ROLLER-HOCKEY :

L'AUTRE HOCKEY

Sport

Moins contraignant et moins physique que le hockey sur glace, le roller-hockey séduit de nombreux Isérois et Iséroises. Des attraits renforcés par une offre abondante de clubs sur le territoire et de joueurs de haut niveau. Alors, on chausse les patins ?

Par Frédéric Baert
Crédit photo : C.Smitt

  • Jeunes hockeyeuses et hockeyeurs du club des Grands Lynx du Grand-Lemps.

Jeunes hockeyeuses et hockeyeurs du club des Grands Lynx du Grand-Lemps. 

 

Le hockey, un sport violent ? Loin de charges musclées de son cousin sur glace, le roller-hockey a pour lui la grâce du patinage, la technique du tir et l’affrontement… sans les commotions cérébrales.

Venu des États-Unis dans les années 1990, le sport séduit de plus en plus de pratiquants. Le roller-hockey conserve les règles du hockey sur glace à quelques exceptions près : un terrain en goudron (le street hockey, idéal pour débuter), en Stilmat ou en plaques de plastique (facile à installer sur les terrains de handball), pas de hors-jeu, des équipes de 4 contre 4 (plutôt que 5 contre 5), des matchs de deux fois 25 minutes et bien sûr l’interdiction des charges, même si « aller au contact » est autorisé et même fréquent.

“Cela demande un peu moins de force pure que sur la glace. Du coup le jeu est plus fin, estime Hugo Rebuffet, entraîneur des Yétis de Grenoble et ancien membre de l’équipe de France. Nos patineurs ont des profils plus arrière, comme les ailiers au rugby. Mais il est quand même important d’avoir une très bonne technique car tout se joue sur l’adresse.”

Avant d’enfiler genouillères, coudières, jambières, culotte rembourrée et casque, il convient donc de bien savoir patiner. La majorité des clubs isérois disposent d’une école de patinage, accessible dès 6-7 ans, où l’on apprend en quelques semaines à se déplacer et à freiner.

Ensuite, c’est l’apprentissage du maniement de la crosse : coups droits, revers, slaps (tirs de loin) et… l’adrénaline du jeu.

 

> LA MIXITÉ EST AUSSI SUR LE TERRAIN

 

En Isère, les 865 licenciés bénéficient d’un environnement idéal dans les 11 clubs qui maillent le département.

“L’Isère est l’un des départements les plus actifs de France, se réjouit Christophe Smitt, président de la ligue Auvergne-Rhône-Alpes de Roller sports. Peut-être à cause de la proximité avec la glace et aussi en raison des excellents joueurs disséminés un peu partout. Mais, paradoxalement, cela pénalise les clubs de haut niveau, qui peinent à constituer une dream team !”

Qu’à cela ne tienne, les Yétis de Grenoble – seul club isérois en catégorie élite –, les Apaches d’Échirolles ou les Grands Lynx du Grand-Lemps ont de quoi faire rêver les passionnés. Voiron dispose même du plus grand terrain de France, pouvant accueillir des compétitions internationales.

Des matchs très spectaculaires auxquels Christophe Smitt conseille d’assister : “C’est un jeu plus fluide, avec de grandes passes, bien plus compréhensible pour les spectateurs que le hockey sur glace. Et l’on y voit aussi beaucoup de mixité.”

Même si les licenciés y sont à 80 % masculins, la France est l’un des seuls pays européens où le roller-hockey peut rassembler hommes et femmes sur un même terrain. “Nos championnes qui disputent des championnats exclusivement féminins appartiennent parfois aussi à une équipe mixte !” 

 

Publié le : 
08 août 2019