LES GLACES LOCALES

DE LA TURBINE À SAVEURS

Terroir

Labellisé Is(h)ere, le fabricant de glaces de Bourgoin-Jallieu est depuis longtemps adepte des circuits courts. Travaillant à partir de matières premières issues principalement du département, il s’appuie sur une démarche de qualité et sur une gamme sans cesse renouvelée.

Par Frédéric Baert

À Bourgoin-Jallieu, Florent Martin, de la Turbine à saveurs, fabrique des glaces labellisées Is(h)ere.
 

Les glaces sont, en test de dégustation, le dessert préféré des Français. L’hiver dernier, ils en ont dégusté autant qu’en été il y a dix ans !

La Turbine à saveurs, reprise en 2010 par Florent Martin a surfé sur cet engouement en développant une gamme de glaces audacieuse, sans sucre, par exemple, et issue de produits locaux – ainsi que des biscuits, pour faire tourner l’entreprise toute l’année.

“Mon carnet d’adresses d’ancien restaurateur à Grenoble m’a aidé à trouver des producteurs dans tout le département”, explique l’entrepreneur. D’abord installée à L’Isle-d’Abeau, l’entreprise familiale de 12 salariés, aujourd’hui à Bourgoin-Jallieu, doit, pour asseoir sa croissance, emménager l’an prochain à Saint-Alban-de-Roche dans des locaux… dix fois plus grands. Ce qui devrait l’aider à satisfaire la demande, provenant à 90 % de la région Rhône-Alpes. Une clientèle qui n’hésite pas à soumettre de nouvelles idées.

Cette année, on ne s’étonnera pas de trouver un sorbet au coquelicot ou un autre framboise-litchi. Mais les indétrônables restent les glaces à la vanille, au caramel salé et les sorbets à la framboise ou à la chartreuse.

 

> LES MATIÈRES PREMIÈRES

 

Noix de Vinay, pommes de La Terrasse, et même foie gras de La Mure… les matières premières des glaces et sorbets, parfois insolites,  épousent la carte du département.

C’est l’un des points forts du fabricant : il élabore lui-même tous ses ingrédients, tels le beurre salé ­– à partir de lait de montagne – ou la nougatine. Toujours à la recherche de nouveaux producteurs pouvant enrichir la gamme de saveurs, La Turbine a néanmoins une base solide depuis longtemps, notamment pour les alcools, avec les Caves de Chartreuse à Voiron, Cherry-Rocher, à Bourgoin-Jallieu, pour son génépi, ou la Maison Colombier, à Villette-de-Vienne, labellisée Is(h)ere pour son eau-de-vie de poire.

“Nous privilégions avant tout les circuits courts ! Même si nos prix doivent être un peu plus élevés que pour des glaces basiques, poursuit Florent Martin. Quand on a découvert la marque Is(h)ere, on s’est justement dit que c’était l’esprit de l’entreprise.”

 

> LE PROCESSUS DE FABRICATION
 

La turbine est l’outil le plus traditionnel pour fabriquer les glaces. Produisant elle-même son froid en continu, elle permet, après la pasteurisation du mélange préparé en atelier à partir des matières premières, de sortir sorbets et crèmes glacées en sept minutes seulement.

“Et sans ajout d’air, précise Florent Martin. Les fabricants de glaces industrielles en mettent dans leurs pots pour augmenter le volume !” Du coup, ceux de La Turbine à saveurs affichent un poids « alléchant » : 1 kilo environ, contre 600 grammes seulement pour les glaces des grandes marques.

 

PRATIQUE

 

 >   OÙ LES TROUVER

  • Une soixantaine de points de vente en Isère, supermarchés et épiceries, distribuent les produits de La Turbine à saveurs mais aussi les magasins Gamm vert, les boucheries André ou encore les laiteries Gérentes…
  • En vente directe à la boutique : 28, rue Lavoisier à Bourgoin-Jallieu.
  • Contact : 04 74 92 54 62

La Turbine à Saveurs

 

REPÈRES

 

 >   LA MARQUE IS(H)ERE
 

ELLE GARANTIT DES PRODUITS :

  • issus d’une ferme iséroise ou élaborés à partir de produits agricoles du territoire.
  • qui assurent une juste rémunération au producteur.
  • qui respectent les bonnes pratiques d’élévage et le bien-être animal ainsi que la maîtrise des produits et traitements des cultures.

 

RECTIFICATIF

Dans notre numéro #20 consacré à Champigood, nous avons omis de citer parmi les champignonnistes professionnels exerçant en Isère, Michel Grimbert, dont l’entreprise est installée à Voreppe depuis 1936, et Jérôme Alteneder de la Ferme de la montagne à Saint-Hilaire-de-la-Côte.

Publié le : 
05 mai 2019