MÉDECINS :

ON RECRUTE EN ISÈRE

Dossier

 

Impossibilité de trouver un médecin traitant, urgences débordées, délais à rallonge pour consulter un spécialiste…

La question de l’accès aux soins et la santé ne figurait pas dans la liste des thèmes du grand débat fixé par le gouvernement. Elle s’est pourtant imposée au premier plan dans les réunions publiques, parmi les préoccupations majeures des Français.

Selon une étude récente, près de 4 millions de nos concitoyens vivent dans des territoires où la situation est alarmante.

En ville comme à la campagne, l’Isère n’est pas épargnée par ce fléau.

Sachant que la fin du fameux numerus clausus ne produira pas ses effets avant 2025 – il faut près de dix ans pour former un médecin –, le Département de l’Isère s’est emparé de la question des déserts médicaux sans attendre, en créant dès 2017 un dispositif d’incitations financières efficace et pragmatique, basé sur les besoins exprimés sur le terrain.

Deux ans plus tard, il commence à porter ses fruits. Témoignages dans ce dossier. 

Par Annick Berlioz et Véronique Granger

  • Le village de Gresse-en-Vercors n’a plus de médecin depuis mars dernier. Comme breaucoup d’autres !

Le village de Gresse-en-Vercors n’a plus de médecin depuis mars dernier. Comme beaucoup d’autres !

 

 UN REMÈDE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX

 

En avril 2017, le Département a lancé un dispositif pour inciter les médecins à s’installer dans les territoires qui en ont le plus besoin. Objectif, convaincre 60 généralistes en quatre ans et assurer ainsi une meilleure qualité de soins dans l’ensemble de l’Isère.

 

La petite commune de Gresse-en-Vercors, située dans le Trièves, à 1 200 mètres d’altitude, vient de « perdre » son médecin. Après trente ans de bons et loyaux services, il a pris sa retraite en mars dernier. Cette situation se retrouve dans de nombreux territoires peu peuplés, comme le Trièves et le Vercors.

Mais aussi en Nord-Isère, dans la plaine de la Bièvre, à proximité de La Tour-du-Pin et de Saint-Jean-de-Bournay, où la couverture médicale est inférieure à sept médecins pour 10 000 habitantsPourtant, il n’y a jamais eu autant de médecins.

En Isère, on compte 1 200 généralistes, soit une couverture médicale de 10 médecins pour 10 000 habitants. Problème, près de la moitié ont plus de 55 ans et partiront à la retraite dans dix ans. L’offre de soins est aussi inégalement répartie.

“Les jeunes privilégient des secteurs offrant de bonnes perspectives de scolarisation pour leurs enfants et des opportunités d’emploi pour leur conjoint. Ils ne s’imaginent pas être médecins de campagne, seuls dans un village et travaillant soixante heures par semaine, sacrifiant leur vie personnelle comme l’ont fait leurs aînés, rappelle Véronique Scholastique, directrice des Solidarités au Département de l’Isère.

Nous devons aussi faire face à des besoins croissants, du fait du vieillissement de la population, de l’augmentation des pathologies chroniques et de la complexité des parcours de soins. Pour un médecin qui part, il en faudrait deux pour le remplacer.”

 

> DES SOINS ACCESSIBLES PARTOUT ET POUR TOUS

 

Face à cet enjeu de santé publique, l’État va supprimer dès la rentrée 2020 le numerus clausus, qui limite le nombre d’étudiants autorisés à entrer en deuxième année.

“Les études de médecine durant de neuf à douze ans selon le cursus médecine générale ou de spécialiste, il faudra au moins attendre 2028 pour voir les premiers résultats de cette mesure”, rappelle Magali Guillot, vice-présidente du Département déléguée à la santé.

Pour assurer la relève, le Département de l’Isère a pris les devants en créant dès 2017 la cellule Isère Médecins et en votant un plan d’aide de 6 millions d’euros. Il prévoit une bourse de 56 000 euros pour les internes qui s’engagent à exercer pendant 570 jours au moins dans une commune prioritaire.

Une aide de 10 000 euros est également proposée pour l’achat de matériel, afin de favoriser l’installation de tout nouveau médecin généraliste dans un territoire là où les besoins sont importants. En complément de ce soutien financier, une cellule, Isère médecins, a été mise en place pour donner des conseils et mettre les candidats en relation avec les communes concernées.

Le Département finance aussi à hauteur de 100 000 euros la création des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP). Une solution intéressante pour les jeunes médecins, qui souhaitent de plus en plus se regrouper et travailler en réseau avec d’autres professionnels de la santé.

 

Isère médecins

 LE DISPOSITIF ISÈRE MÉDECINS EN CHIFFRES 

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Magali Guillot, vice-présidente du Département déléguée à la santé
 
 

>  UN DISPOSITIF GAGNANT-GAGNANT, BASÉ SUR LA RÉCIPROCITÉ

 

Isère Mag : Quel est l’enjeu du dispositif Isère Médecins ? 

Magali Guillot : La pénurie de médecins et la difficulté d’accès aux soins sont un vrai sujet de préoccupation et même d’inquiétude pour les Isérois. C’est pourquoi le Département a souhaité se  saisir de cette problématique en créant le dispositif Isère Médecins, conçu à partir des besoins réels du terrain.

Nous finançons aussi à hauteur de 100 000 euros les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), qui sont un élément dynamique et structurant pour un territoire. Le Département s’est montré précurseur, puisque ce dispositif se voit renforcé par le projet de loi « Ma santé 2022 », présenté à l’automne dernier par la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

Nous avons déjà les premiers résultats avec 23 médecins qui ont pu bénéficier d’une aide à l’installation.  L’esprit du dispositif est intéressant car il est basé sur une logique de réciprocité, dans une démarche gagnant-gagnant.

 

I. M. : Quel est le rôle des élus locaux ?

M. G. : Qu’ils soient en ville ou en milieu rural, les élus sont très souvent interpellés lors de leurs permanences sur les problématiques de santé. Il est important qu’ils puissent nous faire remonter leurs difficultés et leurs besoins pour structurer l’offre de soins sur le territoire, en s’appuyant sur le projet régional de santé porté par l’agence régionale de santé (ARS).

Cette démarche collective nécessite bien évidemment l’implication des médecins généralistes, mais surtout de tous les acteurs de la santé. Nous invitons les élus locaux à organiser des rencontres sur le sujet, et à inciter à l’échange. Sur le site medecins.isere.fr, un espace est ainsi dédié aux collectivités.

Désormais, ils peuvent être acteurs de ce dispositif en favorisant l’installation de médecins sur leur commune, avec par exemple la mise à disposition d’un logement communal.

La cellule Isère Médecins est d’ailleurs de plus en plus sollicitée pour accompagner les médecins ou conseiller les élus, en partenariat avec l’ordre des médecins, l’ARS et la CPAM.

 

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L'ACCÈS AUX SOINS, C'EST LEUR PRIORITÉ !

 

Arthur Lessi, étudiant en médecine

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> "CE DISPOSITIF EST TRÈS INCITATIF"

 

En troisième année d’internat à la faculté de médecine de Lyon, Arthur Lessi, 25 ans, a prévu de s’installer près de Bourgoin-Jallieu une fois diplômé, d’ici à deux ans : “Je connais bien ce territoire, car j’y ai vécu longtemps.”

En échange de cet engagement, Arthur a obtenu une aide de 56 000 euros du Département de l’Isère, dont la première partie lui a été versée en novembre dernier.

Si le jeune homme était déjà décidé à exercer en milieu rural, ce dispositif a été déterminant dans son choix du territoire isérois : “Il est très pertinent par rapport à ce qui est proposé dans d’autres départements. En tant qu’interne, je gagne en moyenne 1 600 euros par mois. J’ai pu doubler ma rémunération. Je peux aussi envisager sereinement une installation durable. Je tiens d’ailleurs à remercier le Département pour son soutien et sa clairvoyance concernant l’efficacité des mesures incitatives. Les mesures coercitives, au contraire, ne permettent aucun projet viable sur le long terme.”

 

Amandine Géhin, médecin à Bougé-Chambalud

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> "UNE TRÈS BONNE PATIENTÈLE"

 

Une grosse pomme rouge à l’entrée de Bougé-Chambalud rappelle sa situation au cœur des vergers du Pays roussillonnais. C’est dans cette commune semi-rurale de 1 400 habitants qu’Amandine Géhin a choisi de s’installer avec un autre médecin, en mai 2018.

Un an plus tard, à 32 ans, cette mère de trois enfants – qui a bénéficié d’une bourse d’études en troisième année d’internat et d’une aide à l’installation du Département – est ravie : “Habitant à Roussillon, à quinze minutes de mon cabinet, c’est idéal ! Ici, on est aussi proches de Vienne, avec une très bonne patientèle. La bourse d’études (56 000 euros sur trois ans) est vraiment appréciable pour démarrer.

Quant à l’aide à l’installation (jusqu’à 10 000 euros, sur facture), elle m’a évité de faire un prêt pour acheter la table d’examen, le bureau, l’ordinateur, le logiciel médical…”

 

Laurent Rodrigues, médecin généraliste et maître de stage à Châtonnay

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> "J'AI SAISI L'OPPORTUNITÉ"
 

Originaire de Montpellier, Laurent Rodrigues, 32 ans, est arrivé en Nord-Isère en 2012 pour suivre sa compagne, mutée dans la région.

Après six mois de stage d’internat chez le docteur Guillet, au sein de la maison médicale de Châtonnay, il s’est associé avec lui en 2015 comme généraliste dans ce village de 2 000 habitants : “Il cherchait un associé depuis deux ans. J’ai saisi l’opportunité et je ne regrette rien : il y a beaucoup de travail !” Ce stage lui ayant été très profitable, Laurent a décidé à son tour de se former pour devenir maître de stage universitaire et tutorer un étudiant. 

“Cette formation sur deux jours est très utile et concrète. L’indemnité de 750 euros proposée par le Département permet de compenser les pertes occasionnées par la fermeture du cabinet. Et c’est gratifiant d’être au côté d’un futur confrère. Cela fait un vivier de remplaçants ou de successeurs : j’en suis la preuve !”

 

Denis Macé, maire de Valbonnais

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> "UN PARTENARIAT PRÉCIEUX"
 

Au 1er juillet, le docteur Escalon, seul médecin de Valbonnais et des dix communes à la ronde, dans l’extrême sud de l’Isère, pourra prendre une retraite bien méritée.

La maison médicale communale, où exercent déjà une kinésithérapeute et une orthophoniste, devrait accueillir un médecin en cabinet secondaire.

Un soulagement pour Denis Macé, maire de ce village de 500 habitants : “Avec le docteur Escalon, nous nous sommes mobilisés dès 2013 pour faire les démarches administratives et obtenir les autorisations nécessaires auprès de l’agence régionale de santé pour créer une maison pluridisciplinaire dans l’ancienne poste. Le partenariat avec le Département a été précieux pour susciter l’intérêt d’un médecin et financer une partie des travaux.”

 

Angélique Delage, patiente à la MSP de Tignieu-Jameyzieu

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> "C'EST TRÈS RASSURANT"
 

Quand Angélique Delage, 37 ans, s’est installée en 2012 avec sa petite famille à Tignieu-Jameyzieu, commune du Nord-Isère de 6 950 habitants, un seul médecin acceptait de prendre de nouveaux patients. Originaire de la région parisienne, elle avait de fortes attentes en offre de soins.

“En octobre 2017, une maison de santé pluriprofessionnelle a ouvert ses portes sur la commune, à cinq minutes de la maison, et nous en sommes très satisfaits. Le principal avantage est que nous avons six médecins sous la main. Tous ont accès à notre dossier médical. C’est très rassurant. En cas de problème, nous sommes sûrs d’être reçus rapidement, même si notre médecin traitant est absent”, se réjouit cette maman de deux garçons de 11 et 14 ans.

“En décembre dernier, mon fils aîné a eu une appendicite et nous avons eu un rendez-vous sur-le-champ. Le docteur l’a envoyé aux urgences à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu.” 

 

 

Émilie Philippe, interne au CHU de Grenoble-Alpes

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> "DES ATTENTES DIFFÉRENTES SELON LES GÉNÉRATIONS"
 

Comment améliorer l’offre de soins dans un territoire de montagne ? C’est le sujet de thèse d’Émilie Philippe, 30 ans, interne au CHU de Grenoble qui travaille sous la direction de Jérôme Fauconnier, médecin et président de la communauté de communes du Trièves.
 
“Dans le Trièves, il n’y a que huit généralistes pour 10 000 habitants. Les délais d’attente pour un rendez-vous sont très longs et il n’y a aucun système de garde les soirs et week-ends. Avec un sociologue, je vais à la rencontre des professionnels de santé, des élus et des habitants, réunis en groupes de travail.
 
Selon les générations, les attentes semblent très différentes. Les aînés sont attachés au médecin de famille alors que les jeunes adultes savent qu’ils vont devoir faire avec d’autres pratiques, comme la télémédecine ou les maisons de santé.”
 
Dans les mois qui viennent, les résultats de cette enquête seront remis aux élus, qui pourront agir en toute connaissance de cause.  
 
 
 

 

Bernard Freydier, habitant de Gresse-en-Vercors

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> TRIÈVES : UNE COUVERTURE MÉDICALE RENFORCÉE
 

“Depuis 1995, nous avions un médecin seulement durant les saisons touristiques d’hiver et d’été. En mars, il a pris sa retraite. Aujourd’hui, lorsqu’on est malade, il faut se rendre à Monestier-de-Clermont, à 14 km, où sont installés trois généralistes pour 13 communes”, témoigne Bernard, 67 ans.

Il y a deux ans, les habitants se sont regroupés en collectif pour remédier à ce problème. Parallèlement, l’agence régionale de santé a donné son feu vert pour créer une maison de santé à Monestier-de-Clermont. Un projet porté par la Communauté de communes du Trièves, maître d’ouvrage, mais aussi par les médecins et infirmiers du village qui se sont très investis. Deux praticiens devraient s’y installer.

“Mais il en faudrait au moins le double pour satisfaire la demande ! Notre combat est d’enrichir ce projet en maintenant un cabinet médical saisonnier à Gresse-en-Vercors, en disposant d’un cabinet de radiologie mobile et d’un système de garde à l’échelle du Trièves, assurant des permanences la nuit et les fins de semaine.” 

 

 

Antoine Degroote, étudiant en médecine à la faculté de Grenoble

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> "UNE MEILLEURE QUALITÉ DE VIE"
 

“Dans les deux ans qui viennent, je vais m’installer comme médecin généraliste à Viriville, à 15 kilomètres de La Côte-Saint-André. Ici, il n’y a qu’un médecin pour 1 600 habitants ! J’ai obtenu une aide de 56 000 euros du Département de l’Isère, dont la première partie m’a été versée en mars dernier.

J’ai découvert ce dispositif il y a un an et le trouve très incitatif financièrement. En tant qu’interne, je gagne en moyenne 1 600 euros par mois. J’ai pu doubler mon salaire et être beaucoup plus à l’aise pour rembourser mon crédit”, témoigne Antoine.

Ce coup de pouce a été décisif et a accéléré son projet d’installation. “Je voulais exercer en milieu rural pour avoir une meilleure qualité de vie. Je monte ce projet avec deux autres étudiants, l’un en dentisterie et l’autre en ostéopathie. À terme, nous devrions intégrer une maison de santé pluriprofessionnelle, dont l’ouverture est prévue en septembre 2019, et travailler en réseau avec d’autres professionnels de la santé.”

 

 ZOOM 

  • Six médecins sojnt réunis en un seul lieu.
  • Six médecins sojnt réunis en un seul lieu.

Six médecins sont réunis en un seul lieu.

 

>  DES CABINETS MÉDICAUX « NOUVELLE GÉNÉRATION »

 

À Tignieu-Jameyzieu, petite commune du Nord-Isère, les habitants peuvent se rendre dans une maison de santé pluridisciplinaire (MSP) où travaillent six médecins, deux psychologues, une orthophoniste, et comprenant deux cabinets infirmiers. Cette structure fait partie des 22 MSP construites en Isère.

En termes de fonctionnement, c’est très intéressant. Exercer à plusieurs nous permet de confronter nos expériences et nos points de vue. Pour les cas les plus difficiles, comme les patients atteints de pathologies chroniques, on peut définir des protocoles de soins en commun. Grâce à un logiciel partagé, nous pouvons aussi accéder à toutes les informations sur nos patients et gérer plus facilement les urgences lorsque l’un de nous est absent”, assure Florian Valle, jeune généraliste, qui a rejoint la MSP en janvier 2018.

Les patients ont quant à eux l’assurance d’une meilleure qualité de soins. S’ajoute le confort de trouver en un lieu unique des médecins généralistes et d’autres professionnels de la santé. Ces structures séduisent beaucoup les jeunes générations, qui préfèrent travailler en équipe et ne veulent plus du modèle « sacerdotal » de leurs aînés.

 

 REPÈRES 

  • La faculté de médecine de Grenoble.

La faculté de médecine de Grenoble.

 

>  DES PARTENARIATS STRATÉGIQUES

 

Attirer des médecins ici plutôt qu’ailleurs ne relève pas seulement du Département. Pour que son dispositif soit efficace, il a signé des conventions avec des partenaires stratégiques, comme l’agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes et les facultés de médecine de Grenoble et de Lyon.

“Les incitations financières proposées par le Département sont très avantageuses, reconnaît Patrice Morand, doyen de la faculté de médecine de Grenoble. Mais nous devons renforcer l’information auprès de nos étudiants de deuxième cycle. L’enjeu est aussi de trouver de nouveaux lieux de stages en médecine générale pour susciter des vocations : alors que 50 % des étudiants choisissent cette spécialité, les externes (bac + 4 à bac + 6) n’ont que deux semaines de stage hors des CHU. Il faudrait trois mois dans l’idéal

De leur côté, les médecins généralistes, via leurs représentants, s’engagent à associer le Département dans toutes leurs actions contribuant à structurer l’offre de soins en Isère. “Nous allons contacter tous les médecins en âge de partir à la retraite pour les aider à trouver un successeur”, explique Pascal Jallon, président de l’ordre des médecins de Grenoble.

 

Publié le : 
05 mai 2019