancers du sein, du côlon et du col de l’utérus. Ce programme a été délégué à l’Office de lutte contre le cancer, financé à hauteur de 290 000 euros par an par le Département. Pourtant, beaucoup d’Iséroises et d’Isérois restent éloignés du dépistage en raison de leur fragilité physique, sociale ou psychologique, avec des risques de mortalité plus importants. 
 
Fort de ce constat, le Département a développé, en 2017, un partenariat avec l’Association familiale de l’Isère pour personnes handicapées (AFIPH) pour mieux sensibiliser les personnes en situation de handicap à l’intérêt du dépistage. Des actions sont aussi menées en direction des publics en grande précarité, en collaboration avec les médecins et les travailleurs sociaux.
 
 

LAURA BONNEFOY
vice-présidente du Département chargée de la dépendance et du handicap


MIEUX ÉPAULER LES PERSONNES EN PERTE D’AUTONOMIE

 
Depuis 2015, le Département a lancé un grand programme d’investissement pour permettre de vivre chez soi le plus longtemps possible, quels que soient l’âge, le handicap ou la maladie.
 
Même si les chiffres varient selon les sources, aucun scénario ne remet en cause ce pronostic. D’ici à 2030, le nombre d’Isérois âgés de plus de 85 ans va tripler et celui de patients atteints de pathologies chroniques va plus que doubler. Une question se pose alors quant à l’accompagnement de ces personnes et au maintien de leur qualité de vie.
 
Depuis 2015, l’Isère a pris les devants avec, parmi les mesures les plus innovantes, la mise en place d’IsèreADOM, un bouquet de services permettant aux personnes en perte d’autonomie d’être épaulées quasiment 24 h/24 et sept jours sur sept. “C’est l’un des plus grands chantiers de cette mandature, explique Laura Bonnefoy. Ce dispositif est destiné à toutes les personnes fragilisées par l’âge, le handicap ou la maladie, mais aussi aux proches aidants ainsi qu’aux professionnels de l’autonomie.” 
 
Soucieux d’offrir à tous une même qualité d’accompagnement, le Département a également engagé, en 2016, un véritable « plan Marshall » doté de 10 millions d’euros supplémentaires pour aider les maisons de retraite, tant publiques que privées, à se moderniser et à offrir de meilleures conditions d’accueil.
 

 

> DES MAISONS DE RETRAITE HUMANISÉES

 

Avec le président Jean-Pierre Barbier, nous avons visité de nombreux établissements, dont certains sont dans un triste état : chambres avec trois lits, sans douches ni toilettes, locaux insalubres… D’autre part, beaucoup ne sont pas adaptés à la prise en charge des lourdes pathologies. Les premiers à en pâtir sont les résidents, leurs familles, mais aussi les professionnels qui travaillent parfois dans des situations difficiles”, déplore Laura Bonnefoy.
Dans le même esprit, et c’est une grande première, le Département a décidé de subventionner les résidences autonomie (les ex-foyers logements) qui veulent se restructurer et s’agrandir pour pouvoir accueillir davantage de personnes moyennement dépendantes.
 
Enfin, dernier axe fort, l’instauration, depuis le 1er avril dernier, d’une nouvelle tarification pour les services d’aide à domicile qui interviennent auprès des personnes en perte d’autonomie. “L’objectif est d’offrir un choix plus large aux bénéficiaires, mais aussi d’allouer des moyens supplémentaires aux prestataires qui s’engagent à accepter des accompagnements plus complexes”, poursuit Laura Bonnefoy. Des mesures humaines et modernes qui permettent aux personnes fragilisées d’être mieux accompagnées, quel que soit leur choix de résidence.
 

 

 REPÈRES 

SIX ACTIONS CONCRÈTES

  • Un plan seniors pour retarder la perte d’autonomie : adaptation du logement au vieillissement, ateliers mémoire, gymnastique, stimulation cognitive…
  • L’ouverture de deux plateformes Internet : l’une pour faire sa demande d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) en ligne et l’autre pour rechercher une maison de retraite adaptée à ses besoins et à son budget.
  • Un plan de 10 millions d’euros supplémentaires pour aider les maisons de retraite à se moderniser et à s’agrandir.
  • La création de 1 400 places dans les établissements qui reçoivent des personnes âgées dépendantes et des personnes en situation de handicap…
  • Une nouvelle tarification pour les services prestataires d’aide à domicile.
  • IsèreADOM : enfin du concret ! Depuis novembre 2017, ce dispositif est testé auprès de 1 200 personnes dans son volet accompagnement.
 

 

ANNE GÉRIN
vice-présidente du Département chargée des actions de solidarité et de l’insertion


POUR UN RETOUR RÉUSSI VERS L’EMPLOI

 
Depuis 2016, le Département de l’Isère expérimente le principe de « réciprocité » pour les allocataires du RSA. D’autres mesures ont aussi été mises en place pour favoriser le retour à l’emploi.
 
Les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) ont des droits, mais aussi des devoirs. Ainsi, en contrepartie de leur allocation et conformément à la loi, ils doivent signer un contrat d’engagement avec le Département les obligeant à effectuer des démarches pour retrouver un emploi : suivre une formation, chercher un logement, passer le permis de conduire, prendre sa santé en main… Or, en 2015, seulement 40 % des allocataires avaient signé un contrat.
 
“Ce chiffre n’était pas acceptable. Nous avons alors voulu davantage responsabiliser les allocataires afin qu’ils respectent ce contrat. Résultat, en deux ans, nous avons doublé le taux de contractualisation”, se réjouit Anne Gérin en charge de cette politique.
 

 

> RÉCIPROCITÉ ET CONTRÔLE

 

Actuellement, l’Isère compte 23 770 allocataires du RSA, dont près de la moitié le sont depuis au moins trois ans. Pour Anne Gérin,“cette situation est tout aussi inacceptable ! Nous avons un devoir vis-à-vis des allocataires en les aidant à se réinsérer professionnellement, mais aussi à l’égard des Isérois qui nous demandent des comptes quant au coût et à l’intérêt de ce dispositif”.
 
Pour le Département, qui consacre 139 millions d’euros à cette allocation de solidarité, cette double volonté s’est traduite par deux grandes mesures qui ont fait débat. La plus emblématique fut la mise en place du principe de réciprocité pour toute personne percevant le RSA. “L’idée n’est pas de stigmatiser les bénéficiaires, mais au contraire de leur redonner confiance en valorisant leurs compétences dans une action citoyenne de leur choix. C’est du gagnant-gagnant. Ils perçoivent une aide et, en échange, offrent quelques heures à une association tout en sortant de leur isolement”, poursuit Anne Gérin.
 
Autre action-phare, la création d’une cellule de lutte contre la fraude. Depuis 2016, le Département a recruté quatre contrôleurs pour s’assurer que les personnes reçoivent les aides auxquelles elles ont droit. “Là encore, il ne s’agit pas d’une mesure répressive, mais d’appliquer simplement la loi. Nous voulons réserver le RSA aux personnes qui en ont réellement besoin.” Mené en collaboration avec la Caisse d’allocations familiales, ce travail a déjà porté ses fruits puisqu’il a permis de détecter, en un an, près de 4 millions d’euros d’indus frauduleux !
 
Enfin, le Département s’est rapproché des entreprises intervenant dans les marchés publics pour faciliter l’embauche d’allocataires RSA. “Avec nos clauses sociales, nous permettons à ces personnes de reprendre pied dans le monde du travail”, conclut Anne Gérin. Soixante-dix contrats d’insertion ont été signés à ce jour.

 

 ZOOM 

INSERTION : LES GRANDS CHANTIERS 2015-2018

  • 2015 : adoption du principe de réciprocité pour les personnes percevant le RSA. En 2016, une expérimentation a été menée dans le Trièves, à Pont-de-Claix et à Bourgoin-Jallieu. Près de 400 personnes ont adhéré au dispositif et seulement 3 % de refus ont été enregistrés.
  • 2016 : mise en place d’une cellule de contrôle du RSA.
  • 2018 : signature d’une convention avec l’État visant à développer les Parcours Emploi Compétence (ex-contrats aidés) vers les associations œuvrant dans le champs des compétences du Département ou vers les entreprises.
 
 

 

SANDRINE MARTIN-GRAND
vice-présidente du Département chargée de l’enfance, de la famille et de la santé


LA FAMILLE ET LES ENFANTS D’ABORD !

 
La famille est la première clé de l’épanouissement. Pour aider les parents à accomplir leur mission ou à dénouer des situations complexes, le Département agit sur tous les fronts.
 
L’enfance est la période où tout se joue. Le rôle éducatif étant décisif, le Département met tout en œuvre pour soutenir les parents dans l’exercice de leur parentalité. “Dès son investiture, Jean-Pierre Barbier a souligné sa volonté d’accompagner les familles dans toutes les étapes de la vie, rappelle Sandrine Martin-Grand, vice-présidente du Département chargée de l’enfance, de la famille et de la santé.
 
Première volonté : soutenir davantage les crèches et haltes-garderies. “Avant notre arrivée, ces établissements étaient malmenés, avec des risques de fermeture pour beaucoup d’entre eux”, regrette Sandrine Martin-Grand. Avec la caisse d’allocations familiales, le Département a décidé d’aider financièrement tous ceux qui rencontrent des difficultés
 

 

> PROTÉGER LES ENFANTS DE TOUTES LES FAMILLES

 

Autre objectif : aider les familles à prendre en charge les enfants en situation de handicap avec des conditions d’accueil adaptées. Ainsi, la formation du personnel, l’achat de matériel et la création d’espaces spécifiques sont désormais subventionnés.
 
Le Département a aussi mis en place une nouvelle organisation visant à prévenir les difficultés auxquelles les parents peuvent être confrontés : décrochage scolaire, fugue, conflit… “En tant que chef de file de la protection de l’enfance en danger, nous voulons repérer au plus tôt les risques de défaillance pour intervenir avant que la situation ne dégénère et éviter ainsi un placement”, poursuit Sandrine Martin-Grand. Pour cela, tous les partenaires du Département vont être sollicités (protection maternelle et infantile, éducation nationale, milieu sportif et associatif…) pour proposer des solutions au cas par cas : aide éducative, hébergement temporaire dans un internat…
 
Dans le cadre de leur mission de protection l’enfance, les Départements se sont vus confier par l’Etat la prise en charge des mineurs isolés étrangers ou mineurs non accompagnés (MNA). En Isère, nous sommes passés de 140 MNA pris en charge jusqu’en 2015 à 1 240 aujourd’hui. Pour faire face à cette obligation de prise en charge, le Département a dû augmenter son budget de 3,7 millions d’euros en 2015 à 14,2 millions d’euros en 2018 afin de créer des places supplémentaires d’accueil. Et le rythme des arrivées ne cesse d’augmenter.
 
« Le gouvernement s’est engagé à prendre en charge ou à accompagner financièrement et matériellement les Départements dans la prise en charge de ces mineurs dont l’augmentation constante depuis 2015 est une conséquence de la politique migratoire. Aussi, nous attendons des réponses précises, des financements mais aussi des modifications législatives afin de maîtriser ces arrivées et ne pas mettre en péril l’ensemble du dispositif de protection de l’enfance en danger. Car notre mission, c’est bien d’accompagner les 6 500 jeunes confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance en Isère. » conclut Sandrine Martin-Grand.

 

 REPÈRES 

  • L’Isère compte 375 établissements d’accueil pour les enfants de 3 mois à 3 ans correspondant à 9 064 places.
  • Depuis 2016, le Département a aidé 313 établissements d’accueil de jeunes enfants pour un montant total de 825 247 euros : 191 373 euros au titre du handicap et 633 874 euros pour la qualité de l’accueil.
  • Ces trois dernières années, le Département a aidé 31 établissements d’accueil de jeunes enfants en difficulté pour un montant total de 272 545 euros.
  • En 2017, 2 990 enfants ont été concernés par une information préoccupante et signalés aux services du Département.
  • En 2017, 6 500 jeunes ont été pris en charge dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance.
 

 

CATHY SIMON
vice-présidente du Département chargée des collèges et des équipements scolaires


DES COLLÈGES POUR RÉUSSIR

 

Le Département met tout en œuvre pour que le collège devienne un lieu moderne et agréable où l’on apprend à devenir responsable et citoyen. En Isère, tous les établissements sont traités sur un pied d’égalité.

 

Fini les collèges avec des salles de sciences au quatrième étage sans ascenseur où l’on écrivait au tableau noir avec des craies. Responsable de l’entretien des collèges et de la restauration des collégiens, le Département de l’Isère a lancé en 2015 un plan de 221 millions d’euros pour rénover ou construire 42 établissements en six ans. “Avec le président, Jean-Pierre  Barbier,  nous  avons  visité  de nombreux collèges, dont certains dataient des années 1970 et n’avaient pas été rénovés depuis leur construction”, explique Cathy Simon.

Pour combler ce retard, le Département a engagé un programme de restructuration dans 42 établissements, où les besoins étaient plus que nécessaires. Parmi les priorités : l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, la lutte contre la précarité énergétique, mais aussi des aménagements pour rendre les bâtiments plus confortables et ergonomiques offrant ainsi de meilleures conditions de travail aux élèves comme aux enseignants.

 

> FORMER LES ADULTES DE DEMAIN

 

Autre priorité, la sécurité qui est une préoccupation majeure. Dans un contexte d’incivilités croissantes et de menace terroriste, le Département entend protéger ses établissements.

Un diagnostic est en cours pour vérifier que tous les collèges sont sécurisés comme il se doit. À chaque fois, une alarme anti-intrusion est installée et les accès extérieurs renforcés si besoin. Un système de vidéo-protection est proposé à la demande.

Le Département veut aussi développer le sens de la responsabilité chez la jeune génération. “Les collégiens seront sur le marché du travail demain. À  leur  tour, ils auront des enfants. Nous voulons leur inculquer les règles de la République et un certain nombre de valeurs, comme la citoyenneté, le respect des autres et de l’environnement.”

En 2016, le Département a donc lancé le Pass isérois du collégien citoyen (PICC) pour aider financièrement et  techniquement les établissements qui ont des projets éducatifs dans des domaines aussi divers que le sport, la culture, l’écoresponsabilité, la découverte des métiers et des filières porteuses, l’éducation aux médias et à la santé. La lutte contre le gaspillage alimentaire est aussi vivement encouragée.

Enfin, le développement du numérique. “Pour obtenir de bons résultats scolaires, nous devons entrer dans le monde de l’élève qui est celui de l’écran. Or, des inégalités persistent entre ceux qui ont des tablettes et des ordinateurs et les plus défavorisés, qui, faute de moyens, n’en ont pas”, poursuit Cathy Simon.

En trois ans, le Département a équipé 12 000 élèves en tablettes numériques dans 34 établissements. L’efficacité du dispositif doit être évaluée par le Département et l’Education nationale, laquelle décidera de la poursuite ou de l’arrêt du dispositif.

 REPÈRES 

  • 221 millions d’euros pour rénover ou construire 42 collèges et assurer la maintenance de collèges isérois d’ici à 2021.
  • Tous les collèges accessibles aux personnes à mobilité réduite en 2024.
  • 657 actions éducatives financées via le Pass isérois du collégien citoyen (PICC).
  • 12 000 tablettes numériques déployées dans 34 établissements pour un montant total de 5 millions d’euros.
  • 53 collèges raccordés au très haut débit.
  • 100 % des collèges sécurisés d’ici à 2021.

 REPÈRES 

LE TOURISME, MOTEUR ÉCONOMIQUE DE L’ISÈRE
  • 20,5 millions de nuitées annuelles dont 60 % des nuitées touristiques en montagne.
  • Dépenses/jour en milieu rural : 34 euros.
  • Dépenses/jour en station de sports d’hiver : 75 euros.
  • Chiffre d’affaires généré par les entreprises touristiques : 2 milliards d’euros en 2017.
  • Près de 19 000 emplois salariés (5,6 % de l’emploi salarié total).

 

CHANTAL CARLIOZ
vice-présidente du Département chargée du tourisme, de la montagne et des stations, présidente d’Isère Tourisme


LE TOURISME, CLÉ DE L’ATTRACTIVITÉ

 
Isère Mag : Lors des 50 ans de l’aéroport de Grenoble-Isère, Jean- Pierre Barbier a confié  à  Isère  Tourisme le pilotage de la démarche d’attractivité de l’Isère. Quels sont les enjeux ?
 
Chantal Carlioz : Renforcer la notoriété de l’Isère en France et à l’étranger, valoriser les grands événements sportifs et culturels, promouvoir nos produits agricoles, développer la fréquentation touristique en plaine et en montagne des clientèles française et internationale… voilà les enjeux de la démarche d’attractivité globale identifiée par la marque Alpes is(H)ere.
 
 
I.M. : Quels sont les grands chantiers touristiques en cours ?
 
C.C. : Nous accompagnons près d’une cinquantaine de projets de développement et de modernisation touristiques en plaine et en montagne. Dans le sud de l’Isère, nous avons relancé le Petit Train de La Mure, premier train électrique en France, qui devrait reprendre du service en 2020 : nous attendons 120 000 visiteurs chaque année. 
 
Nous poussons aussi fortement le cyclotourisme (ViaRhôna, V63…) et le vélo à assistance électrique qui sont de plus en plus pratiqués. Déjà pionnière de l’énergie électrique au XXe siècle avec l’hydroélectricité, l’Isère souhaite devenir leader en France sur cette pratique en plein essor. 
 
Côté Isère rhodanienne, nous misons sur le développement de l’accueil de croisières à Vienne. Port fluvial de premier ordre sur le Rhône, il doit répondre aux nouvelles attentes des clientèles internationales ; une formidable opportunité pour valoriser l’offre culturelle, la gastronomie et la richesse de ses vins. On sait que la gastronomie est une valeur sûre pour attirer les touristes.
 
 
I. M. : Et pour le futur ?
 
C.C. : Aujourd’hui, les touristes veulent découvrir non seulement un territoire, mais vivre des expériences uniques… Nous accompagnons les professionnels du tourisme et les territoires dans cette évolution, qui s’appuie fortement sur l’usage des technologies numériques. Nous travaillons ainsi sur une plateforme innovante qui assurera la mise sur le marché des meilleures expériences du territoire.
 
L’autre challenge, c’est de faire venir des touristes toute l’année dans nos stations de montagne, où se concentrent 60 % des nuitées touristiques du département. Nous avons présenté en avril dernier au salon Mountain Planet une réflexion avec 75 experts sur la station du futur : les nouveaux usages de la montagne, la mobilité, l’architecture, l’énergie… Cette démarche va permettre d’expérimenter de nouvelles offres aux quatre saisons.
 
Le Département accorde 3 millions d’euros d’aides à l’investissement touristique par an dans le cadre des contrats de performance des Alpes de l’Isère (CPAI) qui ont permis la sécurisation de l’enneigement des stations, la rénovation des équipements de loisirs, le développement de produits innovants et l’embellissement des villages. Pour un euro investi par le département de l’Isère, ce sont six euros 25 qui ont été investis par les maîtres d’ouvrage !
 
Nous avons entre autres atouts notre aéroport isérois qui est la véritable porte d’entrée, à l’international, de nos stations alpines. C’est un véritable atout d’avenir pour notre département. Avec une volonté politique et de l’ambition, on peut déplacer des montagnes !
 

 

PATRICK CURTAUD
vice-président du Département chargé de la culture, du patrimoine et de la coopération décentralisée, président de l’Aida


LA CULTURE : PARTOUT ET POUR TOUS

 
Investir dans la culture est essentiel pour la transmission de nos valeurs. La culture est aussi l’un des atouts pour l’attractivité de l’Isère.
 
La culture partout et pour tous : pour le Département, ce n’est pas qu’un slogan, mais des chiffres et des actions. Depuis 2015, le budget dédié à la culture et au patrimoine a ainsi été augmenté de près de 55 % (18 millions d’euros en 2015, 28 millions en 2018) – après une baisse de près de 30 % entre 2009 et 2013 ! La culture en Isère, ce n’est pas la cerise sur le gâteau, c’est plutôt… un plat de résistance, qui nourrit non seulement l’esprit, mais aussi tout le corps.
 
“La culture est fondamentale pour la construction d’un individu, au même titre que l’éducation. C’est un moyen de lutter contre l’obscurantisme et les extrémismes de tous bords, de transmettre les valeurs de notre démocratie”, rappelle Patrick Curtaud, vice-président chargé de la culture, du patrimoine et de la coopération décentralisée. 
 
Avec son vivier impressionnant de créateurs, 50 festivals, 80 conservatoires et écoles de musique, 300 monuments historiques classés ou inscrits et de grands équipements culturels, l’Isère a la chance d’offrir un terreau particulièrement riche. Le Département peut aussi se prévaloir d’un réseau de 300 médiathèques et bibliothèques, parmi les plus denses de France et à la pointe des technologies numériques.
 

 

> UN INVESTISSEMENT “RENTABLE ?”

 

Encore faut-il faire prospérer ce vivier. Car l’accès à la culture ne va pas de soi, notamment pour des raisons géographiques quand il n’y a pas de bibliothèque, de salle de spectacle, d’école de musique ou de musée à proximité. En raison de freins psychologiques aussi, quand on se dit que « ce n’est pas pour nous… ».
 
D’où la volonté du Département de « mailler » et de labourer le territoire en faisant travailler des acteurs culturels en réseau, notamment pour l’enseignement de la musique. Idem pour les salles de spectacle : des scènes ressources ont été labellisées pour leur capacité à rayonner au-delà de leur commune d’implantation – avec une rallonge budgétaire en contrepartie.
 
Mais la culture a un coût. Même si l’on ne peut pas parler de rentabilité, deux études récentes contredisent pourtant cette idée qu’elle coûterait trop cher : au contraire, l’investissement dans ce secteur contribue sept fois plus au PIB de la France que l’industrie automobile ! Et le secteur culturel représente 2,5 % de l’emploi national – métiers du spectacle, de l’audiovisuel, de la presse, du patrimoine, de l’architecture… 
 
Sachant que les liens sont bien établis entre la présence d’une offre culturelle forte et l’attractivité d’un territoire, les Isérois ont tout à y gagner !
 

 

 ZOOM 

LES GRANDS PROJETS 2018-2021

 

 >   UN NOUVEAU BÂTIMENT POUR LES ARCHIVES  DÉPARTEMENTALES
 
La première pierre sera posée dans les prochaines semaines à Saint-Martin-d’Hères, avec un déménagement des 37 km de linéaires et des 500 000 documents prévu en 2020. Soit un investissement de 37 millions d’euros.
 
 >   DANS NOS MUSÉES : DU JAPON À CHAMPOLLION
 
Cette année sera celle du Japon avec quatre grandes expositions organisées dans nos musées, dont celle du musée dauphinois, en partenariat avec le musée des Confluences de Lyon. Par ailleurs, les préparatifs se poursuivent pour l’ouverture du 11e musée départemental, dédié à Champollion, prévue en 2020.
 
 >   DE GRANDS RENDEZ-VOUS
 
Après l’automne (en 2016) et l’hiver (2017-2018), Paysage-Paysages prépare sa troisième saison pour le printemps 2019.
 
 >   DES ARTISTES EN RÉSIDENCE DANS NOS TERRITOIRES
 
Danse, cirque, chant, théâtre… Toutes les disciplines sont représentées. Les compagnies s’engagent à travailler dans la durée avec une convention sur trois ans. Deux nouvelles résidences sont prévues en 2018 en Isère rhodanienne et dans le Haut-Rhône dauphinois.
 
 >   UN NOUVEAU PROGRAMME DE RESTAURATION DU PATRIMOINE
 
L’enveloppe de 5 millions d’euros supplémentaires prévue pour la restauration du patrimoine non protégé, dans le cadre du plan de relance, a permis de sauvegarder plus d’une centaine d’édifices en Isère avec des impacts forts sur la qualité du paysage, l’emploi et l’attractivité du territoire. Un nouveau programme, concernant le patrimoine religieux, est lancé dès cette année.
 
 

 EN CHIFFRES 

LA CULTURE EN CHIFFRES
 
  • 28 millions d'euros : budget 2018 (+ 55% depuis 2015).
  • 2 millions d'euros pour la lecture publique.
  • 9 millions d'euros pour le spectacle vivant (création, diffusion et pratiques artistiques).
  • 17 millions d'euros pour le patrimoine (Patrimoine culturel et musées y compris les aides aux tiers, Archives départementales).
  • 10 musées départementaux.
  • 20 expositions par an.
  • 400 000 visiteurs.
 
 

 

Publié le : 
05 mai 2018