SUR LA ROUTE

DES SAVOIR-FAIRE DU TRIÈVES

Découvertes

Après la Chartreuse et l’Oisans, le Trièves nous invite à partir à la rencontre des talents, agriculteurs, paysans ou artisans qui font aussi toute la richesse et la beauté de ce territoire préservé.

Par Véronique Granger
 
Photos : Emmanuel Breteau

 

Ils sont vignerons, couturière, éleveurs, coutelier, bergère, artistes ou forgeron… Les uns sont nés ici, entre Vercors et Dévoluy, et ne veulent plus vivre ailleurs.
 
Les autres sont tombés amoureux de ce petit pays de montagnes au décor somptueux. Tous ont très envie de partager leur passion du territoire et ont donc rejoint la « route des savoir-faire du Trièves », lancée en juin dernier par la communauté de communes du Trièves.
 
Soit 33 sites agricoles, fabriques artisanales ou lieux culturels et patrimoniaux réunis sous une bannière et un site Internet communs, qui nous invitent à quitter la route nationale 75 pour rencontrer ceux qui font battre le cœur du massif et des villages.
 
“Les touristes connaissent nos pépites, le mont Aiguille ou le lac de Monteynard-Avignonet. Cette route est l’occasion de découvrir d’autres facettes du territoire et de vivre des moments uniques”, affirme Guillaume Grandferry, chargé de mission à la communauté de communes.
 
 

> TRÉSORS DES CHAMPS ET DOIGTS DE FÉE

 
À Tréminis, dans l’extrême sud de l’Isère, Valérie Salé, paysanne herbaliste (La Plume et l’Oiseau), nous conte ainsi les vertus des plantes odoriférantes qu’elle cultive et transforme en tisanes, baumes et autres trésors de bienfaits dans son jardin face à l’Obiou.
 
Au hameau voisin de Château-Bas, au pied du Grand-Ferrand, Sylvain Truffet et Nicole Klein, artisans glaciers, nous invitent dans le laboratoire du Sorbet vagabond – des sorbets aux saveurs sans pareilles fabriqués pour la plupart à partir des fruits locaux.
 
Rien à voir avec le Domaine des Hautes-Glaces à Saint-Jean-d’Hérans, qui distille un whisky d’exception : de l’orge à la gorge, le voyage gustatif mérite le détour ! Poursuivant vers Mens, à Prébois, on rencontre des paysans vignerons passionnés qui ont replanté d’anciens cépages sur les coteaux, comme Maxime Poulat (La Poulânerie) ou Samuel Delus, au Domaine de l’Obiou.
 
Il leur a fallu beaucoup de persévérance, mais les premières cuvées ont une belle personnalité ! Après s’être fait un nom à Marseille, Blandine Poulat a pour sa part créé sa ligne de vêtements, Blandelune, et installé son atelier-boutique face au légendaire mont Aiguille, au Monestier-du-Percy.
 
Remontant ensuite vers Gresse-en-Vercors, on dégustera les fromages bien typés de Gaëlle et Alexandre Chenavas à la ferme de Bartabelle, à Saint-Guillaume, confectionnés à partir du lait de leurs vaches jersiaises (de l’île de Jersey)… Mais on aurait pu tout aussi bien s’initier au maniement des outils à main traditionnels au Bois des cimes, chez Jean-Marie Bordet, à Saint-Paul-lès-Monestier, et se fabriquer une cuillère en bois.
 
“On ne pourra pas se limiter à 33 membres tant il y a de savoir-faire variés sur ce territoire”, assure Maëlle Pelletier, chargée de projet. Bonne route !
 

 

PRATIQUE

Retrouvez les 33 étapes de la route des savoir-faire et les jours de visite (certains uniquement sur réservation) sur le site Internet savoir-fairetrieves.fr

LA ROUTE DES SAVOIR-FAIRE EN PHOTOS

Le troupeau de vaches jersiaises de la ferme de Bartabelle, à Saint-Guillaume.
Blandine Poulat, créatrice de la marque Blandelune, dans son atelier de couture face au mont Aiguille, au Monestier-du-Percy.
Valérie Salé, cueilleuse et cultivatrice d’herbes aromatiques, dans son jardin de délices face à l’Obiou, à Tréminis.
Samuel Delus, vigneron, dans sa cave du Domaine de l’Obiou, à Prébois.
Jean-Marie Bordet dans son atelier du Bois des cimes, à Saint-Paul-lès-Monestier.
La Bergerie de Rif Clar à Saint-Andéol.
Publié le : 
08 août 2018