CANCER DU COL DE L'UTÉRUS,

VACCINER VOS FILLES !

Santé

Le Département de l’Isère recommande aux jeunes filles de se faire vacciner contre le papillomavirus humain (HPV). L’objectif ? Les protéger contre le cancer du col de l’utérus qui provoque 1 100 décès chez les femmes en France chaque année.

Par Annick Berlioz

  • Le vaccin doit être administré aux jeunes filles de 11 à 14 ans en deux injections. Un rattrapage est possible jusqu’à 19 ans, mais il faudra trois injections.

 

Depuis septembre dernier, un vaccin « nouvelle génération » est disponible en France. Il protège contre neuf souches du papillomavirus humain (HPV), principal responsable du cancer du col de l’utérus, empêchant ainsi 90 % des cancers de se développer.

Recommandé aux jeunes filles de 11 à 14 ans et aux jeunes garçons homosexuels, il est remboursé à 65 % par l’assurance maladie ; le complément étant généralement pris en charge par les mutuelles.

Un vaccin que le Département de l’Isère propose aujourd’hui gratuitement dans son centre de santé de Grenoble et dans ses centres de vaccination partenaires.

“Depuis avril 2018, nous organisons une grande campagne pour promouvoir la vaccination anti-HPV auprès des adolescentes, explique le docteur Gaëlle Vareilles, adjointe au chef de service santé du Département. Ce nouveau vaccin est un argument supplémentaire pour protéger nos enfants.”

 
 

> DOUBLER LA COUVERTURE VACCINALE D'ICI À 2022

 

Le cancer du col de l’utérus est aujourd’hui le seul cancer pour lequel un vaccin existe. Son efficacité a été démontrée. Certains pays, comme l’Australie, le Canada et l’Autriche, vaccinent déjà près de 80 % de leurs enfants. Or, en France, seulement 19 % des jeunes filles sont vaccinées et à peine 15 % en Isère.

“En cause, de nombreuses idées reçues sur les effets secondaires, alors qu’il est prouvé que le vaccin n’a aucune conséquence sur la santé. C’est pourquoi nous avons engagé un programme auprès des infirmiers, médecins, pédiatres… principaux prescripteurs de la vaccination. Notre objectif est de doubler la couverture vaccinale d’ici à 2022”, poursuit Magali Guillot, vice-présidente du Département déléguée à la santé.

Conférences, formations en ligne… de nombreux outils ont été mis en place pour répondre aux questionnements des parents.

Aline, 52 ans, maman de jumelles, Elsa et Noémie, 12 ans, a déjà franchi le pas : “En me rendant chez mon médecin, j’ai vu des informations sur le vaccin anti-HPV. J’ai décidé de faire vacciner mes filles et encourage tous les parents à en faire autant.”

 

Plus d’infos

 

VIDÉO : LE VACCIN CONTRE LE PAPILLOMAVIRUS :

les explications du docteur Roman Rouzier, gynécologue et oncologue à l'hopital Tenon à Paris 

 

VIDÉO : POURQUOI LE DÉPARTEMENT DE L'ISÈRE LANCE UNE CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LE HPV 

 

 REPÈRES 

> LE DÉPARTEMENT DE L'ISÈRE AGIT POUR LA SANTÉ

 

En 2018, le Département a consacré 5 millions d’euros à la santé. Parmi ses priorités : garantir une offre de soin identique à tous les Isérois.

Il octroie une bourse de 56 000 euros aux internes en médecine générale qui s’engagent à exercer dans un territoire dépourvu de praticiens et 10 000 euros aux généralistes qui s’installent dans un secteur où l’offre de soins est réduite. Une aide à la création de maisons de santé est également apportée.

Autres champs d’action : la lutte contre les maladies respiratoires et, notamment, la tuberculose (vaccination et dépistage) et le développement de la couverture vaccinale par la mise à disposition de vaccins.

Enfin, le Département consacre 500 000 euros à la lutte contre le cancer en finançant le Registre du cancer et l’Office de lutte contre le cancer. Il soutient aussi une trentaine d’associations spécialisées dans la promotion de la santé.

 

Publié le : 
01 janvier 2019