BESOIN DE NATURE ?

LE DÉPARTEMENT VOUS ACCOMPAGNE

Dossier

Jusqu’au 16 septembre, le Département vous invite à vivre tous les week-ends — et gratuitement — des expériences inoubliables dans l’un des 21 Espaces naturels sensibles animés par ses guides ENS

L’occasion de (re)découvrir des sites faunistique et floristique remarquables mais également d’aller au delà et de s’approprier ces magnifiques paysages qui composent l’Isère et sa diversité. Que ce soit dans le Vercors, en Chartreuse ou en Nord-Isère…

Dans ce dossier, acteurs et usagers témoignent de l’intérêt de préserver notre patrimoine naturel sans pour autant le mettre sous cloche. Car tous vous le diront : connaître, c’est déjà protéger !

 

Par Richard Juillet et Annick Berlioz

  • En Isère, plus de 600 sites présentant un intérêt biologique ou paysager ont été identifiés
  • En Isère, plus de 600 sites présentant un intérêt biologique ou paysager ont été identifiés.
  • En Isère, plus de 600 sites présentant un intérêt biologique ou paysager ont été identifiés.

 

 POURQUOI ET COMMENT LE DÉPARTEMENT PRÉSERVE NOTRE PATRIMOINE NATUREL ?

 

Sensibilisé aux enjeux de l’environnement, le Département mène depuis de longues années de nombreuses actions de protection et de valorisation du patrimoine naturel isérois. Car en faisant connaître, on apprend à mieux préserver !  

 

Avec ses 64 paysages différents entre monts et vallées qui forgent l’identité et la particularité du département, l’Isère, on le dit souvent, est un petit résumé de France.
 
Ne manquent que les embruns… De plus, avec ses vastes espaces naturels, la variété de ses sols, ses différentes altitudes et influences climatiques, entre une vallée du Rhône qui hume déjà le Midi et les plus hauts sommets du massif des Écrins, le territoire dispose d’une biodiversité exceptionnelle.
 
Saviez-vous que plus de la moitié de la faune française y est représentée, avec au moins 300 espèces de vertébrés et 2 600 variétés de plantes sauvages recensées ?
 
“Ce patrimoine naturel d’une richesse inestimable est l’un des atouts majeurs de notre département qu’il convient de mettre en valeur, de faire découvrir et de transmettre intact aux générations futures”, explique Fabien Mulyk, vice-président du Département chargé de l’environnement.

 

> DES INVESTISSEMENTS « NATURE » POUR TOUS LES PUBLICS

 

Depuis la loi du 18 juillet 1985, les Départements ont pour compétence la préservation des espaces naturels sensibles (ENS).
 
Cette démarche, qui est volontaire, permet aux collectivités d’acquérir des terrains pour les préserver de l’urbanisation ou de l’abandon afin d’en faire des lieux de sensibilisation, de recherche et de développement local.
 
“Il ne s’agit pas de sanctuariser des sites naturels. Au contraire, les espaces naturels sensibles doivent participer à leur manière, par l’organisation de sorties pédagogiques en direction du public scolaire ou de personnes empêchées, à l’éducation à l’environnement. Car ce sont les nouvelles générations, éduquées à la préservation du patrimoine, qui, demain, seront les prescripteurs”, poursuit Fabien Mulyk.
 
Depuis 2003, les opérations « En chemin sur les ENS » puis « À la découverte des ENS » ont ainsi permis à plus de 140 000 élèves isérois, de la maternelle au lycée professionnel agricole, de se rendre dans l’un de nombreux ENS du département : observer des papillions rares au marais de Montfort, la vie d’un alpage au col du Coq ou encore découvrir l’utriculaire, cette petite plante aquatique carnivore, endémique de la tourbière de l’Herretang.
 
Cette politique d’acquisition et de sensibilisation pour tous est financée grâce à une taxe liée aux permis de construire délivrés.

 

> DES AIDES POUR LES ASSOCIATIONS ET LES COLLECTIVITÉS

 

Au-delà de la gestion de ses propres ENS, le Département, grâce à ses 13 gestionnaires d’espaces naturels et ruraux, apporte aussi une aide technique et financière aux communes et aux intercommunalités qui souhaitent préserver la biodiversité de leur territoire et créer des ENS.
 
Il intervient également pour soutenir les associations environnementales, de chasse, de pêche qui effectuent des missions d’intérêt général, comme la surveillance de la qualité des rivières, la lutte contre les pollutions, l’aménagement et la gestion des zones naturelles, la restauration des corridors biologiques ou encore la recolonisation ou la reconquête des milieux de vie par la réintroduction et le renforcement de populations animales.
 
Enfin, dans le même registre, le Département finance, pour près de 200 000 euros chaque année, le fonctionnement d’espaces protégés, comme les réserves naturelles des Hauts-Plateaux du Vercors, des Hauts de Chartreuse et du Haut-Rhône français, près de Brangues, mais aussi celles du lac du Luitel, de l’île de la Platière et de l’étang du Grand-Lemps, ainsi que les terrains acquis par le Conservatoire des espaces naturels de l’Isère.
“Un engagement vertueux, partagé et concerté pour préserver un bien commun : nos exceptionnels milieux naturels”, conclut Fabien Mulyk.
 
Fabien Mulyk, vice-président délégué du Département chargé de la filière bois, de l’aménagement des rivières et de l’environnement
 
 

>  « PROTÉGER LE PATRIMOINE NATUREL EST UNE DÉMARCHE TRANSVERSALE »

 

Isère Mag : Que fait le Département pour protéger son patrimoine naturel ?
 
Fabien Mulyk : Protéger la nature, la faune, la flore, nos paysages et plus globalement notre cadre de vie n’est pas l’apanage du seul vice-président en charge de l’environnement.
 
Au contraire, au Département, la protection du patrimoine naturel est une démarche transversale, intégrée depuis fort longtemps dans toutes nos politiques. Lorsque notre service des routes fait le choix, par exemple, de recourir au fauchage raisonné plutôt qu’aux pesticides pour l’entretien des accotements routiers, cela a des conséquences directes et bénéfiques pour la flore et la petite faune.
 
Comme également la mise en œuvre de normes Haute qualité environnementale pour la construction des bâtiments départementaux, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la promotion des circuits courts, l’aménagement halieutique des rivières Drac et Isère par le Symbhi, la lutte contre la précarité énergétique dans les logements, le soutien aux énergies renouvelables, aux sports de pleine nature ou encore au pastoralisme…
 
Le domaine social n’est pas oublié avec des heures de travail réservées au public en insertion lorsque nous passons des marchés publics, et notamment dans nos ENS.
 
C’est l’effort de tous qui permet à notre département d’être exemplaire en matière de protection de la nature. Une nature préservée et accueillante qui est un atout en termes d’attractivité touristique et qui permet à nos territoires ruraux d’être davantage visités et, par effet de levier, de conserver activités et emplois. 
 
I.M : Quels projets pour 2018-2019 ?
 
F.M. Dès 2019, nous allons changer les règles du jeu en matière de subventions aux associations environnementales. Nous abandonnons le principe du « guichet automatique » qui ne donnait pas au Département de visibilité sur les actions engagées par les tiers.
 
Notre soutien sera désormais prioritairement défini en fonction de leur participation aux appels à projet que nous lancerons sur la préservation des espèces et des milieux. C’est quand même près de 1 million d’euros qui sont disponibles chaque année ! 
 
Nous voulons aussi davantage agir sur les lieux de vie et, notamment, sur la préservation des zones aquatiques et humides dont la raréfaction est de plus en plus problématique tout en renforçant nos actions en faveur de l’éducation à l’environnement.
 
Si le public scolaire est déjà largement accueilli dans les ENS, nous allons développer des sorties « Nature et lien social » en direction des publics qui en sont le plus éloignés, personnes en précarité sociale, personnes à mobilité réduite, personnes âgées…
 
Enfin, j’ai à cœur de renforcer nos actions en faveur de l’économie circulaire et de faire vivre concrètement le principe : « quand le déchet des uns devient la ressource des autres ». Nous allons ainsi revoir notre objectif de matériaux recyclés pour les routes à la hausse et le porter de 50 à 70 %.

 

 

 PRATIQUE : CLIQUEZ  ICI  POUR DÉCOUVRIR LES 21 ENS 

GUIDE NATURE, ÉLU LOCAL, ENSEIGNANTE, PHOTOGRAPHE NATURALISTE, GESTIONNAIRE DE PARC NATUREL...

TOUS VOUS LE DIRONT : ON RESPECTE MIEUX CE QUE L'ON CONNAIT !

Franck Bozonnier, 45 ans, chef du service éducatif de la Maison des Isles, à Moirans

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> RETROUVER UNE SOURCE D'APAISEMENT

 

Depuis 2016, le Département propose des animations pour les publics en difficulté dans tous ses ENS.

“Pour les personnes en situation de handicap, la nature est une respiration. Les fleurs, le soleil et les papillons ont un impact bénéfique sur leurs émotions. D’où l’intérêt de préserver des espaces qui leur permettent de renouer avec leur environnement, hors de l’institution”, témoigne Franck Bozonnier, chef du service éducatif de la Maison des Isles, à Moirans, spécialisée dans l’accueil des adultes polyhandicapés.

Chaque été, les résidents, accompagnés par des professionnels de la structure, bénéficient des visites proposées par les guides ENS au marais de la Véronniere, près de Paladru, et à la boucle de Moïles, à côté de Tullins.

Dans le cadre d’un échange constructif et d’un partenariat durable, l’établissement a par ailleurs mis en place une journée de formation pour sensibiliser les guides ENS aux besoins spécifiques des personnes handicapées.

 

Julia Peyrottes, 28 ans, animatrice d’espaces naturels sensibles

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> RESTAURER LE LIEN AVEC L'ENVIRONNEMENT

 

“Mon rôle est de permettre à chacun de mieux entrer en contact avec la nature et de sensibiliser le public au respect de la flore et de la faune”, témoigne Julia, animatrice du Département de l’Isère sur l’espace naturel sensible du col du Coq, situé entre Saint-Pierre-de-Chartreuse et les Petites-Roches, au-dessus de la vallée du Grésivaudan.

Ici, nous sommes entre 1 430 et 1 750 mètres d’altitude dans un milieu montagnard qui abrite deux emblèmes des Alpes françaises menacés : le tétras-lyre, coq sauvage des sommets, et le sabot-de-Vénus, orchidée terrestre à la fleur très étrange.

“Les ENS et les espaces protégés permettent d’assurer la sauvegarde de ces richesses fragilisées par les activités humaines. Ces sites sont aussi des lieux où l’on peut se ressourcer, partager et découvrir en famille son environnement. Ils ont un rôle pédagogique important.” 

 

Michel Octru, maire de Claix

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> UN OUTIL CONTRE LA DÉSHÉRENCE
 

Claix est une commune de 8 000 habitants, située à 15 kilomètres de Grenoble. Elle possède deux espaces naturels sensibles : le site de Comboire et la tourbière du Peuil.

« C’est une chance inestimable d’avoir ces deux espaces, qui sont un contre-pied naturel à une urbanisation qui nous est imposée, confie le maire, Michel Octru. Mais ce n’est pas un hasard.

À Claix, nous avons toujours eu la fibre nature. C’est dans notre ADN. Je suis moi-même d’origine paysanne. Nous travaillons depuis fort longtemps avec les associations locales, comme Claix patrimoine & histoire qui a réalisé un inventaire des charbonnières du secteur, et avec les Claixois intéressés par la valorisation de leur cadre de vie.

La tourbière du Peuil participe à faire connaître notre commune d’une autre manière. C’est un endroit agréable pour ceux qui aspirent à se ressourcer. C’est aussi un espace entretenu qui participe à la lutte contre la déshérence et la reforestation. C’est mon combat d’aujourd’hui. La forêt gagne du terrain et ferme trop d’espaces ouverts. » 

 
 

Isabelle Constant, référente à l’office de tourisme Cœur de Chartreuse

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> UN ATOUT POUR LA CHARTREUSE
 

“Situé près de Saint-Laurent-du-Pont, l’ENS des tourbières de l’Herretang est un site magnifique et préservé qui nous permet de proposer à nos visiteurs une offre complémentaire aux musées d’Art sacré contemporain ou de la Grande Chartreuse.

De plus, il est ouvert toute l’année, avec des animations pendant l’été. L’avantage aussi, c’est qu’il propose un parcours thématique à la portée de tous, enfants, adultes, personnes à mobilité réduite… où les visiteurs sont sensibilisés à la flore et à la faune particulière d’une zone humide. 

Cet espace naturel a aussi une histoire avec l’exploitation de la tourbe et celle de la tuilerie que les guides ENS invitent à découvrir de mai à septembre. C’est un lieu que l’on recommande beaucoup, comme l’ENS du col du Coq, également, certes bien différent. Tous deux sont des atouts pour la Chartreuse.”
 
 

Arthur Fatela, directeur du parc naturel régional de Chartreuse

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> PROTÉGER ET PROMOUVOIR TOUT UN TERRITOIRE
 

Les parcs naturels régionaux ont fêté leurs 50 ans en 2017. Ils ont été créés par l’État pour protéger et valoriser des territoires exceptionnels pour leurs paysages et leurs richesses naturelles. Aujourd’hui, il y en a 52 en France, dont deux en Isère.

“Les parcs naturels travaillent main dans la main avec les communes, les intercommunalités, le Département et la Région. Au quotidien, nous agissons ensemble dans des domaines aussi divers que l’urbanisme, la préservation des patrimoines, la gestion de l’espace, l’environnement, la transition énergétique, le développement économique et touristique, les services à la population, la culture ou encore l’éducation”, explique Arthur Fatela, directeur du parc naturel régional de Chartreuse qui s’étend sur 60 communes entre Isère et Savoie.

“Nous avons un rôle-clé dans l’attractivité de l’Isère, mais aussi une grande responsabilité dans la préservation du massif et de ses espèces.” 

 

Pauline Joppé, 47 ans, fondatrice du club « Connaître et protéger la nature » à Saint-Martin-d’Uriage

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> COMPRENDRE LA NATURE ET SES SECRETS
 

“Une fois par mois, j’emmène un groupe de 11 enfants, de 7 à 12 ans, dans un espace naturel sensible de l’Isère.
 
À chaque fois, je leur propose un thème à découvrir : les papillons, les arbres, les amphibiens…”, relate Pauline Joppé, qui a créé un club « Connaître et protéger la nature », dépendant d’une fédération qui compte en France 400 antennes et plus de 10 000 membres.
 
Son credo, promouvoir la culture de la nature auprès de tous les curieux. “Le respect de l’environnement est une question d’éducation. Et il est essentiel d’avoir des espaces protégés où il possible d’examiner les espèces dans leur milieu. Les ENS abritent une riche biodiversité. Ils sont accessibles à tous et notamment aux enfants qui ont besoin d’aller sur le terrain pour mieux comprendre le rôle de la flore et de la faune dans l’écosystème.”
 
 

 

Ludovic Jullien, photographe amateur à Cessieu 

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> À L'AFFÛT DE LA NATURE ISÉROISE
 

Pas besoin d’aller au bout du monde pour réaliser de belles photos animalières. Ludovic Jullien, 54 ans, préfère « jouer local ».

Taxi de métier, cet habitant de Cessieu est aussi un talentueux photographe naturaliste et le président de l’association de photographes amateurs Les Louvards.

Quand il quitte le bitume, il passe son temps libre à arpenter les plaines, les forêts et les étangs du Nord-Isère pour immortaliser la faune et la flore dans leur intimité. “Je suis amoureux de la nature. Et en Isère, nous avons une diversité de milieux et d’espèces exceptionnelle !”

Aussi discret que patient, ce « paparazzi » des bois se fond dans le paysage pour capturer des instants habituellement invisibles pour le commun des hommes. Il réalise notamment des images dans des espaces naturels sensibles.

Ses préférés : les étangs de Lemps et de Marsa pour la tortue cistude, la rainette, les oiseaux d’eau et les orchidées, ou encore le col du Coq pour les espèces montagnardes. 

 
 

Sylvia Saubin, enseignante en classe de CE2, à Tignieu-Jameyzieu

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> DES MOMENTS QUE J'AIME PARTAGER
 

"J’ai emmené à plusieurs reprises mes élèves à la découverte d’espaces naturels sensibles : l’étang de Lemps, à Optevoz ; la tourbière de Hières-sur-Amby ; l’étang de Bas, à Siccieu ; et surtout le marais de la Léchère, situé sur notre commune.
 
L’idée est de leur faire vivre concrètement un projet leur permettant d’acquérir des compétences scolaires tout en les sensibilisant aux milieux naturels proches.
 
Ainsi, ses sorties permettent l’étude de la faune et de la flore, d’aborder les notions de chaîne alimentaire ou de prédation, d’apprendre à connaître les caractéristiques de différents milieux, tels que prairie ou forêt sèche et humide, de distinguer ce que sont une mare, un marais ou un étang.
 
Ces sorties favorisent aussi l’imaginaire, que ce soit en élaborant une balade contée à partir de textes écrits par les élèves eux-mêmes ou en leur faisant découvrir le land art avant de les amener à créer des productions artistiques dans et avec la nature.
 
Chaque sortie offre de très beaux moments que j’aime partager avec eux !"

 

 ZOOM 

  • Le 15 mai dernier, Jean-Pierre Barbier a lancé la campagne estivale Nature et patrimoine 2018 et inauguré de la ferme du Peuil rénovée, à Claix.

 

>  APPRENDRE À REGARDER LA NATURE AUTREMENT

 

« Ici, poussent le droséra à feuille ronde et la grassette à grandes fleurs, deux plantes carnivores fragiles et discrètes. C’est aussi ici que se trouve la plus grande tourbière du Vercors », explique Corinne Ribault, gestionnaire de la tourbière du Peuil, l’un des 17 espaces naturels sensibles du Département.
 
Situé au-dessus de la commune de Claix, à 15 kilomètres de Grenoble, ce site vient d’être entièrement réaménagé par le Département pour accueillir le public et les scolaires dans de bonnes conditions.
 
Point d’orgue de ce programme, la rénovation d’une ferme datant du XVIIe siècle ayant vocation à recevoir des ateliers thématiques et des expositions temporaires. Une partie privative est aussi dédiée au berger qui entretient les prairies avec ses 200 moutons.
 
« L’objectif est de faire découvrir l’intérêt environnemental de ce lieu au plus grand nombre. Pour ce faire, un sentier pédagogique de 3 kilomètres est en cours d’élaboration avec un livret d’accompagnement expliquant l’histoire du site et toutes ses richesses », poursuit Corinne. 
 
Jusqu’au 16 septembre prochain, deux animateurs ENS vous y attendent tous les week-ends dans le cadre de la campagne estivale « Nature et patrimoine 2018 ».

 

 ZOOM 

 

>  QUAND ENS RIME AVEC DÉVELOPPEMENT ET CADRE DE VIE

 

La commune de Cognin-les-Gorges possède l’un des joyaux du massif du Vercors, les gorges du Nan, son canyon et ses routes à encorbellements. Un site exceptionnel qui a rejoint en 2015 le réseau des espaces naturels sensibles du Département. 

Depuis, des animations sont régulièrement organisées entre mai et septembre par des guides ENS. Si l’on ne peut pas encore évaluer l’impact de cette labellisation, celle-ci a, en revanche, permis à la commune d’enclencher une réflexion globale pour renforcer le dynamisme et la vocation touristique du village.

“Nous avions besoin de cette tête de gondole pour entreprendre des travaux d’aménagement et faire de Cognin-les-Gorges une destination touristique à part entière, avec son cœur médiéval, son séchoir à noix classé, la proximité de la véloroute V63, dont nous sommes ville-étape, et désormais cet ENS”, explique le maire, Patrice Ferrouillat.

L’accompagnement d’un architecte-paysagiste du CAUE a été décisif : les réseaux eau et électricté ont été enfouis, l’espace routier a été réduit au profit des piétons, un nouveau plan de circulation mis en œuvre, les places réaménagées et des parkings créés pour compenser la quasi-absence de stationnement dans le vieux village.

“Au début, ça a changé quelques habitudes, mais le cadre de vie s’en est trouvé grandement amélioré. Et surtout, cela a donné un coup de fouet à la visibilité de notre village.”  

 

LA PATRIMOINE NATUREL PROTÉGÉ EN ISÈRE : CLIQUEZ POUR AGRANDIR

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Publié le : 
06 juin 2018