ESCAPADE

EN PAYS CRÉMOLAN

Découvertes

Niché dans un méandre du Rhône, l’Isle-Crémieu a su tirer parti du fleuve pour développer sa prospérité économique. Son histoire s’est construite pierre par pierre, laissant en héritage un riche patrimoine historique au cœur d’une nature préservée. 

Par Annick Berlioz

Crédits photos : F. Pattou ; D. Jungers

Après l’impressionnant défilé des gorges de la RD 517, Crémieu se dévoile. Blottie entre la colline Saint-Hippolyte et celle de Saint-Laurent, la cité nous transporte au cœur du Moyen Âge. Derrière ses remparts – parmi les plus longs de France – se nichent des rues pavées, des échoppes d’artisans et d’adorables placettes.

Singulière, Crémieu compte 21 monuments classés ou inscrits aux Monuments historiques. Parmi les plus remarquables, sa halle aux grains datant de 1434, son château delphinal, son cloître du XVIIe siècle ou encore son église Saint-Jean-Baptiste et ses peintures augustiennes des XIVe et XVe siècles, uniques en France. Autant d’atouts que la municipalité crémolane souhaite valoriser en se portant candidate pour figurer au patrimoine mondial de l’Unesco.

Ancienne résidence des Dauphins, Crémieu abrita de nombreux ordres religieux et fut une ville très prospère. En 1315, elle se voit octroyer par le Dauphin Jean II, une charte de franchises accordant de nouvelles libertés à ses habitants : privilèges commerciaux, abolition du servage... Cela se traduira par une période d’opulence pendant plus de deux siècles sur l’ensemble du territoire.

 
 

> UN PÉRIPLE ENTRE NATURE ET CULTURE

 

Ce passé prestigieux a laissé sa trace dans de nombreux villages, comme Vertrieu. A 22 kilomètres de Crémieu, en haut d’une colline, se dresse l’imposante silhouette du château vieux.

Construite au XIIe siècle, cette maison forte avec vue imprenable sur le Rhône, servait de tour de guet pour protéger le Dauphiné puis le royaume de France contre les assauts de la maison de Savoie. En contrebas lui fait face depuis le XVIIe siècle une belle demeure, le château neuf, construite pour se substituer à l’ancienne forteresse en ruine. On peut y admirer ses superbes jardins à la française.

Auparavant, n’oubliez pas de vous arrêter au site archéologique de Larina. Sur 29 hectares, se concentrent plusieurs milliers d’années d’histoire – de l’âge du bronze au Haut Moyen Âge.

Outre ses vestiges paléochrétiens et mérovingiens, cet espace naturel sensible abrite une flore et une faune exceptionnelles, dont 145 espèces d’oiseaux et de nombreuses variétés d’orchidées. Puis direction les grottes de la Balme, où labyrinthes, rivières souterraines et bassins aux couleurs surnaturelles vous invitent à un voyage au cœur de la terre.

Situé sur l’espace naturel sensible Les Coteaux de Saint-Roch, le site est aussi une zone d’hibernation pour les chauves-souris. On n’en compte pas moins de 22 espèces.

Enfin, après avoir longé le Rhône, vous traverserez Montalieu, connu pour ses carrières de pierres et notamment celle dite de Villebois qui servit à édifier la quasi-totalité des ponts et monuments de Lyon mais aussi le Panthéon de Paris. En revenant vers Bourgoin-Jallieu, faites un détour par Saint-Chef avec son église abbatiale et ses fresques remarquables du XIIe siècle. Un très beau périple entre nature et culture.

 

Contact : 04 74 90 45 13

Tous aux balcons

ZOOM

 

> UNE VOIE VERTE DANS LES BALCONS DU DAUPHINÉ

Depuis octobre dernier, une nouvelle voie cyclable sillonne les Balcons du Dauphiné.

Réalisé sur une portion de l’emprise de l’ancien chemin de fer de l’Est lyonnais, propriété du Département de l’Isère, cet itinéraire doux s’étend sur 18 kilomètres et traverse, d’ouest en est, les communes de Dizimieu, Villemoirieu, Saint-Hilaire-de-Brens, Trept, Soleymieu et Courtenay, dont la plupart présentent un intérêt patrimonial : châteaux, églises, lavoirs...

L’occasion de découvrir aussi d’autres richesses de ce territoire, comme ses espaces naturels sensible et ses producteurs.

 

CRÉMIEU : CITÉ MÉDIÉVALE

Vue aérienne de Crémieu.
L’église fortifiée des Augustins.
La halle du XVe siècle avec son toit en lauzes de 400 tonnes reposant sur une charpente en chêne.
À l’intérieur de la halle, des vasques servaient à mesurer le grain.
La Maison du Colombier, belle demeure du XVIe siècle qui doit son nom à sa tour tronquée en forme de fer à cheval et aménagée en pigeonnier au XVIIIe siècle.
La rue Saint-Augustin au centre de Crémieu : une dizaine de maisons qui montrent l’organisation des commerces au Moyen-Âge avec l’échoppe au rez-de-chaussée, l’habitation au 1er étage et le grenier sous le toit.
Le cloître des Augustins datant du XVIIe siècle.
La colline Saint-Hippolyte qui domine Crémieu comporte les vestiges d'un prieuré fortifié de Bénédictins du XIIe siècle ainsi que "la Tour de l'Horloge" du XVIe siècle et la "Porte Carrée".
Vue générale des remparts.
La tour carrée et les remparts sous la neige.
La tour de l’horloge.
Le château delphinal.

CRÉMIEU : LES PEINTURES AUGUSTIENNES DE L'ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE 

L’église Saint-Jean-Baptiste de Crémieu (XIVe/XVe siècles) abrite un ensemble de peintures augustiniennes unique en France.

LES GROTTES DE LA BALME

 

Plus d'infos

 

L’entrée des grottes de La Balme.
La salle centrale de 35 mètres de hauteur d’où partent de nombreuses galeries.
Un univers souterrain, de vasques et rivivères, aux couleurs surnaturelles.
Les grottes de La Balme sont répertoriées parmi les 7 Merveilles du Dauphiné.
Fresque représentant François 1er qui, selon une légende, serait venu avec sa mère en 1516 prier et dîner dans les grottes à son retour de Marignan.

LE SITE ARCHÉOLOGIQUE DE LARINA

Le plateau de Larina, site archéologique de l’âge du bronze au Haut Moyen Âge.
Vestiges de bâtiments d’habitation et d’exploitation de période burgonde.
Vestiges d’une nécropole paléochrétienne et mérovingienne.
Vestiges d’une villa mérovingienne

LE TRÉSOR DE L'ÉGLISE ABBATIALE DE SAINT-CHEF

L’église abbatiale de Saint-Chef a été construite à partir du XIIe siècle.
L’intérieur de l’église et ses fresques remarquables.
Publié le : 
01 janvier 2019