VINGT JEUNES

EN SERVICE CIVIQUE

Citoyenneté

Depuis octobre dernier, vingt nouveaux jeunes volontaires effectuent leur service civique pour huit mois au Département de l’Isère. Une expérience enrichissante au service des autres et un tremplin vers l’emploi.

Par Annick Berlioz

  • Lena, Lou et Camille réalisent une improvisation théâtrale autour de la lutte antigaspi au collège de Voiron.

Lena, Lou et Camille réalisent une improvisation théâtrale autour de la lutte antigaspi au collège de Voiron.

 

Pause déjeuner inhabituelle au collège La Garenne, à Voiron. Dans la file d’attente du self-service, Lena, 16 ans, Lou, 20 ans et Camille, 23 ans, sensibilisent les élèves au gaspillage alimentaire à l’aide de jeux et de quiz.

Toutes trois font partie des jeunes volontaires en service civique recrutés par le Département de l’Isère. Leur mission : inciter les collégiens à adopter les bons comportements à table : adapter les quantités à son appétit, ne pas gaspiller l’eau, aller doucement sur le pain…

Créé en 2010, le dispositif service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans de s’engager pour une durée de six à douze mois dans une mission d’intérêt général indemnisée à hauteur de 580 euros mensuels.

Leur intervention s’effectue au sein d’associations, de collectivités et d’établissements publics qui agissent dans les domaines de la solidarité, de l’éducation, des sports, des loisirs ou encore de la solidarité et de l’environnement.

 

> DES RETOURS TRÈS POSITIFS

 

Il y a trois ans, dans le cadre de son plan jeunesse, le Département de l’Isère a souhaité se lancer dans le dispositif. “Notre objectif est de développer le sens des responsabilités chez les jeunes. Le service civique est aussi une belle opportunité pour découvrir le monde du travail”, explique Martine Kohly, vice-présidente chargée de la jeunesse, du sport et de la vie associative.

Pour cette troisième promotion 2018-2019, le Département a défini trois types d’actions : la médiation numérique, la lutte contre les incivilités dans les transports scolaires et la réduction du gaspillage alimentaire. “Ces thématiques sont des axes forts de notre politique et concernent les jeunes à plus d’un titre. Leur participation nous permet de faire évoluer les comportements”, poursuit Martine Kohly.

Pour autant et même s’il est rémunéré, le service civique ne doit pas se substituer à un emploi, ni à un stage. Durant leur mission, les jeunes sont encadrés par un tuteur, agent du Département, qui les aide à exercer leur mission et à définir leur projet. Ils bénéficient aussi d’une formation civique et citoyenne délivrée par l’association Unis-Cité.

Du côté des volontaires, les retours sont très positifs. “Cette année de transition m’a encouragée à tenter le concours de professeur des écoles”, témoigne Camille, qui intervient dans les collèges. Même satisfaction pour Violette, 18 ans, service civique à la Maison du Département du Grésivaudan, à Bernin. “J’aide les usagers à effectuer des démarches sur Internet et souhaite plus tard travailler dans le social. Cette expérience m’a permis de rencontrer des personnes en difficulté et de mieux comprendre leurs attentes.” Quant à Guylain, étudiant en communication, il a pris conscience des problèmes liés à la fracture numérique.

 

 REPÈRES 

 

> LE SERVICE CIVIQUE EN CHIFFRES

 

Plus de 100 000 jeunes Français en service civique*.

Leur motivation :

  • 55 % pour acquérir une première expérience.
  • 23 % pour se rendre utile.
  • 22 % pour gagner de l’argent.

Taux de satisfaction

  • 91 % sont satisfaits de leur expérience.
  • 62 % ont pu développer leur réseau.
  • 55 % ont pu trouver un emploi.
     

* Statistiques : 2016.

 

Plus d’informations

 

 

DES SERVICES CIVIQUES AU SDIS DE L'ISÈRE

 
Publié le : 
03 mars 2019