BERLIOZ :

UN SACRÉ CARACTÈRE !

Festival

Le Festival Berlioz lance sa 25e édition le 18 août prochain sur le thème « Sacré Berlioz ! ». En prélude au 150e anniversaire de la mort du compositeur isérois, décédé à Paris le 8 mars 1869.

Par Annick Berlioz
  • Le chef d’orchestre anglais Sir John Eliot Gardiner sera une nouvelle fois présent à La Côte-Saint-André pour rendre hommage à Hector Berlioz.

 

Quelles relations Hector Berlioz entretenait-il avec le divin ?
 
Pour s’en faire une idée en musique, rendez-vous du 18 août au 2 septembre prochain dans sa ville natale, La Côte-Saint-André. Cette année, le Festival Berlioz nous dévoile la facette mystique du compositeur, dans une 25e édition dédiée aux musiques sacrées.
 
D’un tempérament rebelle et caustique, Hector Berlioz était un sacré personnage doté d’un sacré caractère. Il eut des relations ambiguës, voire contradictoires, avec la religion et, à la fin de sa vie, n’eut pour tout autre culte que celui de la musique et de l’art.
 
Adolescent, il était pourtant tout à Dieu. Mais à force de déceptions et d’échecs professionnels, il se fâchera définitivement avec l’Église.
 
À ce sujet, il écrira dans ses mémoires avec l’humour qui le caractérise : “Cette religion charmante, depuis qu’elle ne brûle plus personne, a fait mon bonheur pendant sept années entières ; et bien que nous soyons brouillés ensemble depuis longtemps, j’en ai toujours conservé un souvenir fort tendre.” 
 
 

>  LA MUSIQUE POUR RELIGION

 
Cependant, une grande partie de son œuvre est empreinte de spiritualité. À l’occasion des commémorations du 150e anniversaire de sa mort, qui se dérouleront en Isère l’an prochain en deux temps, Bruno Messina, directeur du festival, a voulu une édition exceptionnelle. 
 
Les festivités débuteront le 18 août à Saint-Pierre-de-Bressieux, à 13 kilomètres de La Côte-Saint-André, par une grande Fête des moissons, avec la reconstitution d’un village du XIXe siècle, des démonstrations de métiers d’antan, un bal et un feu d’artifice… 
 
Dès le lendemain, direction La Côte-Saint-André pour deux semaines de concerts, avec au programme des œuvres majestueuses.
 
Parmi les temps forts, le Requiem (le 21 août), par le Jeune Orchestre européen Hector Berlioz, qui pour la première fois sera joué sur les instruments de l’époque, sous la direction de François-Xavier Roth, par 200 musiciens ; mais aussi L’Enfance du Christ (le 25 août) par l’orchestre de chambre Nouvelle-Aquitaine, la Messe solennelle (le 28 août) sous la baguette d’Hervé Niquet, que le jeune Hector a écrit à seulement 20 ans, bien avant son entrée au conservatoire, ou encore Le Temple universel (le 30 août) qui sera joué à La Côte-Saint-André pour la toute première fois.
 
Comme d’habitude, d’autres compositeurs seront à l’honneur avec à l’affiche de nombreuses pièces maîtresses, comme cette soirée entière consacrée aux légendes sacrées du Nord (22 août), avec des œuvres majeures de Wagner et Sibelius et les cantates de Bach (29 août). Plus de 3 000 spectateurs sont attendus.
 
 
 

 

 ZOOM 

 

 >   AU MUSÉE BERLIOZ : LES IMAGES D'UN ICONOCLASTE


Comme tous les artistes de son temps, Hector Berlioz a pu, grâce à l’invention de la photographie, léguer quelques images de lui à la postérité.
 
L’exposition proposée par le musée Hector-Berlioz retrace à partir de nombreux portraits et caricatures d’Hector Berlioz et de ses pairs, dont Charles Gounod, Félicien David et Richard Wagner, réalisés de leur vivant – images pieuses et rieuses –, l’émergence d’une nouvelle identité à la croisée du réel, de l’imaginaire et du sacré.
 
 
Jusqu’au 31 décembre 2018
 
Contact : 04 74 20 24 88
 
 
 

 

Publié le : 
06 juin 2018