PAYSAGE>PAYSAGES

SAISON 3

Dossier

 

Après la saison inaugurale à l’automne 2016 et la saison 2 lors de l’hiver 2018, c’est reparti pour une troisième saison de Paysage>Paysages !

Trois mois durant, de l’équinoxe de printemps au solstice d’été, des comédiens, des danseurs, des musiciens, des plasticiens, des cinéastes, des dessinateurs, mais aussi des bergers, des penseurs et des agitateurs de tout poil vont faire monter la sève culturelle partout en Isère et nous inviter à découvrir nos paysages tels qu’on ne les a jamais vus.

Ni festival ni biennale, cette manifestation culturelle transversale est inédite par son ampleur, sa forme et sa temporalité.

Elle est à l’image des ambitions culturelles du Département de l’Isère qui, par cette initiative, souhaite valoriser tout à la fois son patrimoine naturel et un foisonnement artistique exceptionnels.

Révélateurs de beauté, ouverts sur le monde et sur ses transformations, les artistes ont ce don de nous faire rêver et sortir du cadre. Paysage˃Paysages, ce sont aussi et surtout de beaux moments de fête et de partage près de chez vous, dans des lieux et des sites souvent surprenants, dehors ou dedans.

Et tout le monde est invité : 90 % des 200 événements programmés sont gratuits !

Par Annick Berlioz et Véronique Granger

 

 QUAND LA CULTURE SORT DU CADRE

 

Vous n’allez jamais au théâtre ni dans les expositions de peinture ? Vous pensez que la culture, c’est mieux dans les champs ? Paysage˃Paysages vous emmène en dehors des sentiers battus, pour vivre la culture autrement, avec des expériences originales aux quatre coins du département.

 

Dialoguer avec un troupeau dans le parc du Domaine de Vizille. Redécouvrir le patrimoine à travers un explore game géant en famille ou entre amis, comme à Voiron ou à La Tour-du-Pin.
 
Plonger dans l’intimité du petit peuple du marais de Montfort ou des tourbières de l’Herretang (batraciens, libellules ou papillons) avec une « machine à chuchoter ». Frissonner au son des chants chamaniques de Sibérie dans l’église-musée Arcabas à Saint-Hugues-de-Chartreuse.
 
Partir en transhumance avec les brebis, dans la vallée de la Roizonne, avant de profiter d’une scène musicale détonante à Lavaldens… Ce ne sont que quelques-unes des deux cents expériences artistiques hors du commun que vous propose ce programme printanier de Paysage˃Paysages.
 
Partout en Isère, les paysages s’animent et se révèlent grâce à l’inventivité et à l’énergie des poètes, photographes, musiciens et autres artistes un peu « perchés » parfois (comme Abraham Poincheval ou Antoine Le Ménestrel !) qui ont été invités pour l’occasion.

 

> LES PAYSAGES N'EXISTENT QU'À TRAVERS NOTRE REGARD

 

Bien sûr, la nature et nos paysages se suffisent à eux-mêmes, direz-vous : entre montagnes, lacs et vertes vallées, nous sommes gâtés en Isère !

Les artistes, avec leur sensibilité, nous invitent pourtant à les regarder sous un autre œil et à réfléchir sur la façon dont nous contribuons à les transformer et à les entretenir, comment nous cohabitons avec les animaux sauvages, comment nous les préservons. Car les paysages, comme les œuvres d’art, n’existent qu’à travers les yeux de ceux qui les regardent !

Ces expériences et moments festifs seront aussi l’occasion de se créer des souvenirs inoubliables… Car si la culture contribue à enrichir nos connaissances et à nous donner du plaisir, elle est aussi créatrice de lien social.

Et pas seulement sur les réseaux sociaux !

 

 REPÈRES 

 

>  PARMI LES GRANDS RENDEZ-VOUS DE LA SAISON 3

 

Du 23 mars au 22 juin, 210 surprises et rendez-vous culturels (dont 90 % gratuits) sont programmés partout en Isère, à la ville comme aux champs, à la montagne comme en plaine, avec des temps forts certains week-ends :  

 

  • Samedi 23 mars à Voiron : journée d’ouverture avec un explore game familial et une performance d’Antoine Le Ménestrel (sur la façade de l’église Saint-Bruno).
     
  • Dimanche 7 avril à Barraux (Grésivaudan) : brunch musical avec le festival Les Détours de Babel.
     
  • Du jeudi 2 au mercredi 8 mai à Vizille : cycle « Ça remue » avec des performances de Abraham Poincheval et Jordi Gali, des rencontres entre artistes et chercheurs, des « dialogues » avec un troupeau de bovins, proposés par la Fédération des alpages.
     
  • Samedi 1er juin à La Tour-du-Pin : marathon de dessins entre amateurs et carnettistes (sketchers), Ben Bert, explore game familial, concert de Musika Songes et remise des prix du concours d’écriture Short Paysages.
     
  • Vendredi 21 et samedi 22 juin à Lavaldens (Matheysine) : clôture de la saison, dans le cadre de la Fête de la transhumance, avec mise en lumière exceptionnelle du site, apéro du berger, exposition, concerts, animations…

 

 
Patrick Curtaud, vice-président du Département chargé de la culture, du patrimoine et de la coopération décentralisée
 
 

>  "LES PAYSAGES FONT PARTIE DE NOTRE CULTURE"

 

Isère Mag : Cette année, le Département lance la troisième saison de Paysage>Paysages. Quel est l’objectif de cette manifestation ?

 

Patrick Curtaud : Paysage>Paysages part d’un constat simple : les paysages appartiennent à tout le monde et constituent un terreau de culture commune, dont il convient de prendre soin. Ils sont notre première richesse patrimoniale. Chacun a son histoire et ses modes de vie.

L’objectif est de nous inviter à réfléchir sur notre rôle dans l’espace qui nous entoure et, à terme, de tisser des liens. La culture, c’est prendre le temps de les regarder autrement. C’est aussi un facteur de cohésion sociale important qui permet de lutter contre toutes les formes d’intégrisme et d’obscurantisme et de former les citoyens de demain.

Dans un monde qui perd ses repères, elle nous aide à retrouver notre chemin. La culture fait partie de l’ADN de notre majorité départementale. Nous sommes peut-être le seul département en France, et l’une des rares collectivités territoriales, à avoir augmenté le budget consacré à la culture.

Ainsi, de 2016 à 2018, nous l’avons augmenté de 30 %. En 2019, avec la construction des archives départementales et l’aménagement du musée Champollion, il va encore progresser de 87 %.

Pour Paysage>Paysages, 150 acteurs culturels isérois sont associés, dont les bibliothèques et les musées départementaux. Nous avons ainsi invité de nombreux artistes, dont certains sont connus dans le monde entier.

C’est dire l’importance que nous accordons à cette manifestation.

 

 REPÈRES 

 

>  LE PROGRAMME À TÉLÉCHARGER : CLIQUEZ ICI

 

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Paysage>Paysages

 

150 PARTENAIRES ET 120 ARTISTES SONT MOBILISÉS POUR L'ÉVÉNEMENT PAYSAGE>PAYSAGES DANS TOUTE L'ISÈRE

 

 

Gisèle Gros-Coissy, présidente de l'association Clic & Clap

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> ELLE RÉANIME LES BOUTIQUES ANCIENNES DE LA VALDAINE

 

“Ces dernières années, beaucoup de commerces ont baissé le rideau. Dans sept communes autour de Saint-Geoire-en-Valdaine, du 11 au 19 mai, nous allons les transformer en galerie, en atelier d’artiste ou en salle de spectacle avec la compagnie de danse Scalène”, explique Gisèle Gros-Coissy.

Créée en 2015, son association va à la rencontre des habitants de la Valdaine, avec des actions culturelles et éducatives autour du cinéma. Pour Paysage˃Paysages, elle propose un parcours artistique atypique.

“Il y aura des concerts, des ateliers d’écriture, des apéros musicaux, une fausse poste animée par un plasticien, de la danse, du cinéma… Nous allons aussi arpenter le territoire avec un bus où seront projetés les 24 courts-métrages mythiques du réalisateur Alain Cavalier sur les métiers féminins disparus, comme la relieuse ou la matelassière.

Notre objectif est d’attirer l’attention sur la transformation du monde rural et de mettre le projecteur sur cette belle vallée de la Valdaine qui développe des paysages magnifiques au pied de la Chartreuse.”

 

 

Ben Bert, urban sketcher

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> IL CROQUE À TOUT-VA LES VALS DU DAUPHINÉ

 

“Pendant un mois, du 21 mars au 21 avril, je vais me déplacer en camion dans les communes des Vals du Dauphiné, à la rencontre des habitants, pour dessiner des scènes de vie dans les rues, les bars, les marchés ou chez les gens. Cette tournée se terminera à La Tour-du-Pin par un marathon de dessins, le samedi 1er juin”, explique Ben Bert, grand habitué de Paysage˃Paysages.

Depuis qu’il est tout petit, cet illustrateur grenoblois, diplômé de l’Ecole nationale des arts appliqués de l’image de Chambéry, remplit des tonnes de carnets de dessins. Son travail, précis et détaillé, représente principalement la montagne, la musique, la ville et les gens, qu’il traite avec beaucoup d’humour et de poésie.

Il y a dix ans, Ben a rejoint le mouvement des Urban Sketchers, une communauté mondiale de dessinateurs, autant professionnels qu’amateurs, qui dessinent sur le vif et partagent leur travail sur Internet ou dans des festivals. 

“Pour cette troisième saison, je vais construire une histoire avec mes dessins et fabriquer un carnet de voyage de mon aventure dans les Vals du Dauphiné.”

 

 

Viviane Parseghian, finaliste 2018 du prix Short Paysages

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> ELLE EST INSPIRÉE PAR L'ISÈRE
 

“L’Isère sourit, elle est une rivière, une fille d’ici… et sa terre porte le ciel à l’infini.” Ces lignes sont extraites de La Fille rivière, un poème de Viviane Parseghian.

En 2018, cette habitante de Villette-d’Anthon est arrivée finaliste du concours d’écriture « Short Paysages », de Short Édition, parmi 250 candidats, dans le cadre de la saison 2 de Paysage˃Paysages.

Professeure de français dans un collège lyonnais, Viviane écrit depuis l’âge de 10 ans. Elle a déjà décroché plusieurs prix, dont le 1e prix du Festival du livre de Nice quand elle avait 20 ans. “Pour Short Paysages, il fallait écrire un texte court, poème ou nouvelle, ayant pour toile de fond un paysage isérois”, rappelle l’auteure. Les œuvres sont diffusées en ligne sur short-edition et peuvent être éditées sur papier grâce à des distributeurs d’histoires courtes installés dans des lieux publics, comme les halls de gare.

Viviane sera à nouveau au rendez-vous pour cette troisième édition du prix. Les candidatures seront ouvertes du 21 mars au 1er mai. 

 

 

Lucas Falco, conseiller municipal de Lavaldens

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> IL REVISITE LA TRANSHUMANCE
 

“Chaque année, Lavaldens fête la transhumance. C’est une vieille tradition. En 2015, nous avons lancé la ʻTranshumance musicaleʼ. L’objectif est de faire découvrir le pastoralisme et l’agriculture de montagne au plus grand nombre.

Pour cette troisième édition de Paysage˃Paysages, la fête va monter d’un cran : les 21 et 22 juin, une clairière sera mise en lumière avec un éclairage spécifique des rivières, des arbres et des torrents. Ce sera vraiment magique et exceptionnel !”, se réjouit Lucas Falco, conseiller municipal et membre de la commission pastoralisme de Lavaldens.

Il y a vingt ans, il a créé avec quatre amis l’association Fend la bise, qui mobilise aujourd’hui près d’une centaine de bénévoles.

“L’idée était d’organiser un événement festif autour de la fête de la transhumance pour faire découvrir notre belle vallée de la Roizonne, en Matheysine, entre les massifs du Tabor, de l’Armet et du Taillefer. En 2018, nous avons accueilli plus de 1 000 personnes.”

 

 

Ève Feugier, conseillère pédagogique départementale

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> ELLE EMBARQUE LES SCOLAIRES
 

Coordinatrice du projet Arts plastiques 38 au sein de l’Éducation nationale, Ève Feugier travaille étroitement avec le Département et Laboratoire depuis la saison 1 de Paysage>Paysages pour embarquer les scolaires isérois dans l’aventure.

Pour cette édition de printemps, 64 classes de primaire et des collégiens de Matheysine, du Nord-Isère et du Centre-Isère et de l’agglomération grenobloise (soit 1 600 élèves) seront donc sensibilisés sur la place de l’animal dans la construction de nos paysages, avec des artistes et des musées partenaires – Emmanuel Breteau au Musée matheysin, Hendrik Sturm au musée Hébert et la carnettiste Martine Jambeau au musée Mainssieux.

En juin, un joli album présentant l’ensemble des créations sera offert à tous les participants. “Ça leur permet de garder une trace de ce travail et de le partager en famille. Paysage>Paysages est une belle opportunité !” 

 

 

 

Nicolas Hubert, danseur, chorégraphe

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> IL DANSE AVEC LA MONTAGNE À SAINT-HONORÉ
 

Dressée face à l’Obiou et à la chaîne du Vercors, la station inachevée de Saint-Honoré, en Matheysine, offre un décor grandiose et poétique avec ses ruines de béton, à 1 500 mètres d’altitude.
 
Nicolas Hubert et sa complice Giulia Arduca en font la scène à ciel ouvert et à 360 degrés de leurs chorégraphies respectives : Toucher pas touché (compagnie Épiderme) et 500/Cinquecento (compagnie Ke Kosa).
 
Le 1er juin, le duo jouera également Transhumance – un corps-à-corps en peaux de bêtes créé en 2018 au Musée de Grenoble pour la saison 2 de Paysage˃Paysages.
 
“Après quinze ans de travail dans des théâtres conventionnels, j’éprouve le besoin de sortir du cadre et d’avoir cette relation directe avec le public”, explique le fondateur de la compagnie Épiderme – qui est aussi plasticien de formation et musicien. 
 
 
 
 

 

Stracho Temelkovski, musicien

 

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> IL EMFLAMME SON PUBLIC
 

“Je suis viscéralement musicien.” Qu’il joue devant des collégiens, en duo avec une star du latin-jazz comme Omar Sosa ou pour une création internationale avec l’Opéra de Lyon, Stracho Temelkovski, 40 ans, exprime toujours la même passion.

Avec lui, on est emporté dans un univers sonore envoûtant où se mêlent Orient et Occident, nappes de jazz et rythmes latinos, sons acoustiques et abstraits. Bassiste, guitariste, percussionniste, violiste, compositeur, ce Grenoblois surdoué s’était pourtant fait refouler du conservatoire !

“J’ai dû compenser à force de travail. Et j’ai la chance aujourd’hui de vivre de ma musique, un langage universel qui permet de rapprocher les gens.”

Pour Paysage>Paysages, Stracho sera le dimanche 7 avril avec sa compagnie Musika Songes au fort Barraux (dans le cadre des Détours de Babel), et le samedi 1er juin à La Tour-du-Pin, dans le cadre d’une résidence départementale de trois ans dans les Vals du Dauphiné. 

 

 

Victoria Klotz, artiste plasticienne

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> ELLE MET EN SCÈNE LA NATURE SAUVAGE
 

Perchées en haut d’un mât, dix sculptures d’animaux (zèbre, renard polaire, mouflon, blaireau ou loup…), du blanc au noir et de tous les continents, nous observent en sentinelles… comme des bêtes curieuses !
 
Cette installation intrigante, qui inverse le rapport que l’on a habituellement avec les espèces sauvages, est emblématique du travail de Victoria Klotz depuis dix ans.
 
Elle sera présentée au Domaine départemental de Vizille pour Paysage>Paysages, jusqu’au 23 septembre. L’artiste pyrénéenne, par ailleurs lauréate de l’appel à projets de la biennale d’art contemporain du Domaine, sera également présente dans le parc avec Bien commun, une œuvre créée in situ : des lettres de paille géantes qui serviront de nichoirs aux canes de l’étang.
 
“À une époque où la biodiversité est gravement menacée, cette notion de bien commun prend tout son sens dans ce berceau de la Révolution française”, souligne Victoria.
 

 RENDEZ-VOUS 

 

>  ÇA REMUE, ÇA RUMINE, ÇA CAUSE...

 

Des animaux sauvages en sentinelles qui vous observent de là-haut. Un artiste, Abraham Poincheval, qui « hiberne » pour une semaine entière au sommet d’un mât de 20 mètres de haut.

Un troupeau de vaches à câliner tous les matins avec un animateur de la Fédération des alpages de l’Isère. Des danseurs qui tissent leur toile d’araignée en dansant. Un « concert » d’arbres… Les habitués du Domaine de Vizille vont aller de surprise en surprise pour cette saison 3 de Paysage>Paysages !

Invités par Laboratoire et l’Idex-Université de Grenoble Alpes dans le cadre du cycle « Ça remue », de drôles de « zèbres », universitaires et artistes de tout poil vont se mêler aux cygnes et aux biches du parc animalier pour cinq jours de performances artistiques, de causeries et de rencontres détonantes durant la première semaine de mai.

“Le but, c’est de nous amener à réfléchir ou à nous faire rêver sur la place essentielle des animaux dans nos paysages”, expliquent Philippe Mouillon et Maryvonne Arnaud, de Laboratoire.

L’occasion de voyager parfois très loin (comme avec cette archéobiologiste qui piste les traces d’ADN d’éléphants sur la route supposément empruntée par Hannibal).

Pour la saison 2 de Paysage>Paysages lors de l’hiver 2017, « Ça remue » avait réuni 4 000 personnes en trois jours au Musée de Grenoble.


Du 2 au 8 mai au Domaine départemental de Vizille (mais aussi sur le campus universitaire, au Vog, à Mon Ciné et au musée Hébert).

 

 RENDEZ-VOUS 

 

>  DU CINÉMA DANS LA BERGERIE

 

Emporter le cinématographe au bout de la route, là où le chemin s’arrête, avec une programmation de films documentaires inspirée par les habitants eux-mêmes : c’est le projet d’À Bientôt j’espère.

Forte du succès de sa tournée hivernale dans l’Oisans pour la saison 2 de Paysage˃Paysages, l’association repart dans le Valbonnais, entre Taillefer, Écrins et Obiou, pour huit soirées de projection, d’avril à juin.

Tour à tour, ce sont ainsi une bergerie, une ferme, un camping ou un bistrot qui se transformeront en salle de cinéma éphémère (voire en  multiplex !).

Le but étant toujours de se retrouver pour parler du film autour de quelques mets.

“On pourra voir par exemple Le Temps des forêts, de François-Xavier Drouet, sorti à l’automne dernier, en écho à notre rencontre avec un garde-forestier, explique Cyril Hugonnet, l’un des piliers du projet.

Ou encore L’Homme d’Aran, de Flaherty, un film de 1934 sur les pêcheurs d’Irlande face à la mer déchaînée, à voir en ciné-concert, les pieds dans l’eau du lac de Valbonnais lors d’une des soirées du festival des Montagn’Arts. Tous les films présentés offrent un point de vue sur nos paysages et sur le monde qui nous entoure.”


D’avril à juin dans le Valbonnais

 

 

 

 RENDEZ-VOUS 

 

>  LAND ART SONORE DANS LES ESPACES NATURELS SENSIBLES

Le chant d’un rouge-gorge, le bruissement d’une feuille, le clapotis de l’eau… La nature a toujours été une source d’inspiration pour les musiciens et les poètes.

Pour cette troisième édition, Paysage˃Paysages vous donne rendez-vous dans 7 espaces naturels sensibles (ENS) pour une approche singulière de la faune et de la flore.

Dans chacun d’entre eux seront programmés des concerts naturels et des propositions artistiques inédites autour du paysage sonore. Il y aura de très belles surprises, dont cette séance de « cinéma pour les oreilles », une création originale de Boris Jollivet. Ce preneur de son, spécialisé dans les sons de la nature, sera présent le 18 mai à l’ENS de la ferme du Peuil, à Claix.

Autre grand rendez-vous, une prestation de la compagnie Ithéré avec ses machines à chuchoter, grands cornets à histoires conçus pour nous enchanter (le 24 mars aux tourbières de l’Herretang à Saint-Laurent-du-Pont et le 6 avril au marais de Montfort, à Crolles.

Vous pourrez aussi écouter le chant du tétras-lyre au petit matin (le 6 avril au col du Coq) ou encore la sérénade des rainettes en pleine saison des amours (le 26 avril à l’ENS la Rolande, au Cheylas).

Enfin, si le cœur vous en dit, venez dormir à la belle étoile avec des musiciens, poètes et comédiens et redécouvrir autrement tous les secrets de Dame Nature.


Du 24 mars au 18 mai dans 7 espaces naturels sensibles.

 

 RENDEZ-VOUS 

 

>  DÉCOUVRIR UNE VILLE AVEC L'EXPLORE GAME

 

Comment porter un autre regard sur le paysage et mieux le comprendre en nous amusant ? Plutôt qu’une leçon d’histoire, Paysage˃Paysages vous plonge dans une grande aventure à travers trois explore games (jeux de piste en extérieur).

À Voiron, vous vivrez ainsi une expérience inédite qui vous mènera sur les traces de la première distillerie de la ville : date de construction d’un édifice, signification d’un détail architectural, origine du nom d’une rue…

Le top départ sera donné le samedi 23 mars à 11 heures au Grand Angle. Puis direction les rues commerçantes où vous devrez résoudre toute une série d’énigmes en suivant un parcours balisé, entre la gare, l’église Saint-Bruno et le musée Mainssieux, avec plusieurs lots à la clé.

Pas besoin d’être un historien chevronné pour participer. Il suffit de réfléchir et de prendre le temps d’observer. Ce jeu se pratique en équipe, en famille ou entre amis et il est possible de s’entraider.

Vous pouvez aussi interroger les habitants. Deux versions sont proposées, dont une accessible à tous et une autre, plus longue, réservée aux plus expérimentés.


Le 23 mars à Voiron, le 27 avril dans le parc thermal d’Uriage et le 1er juin à La Tour-du-Pin.

 

Publié le : 
03 mars 2019