LA BIO ISÉROIS

QUI ESSAIME DANS TOUTE LA FRANCE

Entreprise

De son siège de Brié-et-Angonnes, L’Eau vive développe un réseau d’une soixantaine de magasins bio. Une entreprise qui a su saisir les enjeux du secteur : traçabilité et qualité.

Par Frédéric Baert

 

« Le facteur-clé du succès, c’est de garantir la traçabilité des produits. » Avec les crises de confiance des Français envers leur alimentation (vache folle, lasagnes au cheval…), le PDG de L’Eau vive, Didier Cotte, a vu la fréquentation de ses magasins bio exploser ainsi que le nombre de franchisés.
 
 
Avec plus de 60 points de vente L’Eau vive en France, l’entreprise de Brié-et-Angonnes s’installe à son rythme dans le paysage des grands noms du bio et du bien-être. Mais ce qui n’était certainement pas tracé, c’était l’avenir de la petite boutique de la place aux Herbes, à Grenoble, à la fin des années 1970. 
 
Son fournil, créé en 1984, a fait sa réputation, mais il fut aussi un gros poste d’investissement. Après l’incendie de son premier site, à Gières, l’entreprise a en effet décidé d’en reconstruire un nouveau, bien plus grand, à Brié-et-Angonnes, « qui a mis du temps à être rentabilisé », se souvient Didier Cotte. Le fournil alimente en pain les magasins L’Eau vive de toute la France.
 
Une particularité, par rapport aux grandes enseignes bio nationales, qui rejoint son souci de traçabilité : « Être producteurs de pain nous permet de garantir l’origine et la qualité de nos produits, poursuit Didier Cotte. Nous refusons aussi de créer des marques de distributeurs, qui occultent le nom de nos producteurs, que nous voulons aider à grandir dans nos magasins. » 
 
Dans un marché devenu très concurrentiel, où proposer du bio ne suffit plus à se démarquer des autres, l’entreprise iséroise mise également sur le secteur santé-bien-être et ambitionne de devenir une référence à l’échelle du pays.
 
Chaque magasin compte désormais un référent conseil en diététique, en nutrition et en naturopathie. Pour compléter cette nouvelle offre, un système de formation interne permet à tous les salariés de se perfectionner en naturopathie ou en compléments alimentaires.
 
Partie d’expérimentations du magasin L’Eau vive de Meylan, une clarification de l’offre dans les rayons a aussi été entreprise. Exit, les murs de marchandises, « où les clients ne s’y retrouvaient pas », conclut Didier Cotte, place aux gondoles basses, moins « oppressantes ». L’Eau vive continue donc à miser sur le bien-être sous toutes ses formes.
 
Pour le sien également, comme en témoignent son chiffre d’affaires en hausse (+ 28% en un an) et l’ouverture d’une douzaine de nouveaux magasins chaque année.
 
 

EN CHIFFRES

  • Création : 1979
  • Chiffre d’affaires consolidé : 120 millions d’euros
  • 62 magasins (75 d’ici à la fin de l’année), dont 8 en Isère, berceau de l’entreprise
  • Effectifs : 500 
 

L'EAU VIVE EN IMAGES

Didier Cotte, PDG de L’Eau vive.
Le réseau de L’Eau vive, ce sont plus de 60 magasins en France.
Le fournil, créé depuis 1984, a fait la réputation de l’entreprise.
Fruits, légumes… les gondoles basses sont moins « oppressantes » pour les clients.
Fruits, légumes… les gondoles basses sont moins « oppressantes » pour les clients.
L’entreprise iséroise mise désormais sur le secteur santé-bien-être.

ZOOM

 

>  UN FOURNIL QUI A NOURRI SA RENOMMÉE

 

Il produit 7 000 pains par jour ! Le fournil de L’Eau vive, à Brié-et-Angonnes, fournit en pain précuit les 62 magasins de l’entreprise.

Voyageant en camion frigorifique, le pain « a les qualités d’un pain frais et une qualité identique d’un magasin à l’autre », assure Didier Cotte. L’eau utilisée pour sa fabrication est captée à Casserousse, en Belledonne, à 1 500 mètres d’altitude. Une « eau des Alpes, sans traitement », comme le vante l’enseigne qui mise sur la traçabilité et la qualité. 

Publié le : 
03 mars 2018