GRENOBLE,

LA CITADINE DES ALPES

Territoires

Vue de Paris, cette cité évoque un écrin de montagnes et le berceau de la noix. Ville d’art et d’histoire, universitaire et scientifique, capitale des Alpes et de l’Isère, Grenoble n’en finit pas d’étonner. 

Par Corine Lacrampe
Crédit photos : C. Lacrampe ; F. Pattou

 

Cette fille du Drac et de l’Isère est née gauloise sous l’appellation de Cularo, avec quelques huttes dans la pente de la Bastille.

Devenue Gratioanopolis sous l’empereur Gratien, elle adopte sa dénomination actuelle sous Napoléon. Au cœur de l’Europe, c’est une métropole dynamique qui se caractérise par une population jeune, active et diplômée.

 

> À LA CROISÉE DES CHEMINS

 

Depuis Saint-Nizier-du-Moucherotte ou du fort de la Bastille, on mesure l’étendue de cette ville qui s’est développée dans sa cuvette, au confluent de deux cours d’eau et de vallées. En jetant un premier pont sur l’Isère, pour faciliter l’accès vers l’Italie, les Romains amorcent le développement d’une métropole, aujourd’hui au carrefour de grands axes de communication vers Lyon, Chambéry, la Suisse et l’Italie.

Au fil des siècles, la ville s’est embellie de monuments remarquables, dont la cathédrale Notre-Dame, la collégiale Saint-André, le palais du parlement, l’ancien hôtel de Lesdiguières ou des édifices plus récents, comme le lycée Champollion ou l’ancienne caserne de Bonne, réhabilitée en un agréable quartier de commerces et d’habitations.

À ce patrimoine historique remarquable répondent des entreprises-phares dans le domaine scientifique et des nouvelles technologies.

 

> TERRE D'EXCELLENCE ET D'INNOVATION

 

Grenoble est connue pour son université, tournée vers les sciences et l’international, et ses chercheurs, mais aussi pour abriter des structures de niveau international.

Ainsi un centre du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à la pointe de la recherche concernant les batteries électriques, les nanotechnologies ou les biotechnologies, ou Minalogic, pôle de compétitivité mondial des technologies du numérique.

Capitale mondiale des turbines hydrauliques, Grenoble abrite, avec Air liquide, le leader mondial des gaz. Si l’environnement scientifique et culturel rend Grenoble attractive et compétitive, ses montagnes jouent également un rôle important dans le choix de venir y étudier, se distraire, postuler à un emploi ou fonder une famille…

 

  • Nadia Kirat
  • Benjamin Trocmé
  • Véronique Vermorel
  • Olivier Bertrand
  • Amandine Germain
  • Jean-Loup Macé
  • Christine Crifo
  • Pierre Ribeaud

 GRENOBLE ET LE DÉPARTEMENT 
 

Nadia Kirat et Benjamin Trocmé sont les conseillers départementaux du canton de Grenoble 1.

Véronique Vermorel et Olivier Bertrand, conseiller municipal de Grenoble, sont les conseillers départementaux du canton de Grenoble 3.

Amandine Germain et Jean-Loup Macé sont les conseillers départementaux du canton de Grenoble 4.

Quant au canton de Grenoble 2, représenté par les conseillers départementaux Christine Crifo et Pierre Ribeaud, il est composé de la partie nord de Grenoble et des communes du Fontanil-Cornillon, Mont-Saint-Martin, Proveysieux, Quaix-en-Chartreuse, Saint-Égrève, Saint-Martin-le-Vinoux et Sarcenas.

 

REPÈRES

  • 163 000 habitants
  • 18 km²
  • 40 000 arbres
  • 145 km de Genève, 245 km de Turin, 3 h de TGV de Paris
  • 1968 : Grenoble organise les Jeux olympiques d’hiver
  • 5 lignes de tramway (47 km)
  • 7,4 % de chercheurs parmi les salariés (le plus fort taux en France), 8,8 % d’ingénieurs (juste derrière Toulouse)
  • 1 Grenoblois sur 5 est étudiant
  • 15,4 % des étudiants viennent de l’étranger
  • 7 200 salariés pour l’hôpital, plus important employeur de la ville

 

 DYNAMIQUE 

LE NOUVEAU VISAGE DU COLLÈGE LUCIE-AUBRAC

Le Département gère neuf collèges à Grenoble. 2021 verra l’inauguration du nouveau collège Lucie-Aubrac.

Pour mémoire, cet établissement fut l’objet, en juin 2017, d’un incendie volontaire qui traumatisa tout un quartier. Le Département réaménagea en urgence l’ancien collège voisin des Saules pour que les 450 élèves puissent faire leur rentrée scolaire, tout en s’engageant à construire un nouveau collège.

Une concertation préalable avec les habitants du quartier fut menée pour mettre en avant leurs souhaits de bâtiments de hauteur limitée et bien connectés au quartier.

Au printemps 2019, le projet architectural de l’agence Métis, à Tullins, était adopté à l’unanimité du jury. À la clé, un édifice épuré, discret et lumineux dont l’une des façades intègre un portrait de Lucie Aubrac, grande dame de la Résistance.

Les travaux ont démarré cet été pour une ouverture prévue en septembre 2021. La collaboration entre le Département et la communauté éducative, habitants, parents et enseignants, perdurera jusqu’au bout du chantier.

Pour cette reconstruction, le Département investira 14 millions d’euros.

 

 RACINES 

PALAIS DU PARLEMENT, HISTOIRE ET RECONVERSIONS

Joyau de la place Saint-André, l’ancien palais du parlement du Dauphiné fut édifié au XIVe siècle puis modifié au fil des siècles, doté de magnifiques décors intérieurs et restauré par tranches.

Après la Révolution, il est reconverti en palais de justice, fonction qu’il garde jusqu’en 2002. Devenu propriété du Département en 2003, il accueille, dès 2011, Isère tourisme et la direction de la culture et du patrimoine du Département.

Aujourd’hui, un nouvel épisode s’amorce. À l’initiative du Département, l’ancien palais va bénéficier de lourds travaux de réhabilitation à partir de 2021.

Les salles historiques seront conservées et le musée de la Résistance et de la Déportation installé. S’ajoute, côté privé, un projet de logements et de commerces.

 

GRENOBLE EN IMAGES

Vue panoramique de Grenoble depuis le fort de la Bastille. On y accède à pied ou grâce au téléphérique, en service depuis 1934.
L’ancien hôtel de Lesdiguières et le jardin de ville, sites très prisés des Grenoblois.
La MC2, haut lieu culturel grenoblois, labellisée Scène nationale, propose 80 spectacles d’art vivant chaque année.
Au cœur du centre historique de Grenoble, la halle Sainte-Claire et son marché quotidien.
La passerelle Saint-Laurent qui relie les rives droite et gauche de Grenoble.
Le marché de la place Aux Herbes.
Grenoble dispose de cinq lignes de tramway.
Le musée dépatemental de l’Ancien évêché et la cathédrale Notre-Dame.
Minatec, complexe scientifique et universitaire installé sur la presqu’île  de Grenoble.

FIGURES DE GRENOBLE : CLIQUEZ SUR LES PHOTOS

Jacques Reboh, directeur-fondateur de l’agence immobilière Agda (300 salariés), préside depuis 2016 le club de hockey sur glace des Brûleurs de loups, qu’il a remis en haut du podium : champion de France en 2019. www.bruleursdeloups.fr
Clothilde Perreton et Marie Duthu se sont connues en master 2 à l’IAE de Grenoble et viennent d’ouvrir L’Impertinence, espace convivial de coworking, restaurant et salon de thé, rue Saint-Jacques. www.limpertinence-grenoble.fr
Laure Gibaud est à la barre de L’Abeille d’or, enseigne familiale ouverte en 1921, rue de Strasbourg. Cette boutique vintage où l’on sert les miels à la louche propose tout le matériel pour l’apiculture. www.labeilledor.fr

ENVIRONNEMENT

TRANSITION ÉNERGIQUE : GRENOBLE MONTRE PATTE VERTE

Le dérèglement climatique est une réalité tangible. Grenoble en sa cuvette, qui en subit les conséquences, se veut pionnière dans le domaine de la transition énergétique, tramway, pistes cyclables, quartiers éco-pensés, à l'appui.

Candidate pour devenir Capitale verte de l’Europe en 2022, la ville est engagée dans une transition écologique et solidaire.

En jeu : les mobilités, l’énergie, le logement… Déjà, elle se distingue avec la Caserne de Bonne « Grand prix national Ecoquartier », le premier prix des « Villes respirables en 5 ans » (Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte), le label EcoCité attribué à Grenoble-Alpes métropole ou encore la présence sur son territoire de Tenerrdis, pôle de compétitivité de la transition énergétique, fort de 744 projets soutenus par l’Etat et les collectivités territoriales dont le Département de l’Isère.

Ajoutons, une première en Europe : le déploiement d'une flotte de véhicules utilitaires hybrides électrique/hydrogène avec la création dès 2016 de stations de recharge en hydrogène (Hyway).

Objectifs : mieux circuler, mieux respirer, mieux profiter de la nature... Une nouvelle voie verte !

 

 LOISIRS 

LA COCHONNAILLE, LES BOULES À LA GRENOBLOISE

Voulez vous cochonnailler ? Une invention de Bastien et Léo Puma, inspirée de la pétanque. Ces deux jeunes grenoblois fabriquent et commercialisent ce jeu original en marge de leurs activités professionnelles.

Particularités : les boules sont en bois et... carrées. La zone de jeu, dite la bergerie, est délimitée avec clous et cordeau. Il y a un mètre ruban en cas de litige et un livret avec les règles. Pour la cochonnaille, chaque éleveur-joueur dispose de  trois cochons (boules) et 1 gland/cochonain (cochonnet).

Lorsque tous les cochons et glands ont été lancés, l'équipe gagnante est celle qui a le plus de cochons et  glands à proximité du gland dit prisé. La première Coupe du monde de Cochonnaille a eu lieu en mars 2019, à Grenoble.

Au programme : rires, vraie stratégie et faux rebonds.

 

La Cochonnaille

 PATRIMOINE 

LES BULLES, EMBLÈME DU CIEL GRENOBLOIS

Elles relient, depuis 1976, le centre-ville au fort de la Bastille, site touristique le plus visité de la ville. Ces bulles permettent à plus de 300 000 personnes par an d'admirer Grenoble et l'Isère vues du ciel.

Elles eurent un ancêtre, inauguré en 1934. C'était alors l'un des premiers téléphériques urbains du monde, juste derrière ceux de Rio et de Cape Town.

Ce premier téléphérique à va-et-vient fut transformé en téléphérique pulsé par le Grenoblois Poma qui était devenu leader du transport par câble. Oubliées les petites cabines bleues dodécagonales de 1934 et les cabines jaunes rectangulaires de 1951.

Les bulles furent une innovation marquante, très médiatisée. Depuis, on n'imagine plus Grenoble sans ses bulles.
 

Bastille Grenoble

 

Publié le : 
08 août 2019