L'ETE LES PIEDS

SUR TERRE

Sur terre
Par Richard Juillet

 

 >  RANDONNER TRANQUILLE... EN MONTAGNE COMME EN PLAINE

Non, ce magnifique lac de montagne, niché dans un décor de rêve, n’est pas inaccessible !
 
Au contraire. Situé à 2 048 mètres d’altitude, dans le massif du Taillefer, il est une des destinations les plus prisées des randonneurs, car son accès est très facile. On peut s’y rendre en famille, avec les enfants sans aucun problème. 
 
Pour découvrir le lac Fourchu – il forme un Y –, et pique-niquer sur ses berges, il faut se rendre à La Morte via Séchilienne, puis se diriger vers le lac du Poursollet par la route du même nom et stationner sur le parking.
 
La balade démarre ici, en forêt, et suit le balisage du sentier de grande randonnée GR 50 en direction des alpages. Elle dure environ une heure (l'aller) et affiche près de 400 mètres de dénivelé.
 
Sur place, de nombreuses variantes d’itinéraires permettent de découvrir les autres lacs du plateau, les sommets alentour, comme la pointe de l’Aiguille, ou de se rendre jusqu’au refuge du Taillefer, gardé par Thierry, pour dormir en dortoir ou sous une tente en toute convivialité. On peut aussi gentiment faire demi-tour après avoir bien profité du soleil et du grand air.
 
Autre balade facile à faire en famille, celle intitulée « Autour du mont Cuchet », en Pays voironnais – un mont qui culmine quand même à 710 mètres d’altitude !
 
Le parcours, annoncé sur 9 kilomètres, débute près du cimetière de Saint-Sulpice-des-Rivoires, passe devant la mairie puis une maison aux volets verts. Au carrefour suivant, il emprunte, sur une dizaine de mètres le chemin du Cholat, qu’il faut vite laisser pour prendre un sentier à votre gauche. À l’intersection suivante, suivre le chemin en pente jusqu’à une croix, puis prendre à gauche et enfin à droite.
 
L’itinéraire serpente alors de hameau en hameau, assez souvent en sous-bois – idéal lorsqu’il fait chaud – et dévoile le patrimoine rural de cette région, pâturages, demeures dauphinoises et fermes en pisé, tout en offrant un superbe panorama sur les massifs alentour. Le site Cirkwi en donne une très fidèle description cartographique. Des variantes bien plus courtes sont également possibles.
 
 
Refuge du Taillefer  -  06 13 81 81 87
 
 
 
Le lac fourchu, vu du ciel.
À 2 056 mètres d’altitude, le refuge du Taillefer accueille randonneurs, vététistes ou encore cavaliers. Le Taillefer tient son nom d’une ancienne mine de plomb.
Le village de Saint-Sulpice-des-Rivoires. Point de départ de la randonnée « Autour du mont Cuchet ».

MAIS ENCORE...

 
La commune de Chabons, avec l’aide des bénévoles du club de marche, des agriculteurs et des chasseurs, notamment, vient de mettre en place huit circuits de randonnée pour découvrir les richesses naturelles et patrimoniales de la commune.
 
Des balades en boucle, d’une heure au maximum, intitulées « Les p’tits diables » ou « Sous l’Église », signalées par une magnifique chouette « directionnelle ».
 
Et tout a été fait main, made in Châbons : des repérages à la pose des jalons en passant par les infographies. Les circuits sont disponibles sur le site de Chabons ou en mairie en format papier.
 

 

 

 >  DÉVALER LES PENTES EN TROTTINETTE

Si la trottinette a conquis l’espace urbain, devenant, au même titre que le vélo, une alternative crédible pour se déplacer en ville, l’engin s’est aussi parfaitement adapté aux chemins de traverse.
 
En attestent les nombreuses animations en trottinette tout-terrain proposées aujourd’hui en montagne.
 
Comme en Chartreuse, avec les moniteurs brevetés d’État de Feeling Sports Nat. “C’est une activité très ludique et accessible dès l’âge de 10 ans, explique l’un d’eux, Christophe Imbert. Et pas besoin d’être un pilote de VTT pour se faire plaisir. La trottinette est très maniable.”
 
L’activité est proposée en trois parcours de différents niveaux : le mode « découverte » où l’on apprend le pilotage à travers des exercices ludiques sur une pente courte et régulière.
 
La descente classique, ensuite, qui part du sommet de la Scia et s’achève, deux heures plus tard, après 1 000 mètres de dénivelé, au cœur du village de Saint-Pierre-de-Chartreuse.
 
On accède au départ en télésiège ou en véhicule approprié. La grande descente enfin, avec un départ du Charmant Som à 1 867 mètres d’altitude et une arrivée deux heures et demie plus tard à Quaix-en-Chartreuse.
 
Le matériel de protection (gants, casque…) est fourni, mais il est grandement conseillé de se vêtir d’un pantalon. 
 
En plus des moniteurs de Feeling Sports Nat, d’autres professionnels proposent aussi cette discipline en Chartreuse : BK Games, notamment.

 

Reportage de Télégrenoble sur la trottinette de descente !

 

 

 >  COURIR, GRIMPER, MAIS SURTOUT... FINIR

Avec plus de 9 000 kilomètres de chemins balisés, cinq stations de trail*, dont la première implantée en France, en 2011, à Saint-Pierre-de-Chartreuse, et des paysages variés qui conjuguent effort et plaisir, l’Isère est vraiment la terre de trail par excellence. 
 
Si les plus chevronnés ont déjà pointé sur leur calendrier une participation à l’UT4M (169 kilomètres de distance !), à l’Échappée belle (144 kilomètres) ou à l’Ultra Trail du Vercors (85 kilomètres), on peut aussi découvrir cette discipline de pleine nature à travers les nombreuses épreuves accessibles au plus grand nombre.
 
Comme le très populaire Trail des Passerelles du Monteynard, à Treffort, qui, l’an passé, a réuni 3 600 participants. “Pour rester un événement, certes sportif, mais aussi convivial et à la portée de tous, nous proposons différents formats de courses de 15 à 65 kilomètres, à parcourir en solo ou en relais, 1 kilomètre vertical, une randonnée de 12,5 kilomètres et un minitrail pour les enfants. Le dénivelé est également étudié selon que l’on soit débutant ou pratiquant confirmé”, explique Eric Le Pallemec, gérant d’Idee Alpe et organisateur de ce trail écoresponsable. 
 
En revanche, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne suffit pas d’avoir une bonne condition physique pour bien figurer. Le trail s’apprend : gérer son effort, sa régularité, savoir marcher en montée, courir en descente, bien utiliser ses bâtons…
 
Pour se donner le maximum de chances de terminer une course ou l’un des nombreux parcours libres proposés en Isère, il est conseillé de s’entraîner dans un club affilié à la Fédération française d’athlétisme afin d’acquérir ces fondamentaux. Le matériel aussi est très important. De bonnes chaussures, légères, à crampons et avec un bon maintien, sont indispensables.
 
Ensuite, comme le prônait La Fontaine : “Rien ne sert de courir, il faut partir à point !” Et surtout finir… 
 
 
*En Belledonne-Pays d’Allevard, en Chartreuse, en Oisans, dans le Vercors et à l’Alpe-du-Grand-Serre.
 

 

TRAILS : LES PRINCIPAUX RENDEZ-VOUS DE L'ÉTÉ

  • 2 juillet : 9e Trail de l’Alpe-du-Grand-Serre
  • 8 et 9 juillet : Vertical Trail, Les Deux-Alpes 
  • Du 11 au 16 juillet : Trail des passerelles du Monteynard, Treffort  
  • 15 juillet : Pic de l’Alpe, l’Alpe-d’Huez 
  • 22 juillet : Oisans Trail Tour, Villard-Reculas 
  • 29 et 30 juillet : Trail de l’Étendard, Le Bourg-d’Oisans
  • 6 août : La Christolaise, Saint-Christophe-en-Oisans-La Bérarde 
  • Du 16 au 20 août : Ultra Tour des 4 Massifs (UT4M), Grenoble
  • Du 25 au 27 août : Échappée belle Ultra Trail, Vizille
  • 3 septembre : Trail des Chambaran, Varacieux
  • 9 septembre : Ultra Trail du Vercors (UTV), Villard-de-Lans 
  • 16 et 17 septembre : Trail du Tétras-Lyre, Saint-Andéol
 

 

 

 >  TRACER LA ROUTE... EN VÉLO ÉLECTRIQUE

Il y a ceux pour qui grimper à vélo la montée de l’Alpe-d’Huez et ses 21 virages puis enchaîner par la descente du col de Sarenne et rejoindre, face au vent, Bourg-d’Oisans par la RD 1091 est une gentille promenade.
 
Et puis, il y a les… autres, ceux pour qui pédaler est synonyme de souffrance ! Sauf qu’aujourd’hui une nouvelle arme vélocipédique est arrivée sur le marché, qui permet de rivaliser sans effort avec les sportifs aux mollets d’acier : le vélo à assistance électrique ou VAE  ! 
 
Le Département, qui souhaite faire de l’Isère une destination-phare pour la pratique de VAE en France, soutient cette pratique à travers l’opération estivale « Vivez l’échappée électrique ».
 
Depuis deux ans, en collaboration avec les offices de tourisme et les socioprofessionnels du secteur – loueurs, Moniteurs cyclistes français… –, des sorties accompagnées sont proposées aux touristes qui veulent découvrir, à vélo et sans effort, les richesses naturelles et culturelles de notre département. Une participation symbolique de 2 euros est demandée par personne. 
 
Si vous n’avez pas la chance de vous inscrire dans ce cadre, sachez que l’on peut facilement louer un vélo à assistance électrique à la demi-journée, à la journée ou le temps d’un week-end – autour de 75 euros – et profiter pleinement des 21 boucles cyclotouristiques préétablies en Isère.
 
Comme celle intitulée « Alpe-d’Huez, col de Sarenne et balcons d’Auris » qui emprunte, grosso modo, le même itinéraire présenté ci-dessus. Au départ de Bourg-d’Oisans où deux magasins louent des VAE, Bleach et Cycles & Sports, le parcours, long de 56 kilomètres, serpente jusqu’à l’Alpe-d’Huez puis rejoint la vallée du Ferrand avant de revenir vers Bourg-d’Oisans par la route des balcons d’Auris.
 
Air pur, dépaysement et superbes panoramas garantis. L’itinéraire s’effectue en quatre heures. Le VAE, c’est le plaisir, la découverte, sans la difficulté et les courbatures le lendemain !

 
Itinéraires, locations et renseignements
 
 

 

Publié le : 
06 juin 2017