LE SPORT,

UNE ÉCOLE DE LA VIE

Dossier

Aller au-delà de ses limites, affronter les épreuves avec courage, partager des moments forts avec les autres dans le respect mutuel : l’activité sportive est non seulement recommandée pour le corps et l’esprit, mais elle est aussi un fort vecteur de valeurs. Avec un budget de 6 millions d’euros par an, en augmentation de 25 % par rapport à 2017, le Département accompagne son apprentissage tout au long de la vie. 

Par Annick Berlioz
Crédit photo : F. Pattou
 

 

 UN, DEUX, TROIS... PARTEZ !

 

Le Département veut développer l’esprit sportif partout et pour tous en Isère. Un passé olympique, un environnement exceptionnel, des athlètes performants, l’Isère possède de nombreux atouts qui invitent au dépassement de soi.  

 

En février dernier, l’Isère a fêté le 50e anniversaire des Jeux olympiques de 1968. Un événement qui a renvoyé à la France entière une image sportive de Grenoble et du département, ce qui, il faut le dire, est une réalité.
Fort de 500 000 licenciés répartis dans 3 000 clubs, l’Isère se place en effet parmi les cinq départements les plus sportifs de France avec des disciplines-phares comme le ski nordique, le biathlon, la natation, l’athlétisme, l’aviron ou encore l’escrime où excellent les Isérois en championnats. À cela, ajoutez toutes celles et tous ceux qui pratiquent une activité en toute liberté, sans adhérer à un club ou à une association.

 

> LE SPORT PARTOUT ET POUR TOUS

 

Malgré tout, des inégalités persistent sur le plan social et géographique. Le Département, qui consacre 6 millions d’euros par an au sport, veut rendre la pratique sportive accessible à tous et sur l’ensemble du territoire. “Le sport est source d’équilibre et de développement personnel pour tout un chacun”, explique Martine Kohly, vice-présidente du Département en charge de la jeunesse et des sports. En 2016, un plan d’actions a ainsi été voté avec trois axes principaux.
 
Le premier vise à inculquer une culture sportive à tous et tout au long de la vie. Avec ses montagnes, ses lacs et ses rivières, l’Isère est un immense terrain de jeu favorable à toutes sortes d’activités. À travers l’entretien des voies d’escalade, des sentiers de randonnée ou des parcours de raquette à neige, le Département est un acteur important du sport de pleine nature. L’objectif est aujourd’hui de mieux valoriser ces sites et équipements en utilisant les nouvelles technologies, comme les applications Isère Outdoor et Sport Isère.
 
Le deuxième axe consiste à consolider la pratique sportive des collégiens. “Plus qu’un encouragement à la performance individuelle, nous voulons nous appuyer sur les valeurs du sport, comme l’entraide et le respect, pour développer un état d’esprit qui leur servira dans tous les domaines de la vie”, poursuit Martine Kohly. Chaque année, le Département permet ainsi à 13 000 collégiens de découvrir les bienfaits de l’effort physique à travers des activités « nature » telles que le ski, la randonnée ou la spéléologie… 
 
En 2017, le Département a aussi mis en place le principe de réciprocité pour tous les clubs sportifs de l’Isère. En complément de leur subvention, une aide leur est versée s’ils mènent des actions citoyennes auprès des jeunes ou dans le secteur social. Pour les structures sportives de haut niveau, même démarche : le Département a lancé le Contrat d’objectifs sport Isère (Cosi) afin de soutenir les initiatives développées dans les domaines de la formation, de la promotion du sport et de la santé.
 
Enfin, le Département veut encourager l’excellence en accompagnant financièrement les athlètes de haut niveau. “Nous sommes des exemples et nous devons transmettre notre passion à la jeune génération !”, conclut le champion de natation David Smétanine, titulaire de neuf médailles paralympiques.
 
 
 
Martine Kohly, vice-présidente chargée des sports, de la jeunesse, de la vie associative et du devoir de mémoire.
 
 

>  DÉVELOPPER L'ESPRIT SPORTIF ET ENCOURAGER LA PRATIQUE D'ACTIVITÉS

 

Isère Mag : Pourquoi le Département de l’Isère veut-il développer l’activité sportive partout et pour tous ?
 
Martine Kohly : Tout d’abord parce que le sport est un enjeu de santé publique. Beaucoup de pathologies sont liées à la sédentarité, comme l’augmentation de l’obésité chez les très jeunes, la perte des capacités pulmonaires chez les adolescents, ou encore l’augmentation des maladies cardio-vasculaires chez les adultes. 
Bien que le sport ne soit pas une compétence obligatoire du Département, notre majorité est très attachée aux valeurs qu’il véhicule. C’est un formidable outil éducatif, une source de bien-être et de convivialité. L’Isère est aussi un magnifique terrain de jeu pour la pratique des sports nature.
 
I. M. : Quels sont vos principaux projets ?
 
M. K. : Nous voulons développer le sport santé dans les clubs et dans toutes les communes de l’Isère. Pour ce faire, nous avons créé un stand ludique et connecté qui permet aux Isérois de tester leurs capacités. Un volet plus médical a été lancé avec le comité départemental olympique de l’Isère et l’hôpital de Grenoble à travers le dispositif Prescri’bouge qui se traduira par un parcours spécifique et adapté pour les personnes malades ou en récidive. 
 
Nous voulons aussi renforcer la sécurisation et l’accès aux pratiques outdoor : escalade, trails, course d’orientation, raquettes… et bien sûr maintenir les aides aux clubs-phares ainsi qu’aux manifestations importantes. 
 
Enfin, nous avons engagé un plan piscine en collaboration avec l’État. L’objectif est de pallier les carences en piscines dans certains territoires en accompagnant les collectivités à raison de 1 million d’euros par projet. L’État ajoute 1 million supplémentaire. D’ici 2021, nous aurons ainsi six nouvelles piscines en Isère. Enfin, nous travaillons depuis la rentrée 2017-2018 avec des sportifs de haut niveau, comme Mélina Robert-Michon et David Smétanine, chargés d’aller véhiculer les valeurs du sport auprès des collégiens.
 
 

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SPORTIFS DE HAUT NIVEAU, ENSEIGNANTS, ENTRAÎNEURS OU SIMPLES AMATEURS...

HUIT ISÉROIS NOUS PARLENT DE LEUR PASSION

Norbert Rojon, entraîneur bénévole au Football-Club La Tour/Saint-Clair

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> LE JEU PRIME SUR L'ENJEU

 

“Pour moi, dans le football, le jeu prime sur l’enjeu. Et je veux faire passer cet état d’esprit dans ma pédagogie”, affirme Norbert Rojon, entraîneur bénévole au Football-Club La Tour/Saint-Clair.

S’il y a une figure emblématique dans la commune, c’est bien cet ancien agent de maîtrise de la SNCF, qui, à 67 ans, consacre deux après-midi par semaine à l’entraînement des débutants, des enfants de 5 à 8 ans. 

“À cet âge, tout se construit : la perception du corps dans l’espace, l’équilibre, mais aussi le sens de l’effort et l’esprit d’équipe. C’est aussi important d’impliquer les parents, les encourager à assister aux matchs pour soutenir leurs enfants. Le football amateur a besoin de soutien. Ils peuvent s’investir comme bénévoles. C’est très gratifiant !”

Le FC La Tour/Saint-Clair compte 320 licenciés et figure parmi les clubs de football les plus dynamiques de l’Isère. 

 

Anne Buthion, enseignante en éducation physique et sportive à la cité scolaire de Villard-de-Lans

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> APPRENDRE À DÉPASSER SES LIMITES

 

“Dans mes cours, j’apprends à mes élèves à dépasser leurs limites, à se mesurer aux autres tout en faisant preuve d’humilité”, rapporte Anne Buthion, 44 ans, enseignante en éducation physique et sportive à la cité scolaire de Villard-de-Lans, un établissement qui accueille 1 100 élèves de la sixième à la terminale. 

Elle enseigne aussi bien au collège qu’au lycée. Au collège, des sections sportives scolaires sont proposées en tennis, en ski alpin et ski nordique. Au lycée, une scolarité adaptée (pôle espoir) accueille les meilleurs jeunes du Dauphiné en ski, snowboard et biathlon. L’objectif est de leur permettre de concilier leur pratique sportive avec leur scolarité. 
 
Tout le monde n’atteindra pas un niveau d’excellence, poursuit-elle. Mais mon rôle est de donner le goût à la pratique sportive, à tous et tout au long de la vie. Le sport offre beaucoup de plaisir et permet de rester en forme très longtemps !”
 
 

Clément Garnier, joueur de rugby au Saint-Savin Sportif

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> DES VALEURS TRANSPORTABLES DANS LA VIE
 

“Le rugby aide à se dépasser. C’est aussi un sport qui développe des valeurs transposables dans la vie, comme le courage et la solidarité”, témoigne Clément Garnier, 14 ans, joueur de rugby au club de Saint-Savin Sportif dans la catégorie des moins de 16 ans.

Son père, mais surtout son oncle Julien Bonnaire, devenu rugbyman professionnel international après avoir fait ses armes au club de Saint-Savin, lui ont transmis leur passion. 
 
Entré dans le monde de l’ovalie à 7 ans, le jeune homme est aujourd’hui numéro 12, c’est-à-dire premier centre : un poste qui consiste à perforer la ligne adverse par la puissance physique et l’agilité. Clément possède ces qualités.
 
Élève en classe de troisième au collège de Saint-Chef, il a rejoint le centre d’entraînement territorial du comité du Lyonnais et espère intégrer l’an prochain une section sportive ou le pôle espoir qui forme l’élite du rugby. Pour cela, il doit avoir de bons résultats sportifs et scolaires.
 
 
 

Nina Strippoli, vice-championne de France de gymnastique

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> AU PRIX DE NOMBREUX SACRIFICES
 

C’est un tout petit bout de jeune fille qui a déjà tout d’une grande. Le 11 juin 2017, à 13 ans et du haut de son 1,53 mètre, Nina Strippoli est devenue vice-championne de France de gymnastique par équipe et 3e en individuelle.

En 2016, elle s’était déjà classée 5e en individuelle et avait été sacrée championne de France par équipe. Sa maman, gymnaste de haut niveau dans les années 1990, lui a ouvert la voie. “J’ai toujours admiré ses photos et ses médailles, explique Nina. À 7 ans, je voulais déjà m’inscrire dans un club, mais, consciente des difficultés de la discipline, elle ne m’y encourageait pas.” 
 
Après avoir pratiqué le tennis, le basket-ball et la danse, Nina, qui habite Montbonnot-Saint-Martin, obtient enfin, en 2014, l’autorisation parentale d’adhérer à un club de gymnastique. Ce sera l’Entente sportive de Saint-Martin-d’Hères. Une ténacité qui s’est avérée d’autant plus payante que Nina a rapidement démontré qu’elle avait de réelles capacités. Au prix de nombreux sacrifices quand même !
 
 
 

David Levrat, président du Meylan Grenoble Handibasket

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> DES SPORTIFS À PART ENTIÈRE
 

“Les joueurs en situation de handicap sont des sportifs à part entière. Mais contrairement à l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie, la France ne leur permet pas de devenir professionnels”, s’insurge David Levrat, 33 ans, président du Meylan Grenoble Handibasket.

Créé en 1982, seul club d’handibasket de l’Isère, il compte 28 licenciés âgés de 25 à 60 ans. Engagée en National 1B, l’équipe a mal débuté cette année contrairement à l’an passé où, après avoir remporté 11 matchs sur 14, elle a été sacrée vice-championne de France. 
 
Président, capitaine, joueur, mais aussi employé par le club comme agent de développement, David a plusieurs challenges à relever. Outre la compétition, il se rend dans les entreprises et les écoles pour défendre le handibasket et sensibiliser les jeunes au handicap. Amputé de la jambe gauche à l’âge de 13 ans à la suite d’un cancer, il a découvert le basket en fauteuil à l’âge de 15 ans.
 
Né dans les années 1950 aux Etats-Unis, c’est le plus ancien handisport au monde.
 
 
 

Jordan Pothain, vice-champion du monde de natation, licencié à Échirolles

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> AVOIR UN MENTAL D'ACIER
 

Décembre 2016 : Jordan Pothain est sacré vice-champion du monde au relais quatre fois 100 mètres nage libre en petit bassin, à Windsor, au Canada.
 
Quelques mois plus tôt, il accédait en finale du 400 mètres nage libre aux Jeux olympiques de Rio. “J’ai commencé la natation à l’âge de 6 ans, à Échirolles, au Nautic Club Alp’38. Très longtemps, j’ai pensé que le haut niveau n’était pas pour moi.”
 
En 2012 pourtant, à raison de 25 heures d’entraînement par semaine, Jordan franchit un cap et, dès 2014, s’illustre aux championnats de France en 200 et 400 mètres nage libre. “Ce n’était pas facile tous les jours : il faut avoir un mental d’acier ! Ce qui me plaît, ce sont les émotions vécues en retour. C’est fantastique de pouvoir défendre les couleurs de la France !”
 
À 23 ans, cet espoir de la natation française suit actuellement une formation de masseur-kinésithérapeute après avoir réussi une licence de Staps et un diplôme universitaire de préparateur mental.
 
 
 

Catherine Frecon, footballeuse au Chaton footballeur d’Estrablin

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> ACCROÎTRE NOTRE POPULARITÉ
 

En juin 2019, la France – et Grenoble – accueilleront la Coupe du monde de football féminin. Catherine Frecon, 34 ans, footballeuse au club d’Estrablin, près de Vienne, se réjouit déjà.

“Cet événement devrait permettre à notre discipline d’accroître sa popularité. En France, nous sommes passés de 50 000 à 85 000 licenciées en trois ans. Mais il y a encore des progrès à faire pour qu’on prenne les filles davantage en considération.” 
 
Le Chaton footballeur d’Estrablin compte 328 licenciés, dont 47 femmes de 6 à 50 ans. Initiée par ses frères, Catherine, qui entraîne aussi les U18 (14-18 ans), défend ses convictions :  “Le football, qu’il soit pratiqué par des femmes ou des hommes, reste le même. Nous avons les mêmes règles et les mêmes objectifs. Les matchs de l’équipe de France féminine en sont la preuve, tout comme le succès des équipes françaises en Ligue des champions cette année, OL et PSG.”
 
 
 

Franck Volpi, directeur du centre Tremplin Sport Formation, à Voiron

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> LE SPORT DANS TOUTES SES DIMENSIONS
 

Implanté à Voiron, le centre Tremplin Sport Formation fait figure d’exception. “Nous sommes aujourd’hui le seul établissement de la région Auvergne-Rhône-Alpes et l’un des 15 en France à aborder le sport dans toutes ses dimensions : loisirs, formation et entraînement de haut niveau”, rappelle Franck Volpi, 51 ans, son directeur.
 
Gymnases, salles de musculation, mur d’escalade, hébergement… le centre propose, sur un site de 18 hectares, tout un package de services dans différents domaines d’activité.
 
“Chaque année, nous formons 150 jeunes aux métiers du sport, dans l’animation et l’encadrement : fitness, musculation et remise en forme, notamment. Nous recevons aussi une trentaine de ligues sportives en stage ainsi que le pôle espoir de basket-ball, le pôle France escalade, les équipes nationales de roller-hockey, de boxe, de badminton et de nombreuses formations étrangères.”
 
 
 
  • La voie verte du Sud-Grésivaudan, un itinéraire cycliste au cœur de la noyeraie.

 

>  PROFITER DE LA NATURE AUTREMENT

 

Avec 9 000 kilomètres de chemins balisés, 60 sites d’escalade aménagés, 282 kilomètres de véloroutes et 50 parcours de trail, l’Isère est un vaste terrain de jeu. Marcher, grimper, rouler, nager, naviguer, skier, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. 
 
Afin de rendre le sport nature accessible à tous, le Département a créé un site Internet et une application, Isère Outdoor, téléchargeable à partir d’un mobile. Elle permet de découvrir tous les hauts lieux sportifs de l’Isère. 
 
Trente-huit activités et 400 sites majeurs sont recensés, avec à chaque fois une fiche pratique (accès, présence ou non d’un parking, distance, niveau de difficulté…) et un topo-guide téléchargeable gratuitement. “
 
L’objectif est d’orienter les Isérois et les touristes vers des sites où la pratique est autorisée et sécurisée en toute saison”, explique Martine Kohly, vice-présidente du Département en charge du sport. 
 
Dans le même esprit, le Département a créé 15 parcours d’orientation pour conjuguer la découverte du patrimoine avec la randonnée. Il souhaite enfin harmoniser le balisage de tous les itinéraires de trail, à l’image de la démarche engagée il y a trois ans pour la raquette à neige.
 

 

ZOOM

  • En visite au gymnase d’Allevard, Jean-Pierre Barbier et Martine Kohly, avec les ambassadeurs du sport en Isère, Mélina Robert-Michon et David Smétanine.
  • David Smétanine est titulaire de neuf médailles paralympiques en natation.

 

>  S'INSPIRER DES ATHLÈTES

 

“Nous avons tous besoin d’une idole pour aller jusqu’au bout de nos rêves et progresser. Pour moi, ce sont des sportifs comme le sprinteur Carl Lewis, qui a remporté dix médailles olympiques dont neuf en or, ou encore le skieur Franck Piccard, médaille d’argent aux Jeux olympiques d’Albertville”, témoigne David Smétanine, 42 ans. 
 
Tétraplégique partiel à la suite d’un accident de voiture à l’âge de 21 ans, ce champion de natation grenoblois est titulaire de neuf médailles paralympiques, dont deux titres en or obtenus à Pékin en 2008.
 
Il accompagne le Département comme ambassadeur du sport en Isère, tout comme la lanceuse de disque Mélina Robert-Michon, une Voironnaise de 37 ans sacrée vice-championne aux Jeux olympiques de Rio en 2016 et qui a remporté la médaille de bronze aux derniers championnats du monde à Londres, en août 2017.
 
“Leur mission consiste à promouvoir les valeurs du sport auprès des Isérois, dans les collèges et un peu partout, pour proposer des animations sportives favorisant la santé et l’autonomie”, explique Martine Kohly, vice-présidente du Département chargée du sport et de la jeunesse. 
 

 

  • 30 % des Français sont en dessous du seuil d’activité physique recommandé par l’Organisation mondiale de la santé.

 

>  LE SPORT : C'EST BON POUR LA SANTÉ

 
Le Département veut sensibiliser les Isérois aux bienfaits de l’activité physique sur la santé. Une prescription sans ordonnance pour gagner en bien-être durant toute sa vie.
 
“Le sport est l’un des meilleurs antidotes contre le vieillissement prématuré et les maladies chroniques, affirme Michel Guinot, médecin du sport à l’hôpital de Grenoble. Une activité physique régulière peut augmenter en moyenne l’espérance de vie de trois à quatre ans. Elle diminue aussi de 30 à 40 % le taux de mortalité chez les personnes atteintes de maladies cardio-vasculaires et de certains cancers, du sein et du côlon notamment.”
 
Pourtant, 30 % des Français sont en dessous du seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), fixé à trois heures au minimum d’activité physique par semaine. Et les adolescents sont les plus concernés par la sédentarité*. 

 

> UN PLAN DE REMISE EN FORME

 

Pour encourager les Isérois à faire davantage d’exercice, le Département a lancé le projet Sport santé. Depuis octobre 2017, un stand itinérant tourne dans les plus grands événements sportifs isérois, Coupe Icare, Foulée blanche, Grenoble Vizille, Course de la Résistance, Deux-Alpes Outdoor Festival, Vélo vert… Il propose notamment des tests ludiques pour évaluer son niveau d’activité physique, mais aussi un espace présentant l’offre associative iséroise par territoire et par type de pratique.
 
Ce stand dispose également d’une animation de réalité virtuelle à 360 degrés invitant à vivre une expérience d’immersion totale dans six activités sportives : le canoë-kayak, le VTT, la via ferrata, la spéléologie, le hockey sur glace et le skicross.
 
Le Département a aussi signé un partenariat avec une quinzaine d’associations qui proposent un accompagnement personnalisé de un à quatre mois à des conditions tarifaires préférentielles aux personnes voulant reprendre ou découvrir une activité physique.
 
Un entraînement adapté à leurs capacités et à leurs objectifs leur sera proposé. Durant la durée du coaching, les participants pourront être dotés de bracelets connectés prêtés par le Département qui leur permettront de mesurer leurs progrès. 
 
Le sport est aussi un très bon moyen de prévention. “Un euro investi dans un programme d’activités physiques permet de gagner 5 euros dans la consommation de soins et de ralentir la perte d’autonomie”, conclut le docteur Michel Guinot.
 
 
* Source : baromètre Esteban 2014-2016 sur l’activité physique et la nutrition.

 

 NOUVEAU 

 

>  DEUX APPLICATIONS À TÉLÉCHARGER SUR VOTRE SMARTPHONE OU VOTRE TABLETTE

 

Pour aider les Isérois à pratiquer un sport au quotidien, le Département a créé deux cartographies interactives accessibles sur son application mobile SpotIsère.
  • Sport santé recense déjà 300 associations sportives partout en Isère, plus de 1000 activités,  et met en valeur celles qui proposent un coaching personnalisé.
  • Isère Outdoor répertorie les sites sportifs en milieu naturel avec pour chacun d’entre eux des descriptions détaillées et des topo-guides à télécharger gratuitement
  • Les modules Sport santé et Isère outdoor sont accessibles via l’application SpotIsère !
 

 

 
 

 

Publié le : 
03 mars 2018