ADMINISTRATION

DÉPARTEMENTALE

Finances et Administration départementale

ANDRÉ GILLET
vice-président du Département délégué aux bâtiments départementaux


UN PATRIMOINE ENFIN VALORISÉ !
 

Pour remplir ses missions dans de nombreux domaines, routes, éducation, action sociale, culture… le Département a besoin de beaucoup de locaux. Avec le temps, la gestion de ce patrimoine s’est délitée. Une reprise en main s’imposait.
 
Le Domaine de Vizille avec son château et son parc de 100 hectares, l’aéroport international de Grenoble-Isère à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, le palais du parlement à Grenoble, l’ancien site de l’institut universitaire de formation des maîtres et la gare routière à Grenoble également, mais aussi 11 musées départementaux, dont la Maison Champollion à Vif, celle d’Hector Berlioz à La Côte-Saint-André ou encore celle d’Aristide Bergès à Lancey, 96 collèges, 34 centres d’entretien routier, 26 centres médico-sociaux, 13 Maisons du Département, sans oublier les archives départementales, l’hôtel du Département ainsi que ces milliers d’hectares de bois, de forêts et de « délaissés de voiries », ces espaces bordant les routes.
 
Voilà égrenés en quelques lignes les principaux biens du Département de l’Isère qui, au total, est propriétaire de 58 668 880 mètres carrés de terrains et bâtiments, soit la surface de 12 000 terrains de football !
 
Pour entretenir ce patrimoine, il vote chaque année un budget d’environ 20 millions d’euros, ce qui correspond grosso modo au budget de la culture.
 
“Pourtant, malgré ce budget conséquent, il n’y avait jusqu’en avril 2015 aucun vice-président désigné pour s’occuper spécifiquement de ce parc foncier et immobilier que l’on a également trouvé dégradé”, explique André Gillet qui, depuis, se complaît à remettre de l’ordre dans son domaine de compétence.

 

> UN INVENTAIRE COMPLET

 

Dès sa prise de fonction, il a fait réaliser un inventaire complet des propriétés départementales et, en décembre 2017, a présenté en assemblée les dysfonctionnements détectés : des locaux vides à Voiron, au Grand-Lemps et à Saint-Égrève, “alors que l’on payait toujours les taxes foncières et immobilières”, des terrains en friche dans plusieurs zones industrielles ou d’autres carrément « squattés » par des occupants peu scrupuleux.
 
Mais, plus globalement, il a surtout mis le doigt sur ce million de mètres carrés de biens départementaux inexploités, dont le Département pourrait se défaire afin de réaliser des plus-values ou de substantielles économies de fonctionnement. “Mon rôle est de valoriser le patrimoine foncier du Département, le vendre, le rénover ou le rentabiliser, mais certainement pas de le laisser se dégrader ou s’accroître davantage sans raison, poursuit André GilletJe suis très fier, par exemple, d’avoir négocié à la hausse la vente du terrain de l’IUFM à Grenoble, et ses 32 765 mètres carrés, que nous avons cédés pour 9,4 millions d’euros, alors qu’on ne nous en proposait que la moitié, ou d’avoir lancé un appel à projet pour valoriser le palais du parlement et enfin le faire revivre.”
 

 

 REPÈRES 

LES PROJETS ET CHANTIERS EN COURS
 
  • La construction des nouvelles archives départementales à Saint-Martin-d’Hères. C’est le plus gros chantier du Département avec 37 millions d’euros d’investissement.
  • La construction à Champier d'un nouveau collège et de ses équipements sportifs (20 millions d’euros).
  • Les restructurations/rénovations totales ou partielles de 17 collèges.
  • La construction de deux gymnases à Morestel et à La Motted’Aveillans (5,75 millions d’euros au total).
  • La construction de quatre maisons du département à La Tour-du-Pin, Vienne, Barraux et Le Bourg-d’Oisans (19 millions d’euros au total).
  • La rénovation ou la construction de 28 centres d'entretien routiers.
  • La rénovation de l'hôtel du département et de son annexe rue Jean-Bocq.
  • La rénovation du musée champollion à Vif (3,7 millions d'euros).

PIERRE GIMEL
vice-président du Département chargé des finances et des ressources humaines


INVESTIR DANS L’HUMAIN ET LES TERRITOIRES
 

Pour remplir ses missions auprès des Isérois, le Département dispose d’un budget de 1,5 milliard d’euros et de 4 630 agents. Des moyens très importants en regard d’autres collectivités, gérés avec ambition et responsabilité.
 
C’est le grand argentier du Département, mais aussi l’artisan de la modernisation de l’administration  départementale. Deux délégations qui demandent anticipation, rigueur et diplomatie.
 
Chaque année, dès le mois de mars, Pierre Gimel est à la manœuvre pour préparer le budget du Département, voté habituellement autour du 15 décembre. Un marathon de sept à huit mois de réunions préparatoires, de va-et-vient et d’arbitrages qu’il partage avec ses collègues vice-présidents et les directeurs des services du Département. “La mission qui m’a été confiée, il y a trois ans, est de faire plus avec moins, explique-t-il. Nous tenons ce cap tout en respectant les marqueurs de notre majorité : pas de hausse d’impôts, pour donner du pouvoir d’achat aux Isérois, et priorité aux investissements afin de relancer l’économie et l’emploi. Mais l’exercice est de plus en plus difficile, marqué par des ressources peu évolutives et, depuis cinq ans, par la baisse des dotations de l’État.” 
 
 

> ÉCONOMIES TOUS AZIMUTS

 

Conséquences : le Département a dû se recentrer sur ses compétences obligatoires, réduire significativement ses dépenses de fonctionnement (de l’ordre de 5 % chaque année) et faire preuve d’imagination dans certains secteurs, notamment en matière de personnel. 
 
Ainsi, parmi les sources d’économies détectées, la réinternalisation d’un certain nombre d’activités autrefois confiées à des prestataires extérieurs. “En embauchant des collaborateurs supplémentaires dans le domaine social, juridique, l’aménagement numérique, l’environnement ou encore l’évaluation des mineurs non accompagnés, nous faisons de réelles économies sur le long terme et gagnons en efficacité avec du personnel mieux formé”, poursuit Pierre Gimel. 
 
Autre démarche en cours, la dématérialisation des procédures administratives, avec l’utilisation accrue des outils numériques en interne comme en externe. “Tout le monde a aujourd’hui Internet. Alors pourquoi se parfaire encore dans l’utilisation du papier pour le courrier, les demandes d’allocations ou de subventions ?” En 2016, par exemple, le seul poste consacré à l’affranchissement s’élevait à plus de 1,5 million d’euros ! 
 
Avec cette réforme en cours, il devrait à terme disparaître des écritures comptables et son montant réaffecté pour d’autres missions plus… humaines !

 

 REPÈRES 

LE DÉPARTEMENT DE L’ISÈRE EN QUELQUES CHIFFRES

>   RESSOURCES HUMAINES 

  • 4 700 agents répartis sur tout le territoire
  • 240 métiers
>  BUDGET DU DÉPARTEMENT EN 2018  
  • 1,51 milliard d'euros. C’est le plus important budget des Départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
>  BUDGETS D’INVESTISSEMENT 
  • 2016 : 339 millions d'euros
  • 2017 : 329 millions d'euros
  • 2018 : 337 millions d'euros
Publié le : 
05 mai 2018