LE DÉPARTEMENT

VU PAR DES ISÉROIS

Dossier

Acteurs culturels, élus locaux, agriculteurs, entrepreneurs, usagers du service public, bénéficiaires d’aide sociale, professionnels de l’éducation… Tous ont en commun d’être en lien direct avec le Département de l’Isère pour leurs projets de développement.

Premier partenaire des communes et des intercommunalités, tourné vers la défense de la ruralité, l’amélioration du cadre de vie, l’innovation et l’aide aux personnes les plus fragilisées, le Département n’a pas ménagé ses efforts depuis trois ans pour renforcer partout en Isère les solidarités humaines et territoriales. Des usagers prennent la parole…

ENSEIGNANT, ÉLEVEUR, PROFESSIONNEL DE LA MONTAGNE, ÉLUE LOCALE...

 ILS ENTRETIENNENT DES RELATIONS SUIVIES AVEC LE DÉPARTEMENT. LA PAROLE LEUR EST DONNÉE...

 

Christian Varinard, chef d’établissement du collège privé Saint-Joseph à Voiron 

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> « L’HUMAIN RETROUVÉ »

 

Professeur de sciences physiques et chef d’établissement d’un collège qui accueille 700 élèves, Christian Varinard se réjouit d’un changement de contexte depuis 2015.

« On a vraiment l’impression de l’humain retrouvé et la volonté de remettre les collèges privés au cœur du dialogue », explique-t-il. En cause, des plans, des dotations, des actions parachutées et des espoirs toujours repoussés !

« Aujourd’hui, la méthode nous semble intéressante avec la mise en place de groupes de travail où l’on apprend à mieux se connaître, à créer des liens de confiance et à bâtir une sorte d’intelligence collective au profit des enfants. »

Même si, de par la loi, les collèges privées ne peuvent bénéficier des mêmes financements que les collèges publics, il apprécie en revanche les actions menées par le Département en direction des élèves comme le Pass isérois du collège citoyen, les initiatives sportives ou encore cette campagne de sensibilisation contre le gaspillage alimentaire.  

 

Frédérique Luzet, maire de Saint-Victor-de-Morestel

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> « LE DÉPARTEMENT EST À NOTRE ÉCOUTE »

 

“Les petites communes ont des problèmes similaires aux grandes sans pour autant avoir les moyens financiers de les résoudre, déplore Frédérique Luzet, maire de Saint-Victor-de-Morestel. Heureusement, le Département est à notre écoute et nous apporte soit un soutien financier, soit l’ingénierie nécessaire, soit les deux !”
 
L’an passé, le Département a participé aux travaux de rénovation des locaux techniques de la commune et, prochainement, il financera en grande partie ceux du réaménagement et de la mise en accessibilité de la mairie. “Mais surtout, son service Route nous a accompagnés dans la mise en place d'un plan de circulation pour les poids lourds à l'échelle de notre village mais aussi intercommunale. Il fallait agir pour que les camions ne se retrouvent plus coincés dans nos petites rues et cheminent sur des axes prévus pour eux."
 
Le Département, ainsi que la Gendarmerie ont aussi soutenu l'équipe municipale dans sa réflexion concernant la sécurité routière du centre-bourg. "Cette étude demandait une réelle expertise. Seuls, nous n’aurions rien pu faire."
 
 

Jacques Muth, 84 ans, retraité, à Grenoble

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> « FIER DE PARTICIPER À CETTE EXPÉRIMENTATION »

 

“En décembre dernier, un cardiologue du CHU de Grenoble m’a proposé des objets connectés qui me mettent directement en relation avec l’hôpital”, relate Jacques Muth.
 
Ce Grenoblois de 84 ans fait partie des personnes choisies par le Réseau des insuffisants cardiaques de l’Isère (Résic) pour tester IsèreADOM, le projet-phare du Département destiné à aider les personnes en perte d’autonomie à mieux vivre chez elles.
 
“Durant l’été 2017, j’ai dû être hospitalisé suite à un œdème pulmonaire provoqué par une insuffisance cardiaque. Depuis trois mois, je suis équipé d’une balance et d’un tensiomètre électronique qui me relient en permanence à une plateforme médicale. En cas de problème, l’alerte est immédiatement signalée au médecin. Avec tout ce matériel, je me sens surveillé et plus en sécurité qu’auparavant. Je suis aussi très fier de participer à cette expérimentation et dis bravo au Département !” 
 
 

Sylvie Guillermin, chorégraphe en résidence 

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> « FAIRE QUE LE PLUS GRAND NOMBRE ACCÈDE AUX ŒUVRES »

 

Elle fait partie des dix artistes accueillis en résidence par le Département sur tous les territoires de l’Isère. Pendant trois ans, Sylvie Guillermin a ainsi sillonné les villages du Trièves sur le thème « cirque et danse avec le Maroc ».

Si le bureau de sa compagnie est basé à Grenoble, la chorégraphe depuis trente ans a toujours créé en itinérance avec des musiciens, des circassiens, des amateurs, en Finlande, au Viêtnam, et depuis huit ans, au Maroc. Cette année, Sylvie a embarqué Triévois et Matheysins pour le défilé de la Biennale de la danse de Lyon 2018.

Jusqu’au 16 septembre, 150 danseurs ou musiciens amateurs de tous âges et de tous horizons se retrouvent un week-end par mois pour les répétitions : “Ce qui me porte, c’est de faire que le plus grand nombre puisse accéder aux œuvres et aux pratiques artistiques. C’est incroyable tout ce que peut déclencher un spectacle !”

 

Julien Gentil, 28 ans, éleveur à Panissage

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> « DES MESURES EN PHASE AVEC NOS DIFFICULTÉS »

 

“C’est très difficile à vivre, le métier d’agriculteur. Pour ma part, je travaille dix heures par jour et un dimanche sur deux pour un salaire de 1 000 euros par mois. Avec un emprunt de 580 euros, il me reste l’équivalent du RSA”, témoigne Julien Gentil, à la tête d’un cheptel de 130 vaches laitières.
 
“Les mesures mises en place par le Département sont très en phase avec nos difficultés. Notamment en 2015, quand au plus fort de la crise, nous avons bénéficié d’aides d’urgence. Aujourd’hui, le développement des circuits courts et la création de cette marque valorisant les produits de l’Isère vont dans le bon sens et nous offrent des débouchés.
 
Je voudrais également remercier le Département pour cette aide de 1 200 euros qui nous permet de participer au Concours général agricole. Sans elle, nous ne pourrions concourir et ce serait vraiment dommage au regard de nos résultats : nous avons une fois encore été primés avec notre vache Écriture qui a été élue grande championne de la race montbéliarde 2018.”
 

Sandrine Burel, 48 ans, bénéficiaire du RSA

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> « LE BÉNÉVOLAT REDONNE CONFIANCE EN SOI »

 

Après plusieurs années en intérim, Sandrine n’a plus retrouvé d’emploi.
 
“Je me suis arrêtée il y a sept ans quelques mois avant la naissance de mon dernier enfant. Puis j’ai eu un cancer du rein et en suis ressortie très fragilisée. Je ne peux plus travailler à temps plein dans un poste qui nécessite beaucoup d’efforts physiques comme auparavant.”
 
Aujourd’hui, Sandrine est bénéficiaire du revenu de solidarité active, mais pour autant ne reste pas les bras croisés. “Je ne veux pas me sentir redevable envers la société. Depuis quatre ans, je suis bénévole aux Restos du cœur de L’Isle-d’Abeau une demi-journée par semaine. Depuis, j’ai retrouvé ma dignité. Le bénévolat est aussi un bon moyen de sortir de l’isolement. On donne et on reçoit.
 
Le Département a raison d’encourager les allocataires du RSA dans cette voie.”
 
 

Thierry Merlot, président de Hexcel

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> «L'ISÈRE EST UN BON CHOIX POUR NOS INVESTISSEMENTS»

 

Il y a trois ans, l’américain Hexcel, l’un des leaders mondiaux de la fibre de carbone, annonçait son choix de construire en Isère, à Salaise-sur-Sanne exactement, une nouvelle usine pour l’aéronautique.
 
D’ores et déjà, 120 salariés – dont la moitié a bénéficié d’un dispositif de retour à l’emploi – ont été embauchés en CDI et testent les processus de fabrication, en attendant l’ouverture officielle de l’usine, à l’automne prochain.
 
Pour Thierry Merlot, président de Hexcel, “la proximité de la plateforme d’Osiris et la connexion avec la zone d’activité Inspira, à Salaise-sur-Sanne, ont été des atouts décisifs dans le choix du site isérois parmi tous ses concurrents européens. Nous sommes desservis par les grands axes routiers et autoroutiers et bénéficions, au bord du Rhône, d’une desserte fleuve-rail. Nous pouvons aussi mutualiser l’accès à l’énergie et développer des synergies avec les entreprises de la zone.”
 

Xavier Perrier-Michon, directeur de l’ESF de l’Alpe-d’Huez

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> « LES STATIONS DOIVENT ANTICIPER LES CHANGEMENTS »

 

À la tête de la plus importante École du ski français de l’Isère, à l’Alpe-d’Huez, Xavier Perrier-Michon n’est pas du genre à se reposer sur ses sommets enneigés.
 
“Les pulls rouges ont quatre-vingts ans d’existence. Mais dans une montagne en perpétuelle évolution, face aux changements sociétaux et climatiques, nous devons inventer de nouveaux modèles. Les clients n’ont plus les mêmes attentes qu’il y a dix ans, où l’on prenait son forfait à la semaine !”, rappelle ce professionnel.
 
C’est donc tout naturellement qu’il a répondu à l’invitation du Département pour participer, avec 75 autres experts isérois, à un groupe de réflexion sur « la station du futur à l’horizon 2030 ». “Nous n’avons pas attendu pour anticiper : l’hiver dernier, nous avons lancé une offre ‘skier autrement’ basée sur la notion d’expériences inédites à vivre. Ç’a fait un carton. Mais l’intérêt d’une telle démarche, c’est de sortir de sa zone de confort et de pouvoir expérimenter des choses auxquelles on n’aurait pas pensé”, conclut-il.