CONSOMMEZ LOCAL

AVEC DES PRODUITS 100% IS(H)ERE !

Dossier

Dans le sillage d’Alpes Is(h)ere pour le tourisme, le Département, qui consacre chaque année 8,4 millions d’euros à l’agriculture, et le pôle agroalimentaire (voir Zoom) ont lancé la marque Is(h)ere pour promouvoir les produits isérois et les filières courtes.

Producteurs, artisans, responsables de points de vente, associations de consommateurs, restaurateurs… tous les acteurs de l’agroalimentaire ont été associés à la démarche. Présentation…

Par Annick Berlioz

  • Luc Armanet, et son épouse Daphnée, sont producteurs de fraises à Bougé-Chambalud. Avec la marque Is(h)ere, ils espèrent séduire la clientèle iséroise et mieux vivre de leur travail.

Luc Armanet, et son épouse Daphnée, sont producteurs de fraises à Bougé-Chambalud. Avec la marque Is(h)ere, ils espèrent séduire la clientèle iséroise et mieux vivre de leur travail.
 

 AVEC IS(H)ERE : TOUT LE MONDE EST GAGNANT !

 

En juin dernier, le Département de l’Isère a lancé la marque Is(h)ere. Une marque garantissant aux consommateurs des produits de proximité et de qualité et une juste rémunération aux agriculteurs, qui entend ainsi redonner durablement des couleurs à l’agriculture iséroise en favorisant l’achat citoyen.

 

“La marque Is(h)ere va nous permettre de toucher le consommateur sur son lieu d’achat. Avec, nous espérons séduire la clientèle iséroise et mieux vivre de notre travail en fixant un prix qui prenne en compte le coût de production”, se réjouissent Luc et Daphnée Armanet, producteurs de fraises installés sur Bougé-Chambalud, à 15 kilomètres de Beaurepaire. 
 
Désormais, ils pourront s’appuyer sur la marque Is(h)ere. Lancée en juin 2018 par le Département et les autres partenaires du pôle agroalimentaire, cette marque vise à valoriser les produits de l’Isère, avec des garanties en matière de proximité, de qualité, mais aussi de juste rémunération des producteurs.
 
À côté des fraises de Luc, 120 produits ont déjà obtenu cet agrément et proviennent d’une vingtaine de professionnels : agriculteurs et transformateurs..

 

> FAVORISER L'ACHAT RESPONSABLE

 

“L’objectif est de faire gagner la ferme Isère, rappelle Jean-Pierre Barbier, président du Département. Avec 5 000 exploitations et une surface agricole qui représente 37 % de notre territoire, nous disposons d’un fort potentiel. À cela s’ajoute une production très diversifiée qui englobe toutes les filières : maraîchage, arboriculture, céréales, viandes, produits laitiers…”
 
Autre atout, un bassin de consommation d’1,3 million d’habitants dont les dépenses alimentaires avoisinent les 2,5 milliards d’euros par an.
 
Mais avec un parcellaire morcelé (37 hectares en moyenne), des contraintes liées à la montagne et une forte pression foncière, l’agriculture iséroise peine à se positionner dans un contexte de prix bas.
 
D’où l’idée du Département de mobiliser tous les acteurs de la filière agroalimentaire pour mettre en lien production et consommation locale afin que les agriculteurs puissent vivre de leur métier.
 
“Certains produits, comme la noix de Grenoble, le bleu du Vercors-Sassenage, le saint-marcellin, sont déjà bien connus. Mais d’autres, comme des charcuteries ou des viandes 100 % locales, des fromages, miels, bières, vins… sont plus discrets. Cette marque a pour but de mieux les valoriser et d’orienter le consommateur”, souligne Robert Duranton, vice-président du Département chargé de l’agriculture.

 

> RÉPONDRE AUX ATTENTES DU CONSOMMATEUR

 

Cette marque dédiée à l’agroalimentaire pourra conforter une activité agricole qui modèle nos paysages, contribuant à l’attractivité de nos territoires et au développement d’un pan entier de notre économie.

Elle est accompagnée de l’accroche « Je soutiens l’agriculture de l’Isère », précisant qu’acheter Is(h)ere est un achat responsable. Fait marquant : une enquête de 2011 a permis d’estimer les achats de produits locaux à 445 millions d’euros. Un moyen de faire face à la crise qui secoue le monde agricole, sachant qu’un tiers de la profession touche moins de 350 euros par mois.

Le deuxième enjeu est de donner une visibilité aux consommateurs sur la provenance des produits.
 
“Suite aux récentes crises alimentaires, l’intérêt pour les produits locaux ne cesse de progresser. Huit Français sur dix disent désormais adopter ce réflexe et près de quatre sur dix déclarent le faire souvent”, explique Aurélie Merle, professeure de marketing, spécialiste de la consommation à Grenoble École de management.
 
Pour aller au-delà, il faut que plusieurs conditions soient réunies, parmi lesquelles multiplier les points de vente et mieux flécher les produits. Volonté affichée de cette marque qui sera présente dans tous les lieux habituels d’achat, grandes et moyennes surfaces, magasins de proximité.
 
Le Département entend doubler le nombre d’adhérent d’ici à la fin de l’année.
 

 VIDÉO : LANCEMENT DE LA MARQUE IS(H)ERE 

Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère
 
 

>  UN VÉRITABLE PROJET POUR NOTRE AGRICULTURE

 

Isère Mag : Pourquoi cette marque ?

Jean-Pierre Barbier : Plus qu’une marque, c’est un véritable projet pour notre agriculture.

Cette marque est aujourd’hui la première en France à assurer une juste rémunération pour le producteur et la provenance géographique des produits. Avec elle, nous voulons orienter le consommateur vers un achat responsable, et du même coup, permettre aux agriculteurs de vivre décemment de leur activité.

En Isère, nous avons tous les atouts, des producteurs et des artisans qui font un travail remarquable, des outils publics, comme les abattoirs du Fontanil-Cornillon et le marché d’intérêt national de Grenoble… mais aussi un bassin de consommation important.
 

I. M. : Comment allez-vous asseoir sa notoriété ?

J.-P. B. : L’attribution de la marque est soumise à un règlement d’usage et au respect d’une charte de bonnes pratiques signée avec l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao), établissement public qui accompagne et valide la reconnaissance des signes officiels de qualité (AOP, IGP, etc).

C’est un gage de confiance. Pour réussir, nous devons convaincre les agriculteurs, transformateurs et artisans de s’engager dans la démarche et inciter les distributeurs à jouer le jeu.

Nous devons surtout informer le consommateur sur l’intérêt de cette marque, car au final c’est lui qui assurera son succès.

 

Robert Duranton, vice-président du Département chargé de l’agriculture
 
 

>  UN TRAVAIL DE TERRAIN

 

Isère Mag : Comment le Département accompagne cette marque ?

Robert Duranton : Ce travail se fait à plusieurs niveaux. D’abord, en aidant tous les agriculteurs qui souhaitent se moderniser et créer des ateliers de transformation fermière pour qu’ils puissent apporter une valeur ajoutée à leurs produits.

Le Département peut aussi s’appuyer sur plusieurs outils. Au sein d’un syndicat qui regroupe La Métro et d’autres collectivités, nous gérons les abattoirs du Fontanil-Cornillon, que nous avons entièrement requalifiés afin de développer de nouvelles filières, comme la transformation de produits carnés.

Nous soutenons l’action des chambres consulaires, parties prenantes dans le pôle agroalimentaire, chargées du déploiement de la marque auprès de leurs adhérents.

Nous mettons aussi plus de 30 % de produits locaux au menu des restaurants scolaires dans les collèges. Pour valoriser cette marque, le Département s’appuiera sur les fêtes gastronomiques, comme l’Isère Food Festival et la Foire de Beaucroissant.

De nombreuses campagnes de promotion seront organisées tout au long de l’année.

 

>  OÙ TROUVER LES PRODUITS DE LA MARQUE IS(H)ERE ?*

Parmi les premiers magasins qui ont déjà certains produits Is(h)ere :

  • Carrefour : Saint-Egrève, Meylan.
  • Carrefour market : Voiron, Crémieu, Crolles, Vizille.
  • Leclerc : Comboire, Vienne, Saint-Clair-du-Rhône.
  • U : Grenoble-Estacade, La Mure, Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Pontcharra, Biviers.
  • Intermarché : Bresson, Varces, Apprieu, Chapareillan, Domène, Monestier-de-Clermont, Saint-Sauveur.
  • Biocoop : Bourgoin-Jallieu, Saint-Jean-de-Soudain.
  • La Vie Claire : La Tour-du-Pin.
  • Boucherie Numidie : Grenoble (agneau).  
  • L’Eau vive : Echirolles, Grenoble, Bourgoin-Jallieu, Meylan, Chasse-sur-Rhône, Brié-et-Angonnes.
  • Vous trouverez la liste des magasins par producteur et toutes les informations sur ishere.fr

* Liste non exhaustive

 

ILS SONT ÉLEVEURS, AGRICULTEURS, RESTAURATEURS, TRANSFORMATEURS, DIRECTEURS DE GRANDES ET MOYENNES  SURFACES...  ET DÉCIDENT DE JOUER À FOND LA CARTE IS(H)ERE !

Alexis Fonteneau, maître-restaurateur à Burcin

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> METTRE L'ISÈRE À LA CARTE

 

“J’ai fait le choix d’une carte réalisée à 90 % avec des produits locaux. J’achète ma viande chez un boucher qui sélectionne toutes ses bêtes dans des cheptels isérois.

Et pour les fruits et légumes, je fais appel à un grossiste qui s’approvisionne essentiellement dans le département, explique Alexis Fonteneau, maître restaurateur, chef du restaurant Le Relais Saint-Hubert, à Burcin, dans la plaine de la Bièvre.

Nos clients sont de plus en plus soucieux de ce qu’ils ont dans l’assiette et nous interrogent beaucoup sur la provenance de nos produits.

Ce qui les rassure le plus, c’est de pouvoir identifier les producteurs et leur manière de travailler. La marque Is(h)ere est un gage de qualité auquel ils pourront se référer. Les professionnels de la restauration doivent aussi s’en emparer pour promouvoir leur territoire de manière forte et unifiée.”

Aurélie Merle, professeure de marketing à Grenoble École de management, spécialiste de la consommation

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> MIEUX FLÉCHER LES PRODUITS

 

“Face aux différentes crises alimentaires, l’intérêt pour les produits locaux ne cesse de progresser. L’identification locale est considérée par les consommateurs comme une garantie de qualité et de fraîcheur.

Ils souhaitent aussi retrouver des goûts d’antan et sont de plus sensibilisés à la situation économique du monde paysan. Il y a aussi un besoin de réduire le nombre de kilomètres parcourus par les aliments.

La tendance devrait continuer à se renforcer. Selon une enquête réalisée en 2011, deux raisons majeures permettraient de développer la consommation de produits isérois : une plus grande diffusion sur les points de vente et une meilleure facilité d’identification.

D’où l’intérêt de la marque Is(h)ere, qui permettra de mieux flécher les produits.

 

Louis Simone, dirigeant de deux Intermarché à Grenoble

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> RAPPROCHER L'OFFRE DE LA DEMANDE
 

“Huit Français sur dix font leurs courses alimentaires dans les grandes et moyennes surfaces. Les produits locaux y ont presque autant la cote qu’au marché.

Aujourd’hui, toutes marques confondues, ils représentent 15 % de ce qui est proposé et près d’un tiers des achats”, témoigne Louis Simone, responsable à Grenoble de deux points de vente Intermarché.

Pour faire face à cette demande, le gérant a déjà mis en place dans l’un de ses points de vente un îlot charcuterie et fromage avec 30 % de produits régionaux.

“Pour les distributeurs, la marque Is(h)ere est une formidable opportunité. Elle nous permet d’être au plus près du consommateur dans sa recherche de qualité. Elle est basée sur une juste rémunération du producteur sans étrangler pour autant le client. Tout le monde y est gagnant !” 

 

Denis Chardon, maraîcher à Saint-Prim

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> RASSURER LE CONSOMMATEUR
 

“Les consommateurs sont friands de produits locaux. Aujourd’hui, beaucoup saisissent cette opportunité, sans en avoir la légitimité. Cette marque va permettre de faire la différence en attestant de l’origine du produit”, se réjouit Denis Chardon, gérant des Jardins de Corneyzin.

Installée à Saint-Prim, à 10 kilomètres de Vienne, cette exploitation propose une vingtaine de sortes de légumes en culture raisonnée.

La moitié est vendue au détail dans trois magasins de producteurs du Nord-Isère et l’autre dans les restaurants scolaires, via l’association ReColTer. En juin dernier, elle a reçu l’agrément Is(h)ere pour quatre d’entre eux : choux blancs, choux rouges, carottes et courgettes.

“Nous espérons faire progresser nos ventes de 10 à 20 % et allons poursuivre la démarche en demandant l’agrément Is(h)ere pour d’autres produits.”

 

Pascal Denolly, président du comité d’agrément Is(h)ere

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> FAIRE GAGNER LA FERME ISÈRE
 

“Depuis 2007, nous sommes dans une logique de guerre des prix qui a généré chez les agriculteurs une perte de revenus de 30 %.

Le Département s’est attelé au problème avec plusieurs mesures emblématiques, dont la mise en place du pôle agroalimentaire, qui a pour objectif d’organiser la vente des produits locaux à grande échelle, toutes filières confondues.

Dans ce dispositif, la marque Is(h)ere est un outil important. Elle répond à une charte de qualité qui s’applique tout au long de la chaîne, avec la garantie que l’agriculteur a été rémunéré à un juste prix. Le Comité d’agrément, uniquement composé de professionnesl représentant les producteurs, artisans, magasins, restaurateurs et consommateurs, est très rigoureux sur son attribution.

Au bout du compte, si tout le monde joue le jeu, tout le monde sera gagnant. Cette marque répond aussi à une forte attente du consommateur en termes d’achat citoyen.” 

 

Yannick Bourdat, éleveur de bovins viande à Marcilloles

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> PROMOUVOIR LA QUALITÉ
 

“Toutes les viandes des éleveurs de saveurs iséroises ont été agréées is(h)ere en juin dernier.
 
C’est une véritable reconnaissance de notre travail et un bel encouragement ”, se félicite Yannick Bourdat, éleveur de bovins viande (races limousine et charolaise) à Marcilloles, coprésident de cette association iséroise qui regroupe 30 éleveurs de races bovines.
 
“Nous sommes tous engagés dans une démarche qui respecte le bien-être animal, avec un abattage réalisé à Grenoble pour réduire les trajets.
 
Nos bêtes sont nées et élevées en Isère. Nous les nourrissons avec de l’herbe sans OGM et sans urée.
 
Ce qui donne une autre saveur au produit. Nos viandes sont commercialisées essentiellement en Isère auprès d’une dizaine de points de vente. Cette marque va nous permettre de les promouvoir auprès d’une clientèle exigeante en quête de qualité.”
 
 

 

François-Claude Cholat, président de la Maison François Cholat, à Morestel

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> VALORISER NOS PRODUITS
 

“Chaque année, nous écrasons plus de 20 000 tonnes de blé, dont la totalité provient de la région Auvergne-Rhône-Alpes et la moitié de l’Isère.

Depuis 2017, nous sommes capables de produire des farines composées à 100 % de blé isérois, soit au total 19 produits, qui ont été agréés is(h)ere en juin dernier”, précise François-Claude Cholat.

Installé à Morestel, ce meunier, qui a hérité du savoir-faire familial, approvisionne 500 artisans boulangers en Rhône-Alpes, dont le quart est installé en Isère.

“Cette marque va leur permettre de valoriser leurs produits. Aujourd’hui, le consommateur souhaite connaître l’origine de son pain. L’autre avantage est qu’elle permet aux agriculteurs de vendre leur blé à un prix décent et d’avoir un revenu convenable par rapport au coût de production et totalement déconnecté des marchés financiers.

Enfin une démarche équitable qui s’inscrit dans le long terme, avec une éthique à la clé !” 

Eric Rochas, président de la société Pôle viande coopératif au Fontanil-Cornillon

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> SOUTENIR LA FILIÈRE VIANDE ISÉROISE
 

“Les viandes agréées Is(h)ere répondent à des critères très précis, dont l’obligation d’abattre les bêtes sur le territoire, au plus près du bassin de consommation.
 
Pour nous, c’est un grand pas en avant. Chaque année, nous procédons à 2 000 tonnes d’abattage pour le compte de 600 clients.
 
En 2016, les abattoirs ont été entièrement rénovés, avec notamment le soutien du Département. Une deuxième tranche est prévue au cours du deuxième semestre 2018 pour renforcer les prestations proposées aux acteurs de la filière et mieux satisfaire nos clients.
 
Cette marque va nous permettre d’asseoir l’offre de notre clientèle et de nous développer auprès des différents circuits de distribution, dont les grandes et moyennes surfaces, et de tirer ainsi notre épingle du jeu dans un domaine extrêmement compétitif. C’est aussi un outil important.
 

 ZOOM 

  • Le 27 juin dernier, le Département et ses partenaires lançaient la marque Is(h)ere depuis la préfecture de l’Isère et le magasin Super U de Saint-Etienne-de Saint-Geoirs.
  • Le 27 juin dernier, le Département et ses partenaires lançaient la marque Is(h)ere depuis la préfecture de l’Isère et le magasin Super U de Saint-Etienne-de Saint-Geoirs.
  • Le 27 juin dernier, le Département et ses partenaires lançaient la marque Is(h)ere depuis la préfecture de l’Isère et le magasin Super U de Saint-Etienne-de Saint-Geoirs.

 

>  UN PÔLE AGROALIMENTAIRE POUR VALORISER L'AGRICULTURE ISÉROISE

 

Pour soutenir le monde agricole, le Département a impulsé en 2016 la création du pôle agroalimentaire isérois.

Pour cela, il s’est associé avec Grenoble-Alpes-Métropole, le Pays voironnais, la Communauté de communes du Grésivaudan et les quatre instances consulaires iséroises : la chambre d’agriculture, la chambre de métiers et de l’artisanat et les chambres de commerce et d’industrie de Grenoble et du Nord-Isère.

« Notre objectif, ce qui est très innovant, est de mettre autour de la table agriculteurs, artisans, représentants de consommateurs et de magasins pour construire de A à Z des filières de commercialisation et de transformation qui donneront aux Isérois  la possibilité d’acheter des produits 100% Isère, explique Nathalie Garçon, développeur du pôle agroalimentaire.

Jusqu’à présent, notre potentiel en termes de produits du terroir et de transformation était insuffisamment exploité, poursuit-elle. Il doit se créer un réflexe entre les professionnels partenaires de chercher d’abord ce qui est disponible dans le département. »

Pour mettre en adéquation l’offre et la demande, le pôle agroalimentaire mène ainsi plusieurs projets.

Exemple, trouver une organisation efficace pour mettre à disposition des charcutiers de la viande de porc provenant d’animaux élevés et abattus sur le territoire isérois.

Dans cette démarche, la marque Is(h)ere est un levier important. Outre une garantie pour le consommateur, c’est un formidable outil pour les agriculteurs, les artisans et les distributeurs qui peuvent désormais valoriser l’origine locale de leurs produits.

 

 ZOOM 

 

>  RESTAURATION COLLECTIVE : 30% DE PRODUITS LOCAUX DANS LES ASSIETTES

 

Depuis plus de trois ans, les produits isérois s’invitent massivement à la table des collégiens.

“Aujourd’hui, les huit cuisines mutualisées des collèges et leurs 57 cuisines satellites utilisent plus de 30 % de denrées locales, contre 20 % il y a quatre ans. Pour le Département, cela correspond à environ 1 million d’euros d’achat par an, explique Robert Duranton, vice-président du Département chargé de l’agriculture. 

Pour mettre en place cette action, nous nous sommes appuyés sur trois groupements de producteurs (Mangez Bio Isère, ReColTer, Isère à saisonner/légumerie AB Épluche) en capacité de proposer une offre variée de denrées issues de l’agriculture de proximité, avec une organisation logistique répondant aux exigences de la restauration collective.”

Le Département souhaite aujourd’hui faire partager cette démarche à la restauration collective (restaurants scolaires et d’entreprises, lieu d’accueil pour personnes âgées ou en situation de handicap).

Pour les lycées situés en Isère dépendant de la Région et pour les établissements sociaux et médico-sociaux, il propose une convention ouvrant droit aux marchés publics destinés aux cuisines des collèges.

Ce qui permettra de développer les achats auprès des groupements d’agriculteurs structurés en plateforme d’approvisionnement et de mieux organiser les livraisons sur l’ensemble des territoires de l’Isère.

 

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Publié le : 
08 août 2018