L'ISÈRE,

TERRE OLYMPIQUE

Dossier

Cinquante ans après les JO de Grenoble, le Département entend rallumer durablement la flamme avec une série d’événements sportifs, culturels et festifs… L’ ambition est aussi de transmettre les valeurs universelles de l’olympisme aux jeunes générations. 

Par Annick Berlioz et Véronique Granger

 

 CES JEUX QUI ONT CHANGÉ L'ISÈRE

 

À l’heure où la France et la Seine-Saint-Denis se préparent à accueillir les JO de 2024, l’Isère fait le bilan sur l’héritage olympique cinquante ans après avec une exposition, un film, un livre et toute une série d’événements populaires et sportifs. Tout schuss !  

 

« Plus vite, plus haut, plus fort. » La célèbre devise attribuée (à tort) à Pierre de Coubertin, grand rénovateur des olympiades antiques, va comme un gant aux Xe Jeux olympiques d’hiver de Grenoble, en 1968 !  
 
Triplé en or de Jean-Claude Killy, triomphe de Marielle Goitschel, médailles d’Annie Famose et de Guy Périllat, grâce de la patineuse Peggy Fleming, match homérique des hockeyeurs tchécoslovaques contre le Russie (à la veille du « printemps de Prague »)… Ces treize jours extraordinaires sont entrés dans la grande légende olympique.
 
Premiers Jeux retransmis en direct à la télévision en couleur, ils ont aussi fait entrer l’Isère dans une nouvelle ère : aspirée vers les sommets et un avenir radieux, sa capitale est comparée à la « Brasilia française », conquérant aux yeux du monde sa médaille de championne des hautes technologies et de la glisse sportive !
 
Après une décennie de croissance tout schuss qui a vu sa population passer de 100 000 à 250 000 habitants, la cité qui décroche les Jeux en 1964 part pourtant de loin. Une « timbale » qui va lui permettre de combler en deux ans vingt ans de retard d’équipement, grâce à une manne financière de 1,5 milliard d’euros provenant à 75 % de l’État.
 
Le territoire se transforme en un vaste chantier : nouvelle gare, rectorat, hôpital sud, quartier Malherbe, routes d’accès aux stations du Vercors, rocade sud, aménagement des pistes de Chamrousse, patinoire, aéroport… La dimension culturelle n’est pas oubliée avec des architectes de renom (Novarina pour le village olympique et l’hôtel de ville, Demartini pour le stade de glace, Wogenscky pour la maison de la culture) et l’organisation du tout premier symposium international de sculptures en France. 
 
Ces Jeux d’hiver font aussi découvrir au public la glisse nordique, alors confidentielle, à toute une population : les ventes de skis de fond s’envolent après les JO, de 2 000 à 15 000 paires par an !

 

> UN HÉRITAGE PARADOXALEMENT PEU REVENDIQUÉ

 

Évidemment, il y a les grincheux qui se souviennent aussi de la taxe de 1 euro sur leur feuille d’impôts, de l’endettement sur vingt-cinq ans (300 millions de francs de l’époque à 5,25 % d’intérets, avec une très forte inflation qui allégea en fait le coût réel), des équipements sportifs laissés à l’abandon en montagne – les fameux « éléphants blancs » ! Une face moins glorieuse que n’élude par l’exposition-bilan du Musée dauphinois sur « ces JO qui ont changé l’Isère ».
 
“Contrairement à Innsbruck ou à Albertville, malgré les célébrations régulières tous les dix ans, on a peu revendiqué cet héritage des Jeux, reconnaît son directeur Olivier Cogne. L’histoire de l’Isère est pourtant étroitement liée à celle de l’olympisme : la toute première représentation artistique des JO, un tableau de Saint-Ours daté de 1787, émane d’un peintre originaire du Dauphiné. Et la devise olympique a été soufflée à Pierre de Coubertin par le père Henri Didon, natif du Touvet !” 
 
Cet anniversaire est l’occasion rêvée de remettre les projecteurs sur ce bel idéal olympique et de transmettre aux jeunes générations des valeurs que les dérives de la marchandisation ont un peu occultées.
 
C’est l’un des objectifs du Département de l’Isère et de ses partenaires, avec tout un programme sportif, festif et culturel. Pour donner un nouvel élan à l’ensemble du territoire isérois !
 

 VIDÉO : COMMENT GRENOBLE A ÉTÉ CHOISIE ? 

INTERVIEWS

 

Martine Kohly, vice-présidente du Département en charge de la jeunesse, du sport, de la vie associative et du devoir de mémoire. 
 
 

>  RESTAURER L'ESPRIT OLYMPIQUE AUPRÈS DES COLLÉGIENS

 

Isère Mag : Pourquoi célébrer les 50 ans des JO de Grenoble ?

Martine Kohly : Plus qu’un événement sportif, les Jeux olympiques sont une véritable leçon de vie. Ce cinquantième anniversaire est l’occasion de sensibiliser les jeunes et leurs parents à des valeurs, parfois mises à mal, comme le respect, le partage, l’entraide et le dépassement de soi.

Début 2018, des manifestations seront organisées dans les collèges pour démontrer les bienfaits du sport en termes d’épanouissement personnel et collectif. Parmi les temps forts, une journée de découverte sportive dans chacun de nos quatre massifs.

Un volet culturel important marquera aussi ce jubilé avec l’exposition du Musée dauphinois et un muséobus qui circulera dans les collèges et les communes pour décliner les thématiques de cette exposition. Des temps d’échange sont prévus avec des athlètes pour parler des valeurs de l’olympisme.

Chaque établissement sera invité à réaliser un drapeau intégrant le logo du collège en lien avec les JO. Une grande fête sportive et culturelle dont chacun gardera un souvenir. L’occasion aussi de soutenir les athlètes français, dont de nombreux Isérois qui participeront aux JO de PyeongChang.

 

Chantal Carlioz, vice-présidente du Département en charge du tourisme, de la montagne et des stations 

 

>  UN IMPACT ÉNORME SUR LA MONTAGNE

 

Isère Mag : Quel fut l’impact des JO en Isère ?

Chantal Carlioz : Les JO en Isère, ce sont d’abord des infrastructures modernes, des routes d’accès aux stations… L’impact sur le tourisme en montagne est énorme ! Les retombées sont aussi sportives : l’Isère, dans les traces de Jean-Claude Killy, a vu grandir toute une génération d’athlètes de haut niveau.

Aujourd’hui, des champions comme Martin et Simon Fourcade, Marie Dorin-Habert ou Roland Duvillard perpétuent la dynamique. Des disciplines comme le hockey sur glace et le ski nordique sont devenues des loisirs très populaires.

La première course de trail a été lancée dans le massif de Chartreuse en 1970. La montagne et ses agriculteurs ont également su les anticiper en ouvrant des gîtes à la ferme : la première chambre d’hôte a été créée à Villard-de-Lans avant les JO !

Sur le plan industriel aussi, l’héritage des JO est très net : les fleurons industriels des équipements de montagne, comme Poma ou Petzl, ont pu conforter leur expertise et se développer.

Les JO de 1968 ont été ceux de l’innovation avec la première retransmission télévisée en direct et en couleurs, la première mascotte… Avec elles, nous inventons la montagne du XXIe siècle et je suis certaine qu’elle sera olympique, car elle en porte les valeurs et souhaite faire revenir à elle les jeunes. Et c’est ce que fait le Département dans le cadre de ce jubilé.

1968-2018 : ILS RACONTENT LEURS JO, CULTIVENT ET PERPÉTUENT L'ESPRIT OLYMPIQUE

Annie Famose, médaillée olympique de ski alpin

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> ELLE EST ENTRÉE DANS LA LÉGENDE DU SKI

 

“Les JO de 1968 m’ont laissé un souvenir impérissable.

Parmi les moments les plus émouvants, la cérémonie d’ouverture avec le général de Gaulle et la compétition de slalom dames où Georges Pompidou est venu nous féliciter. Les quinze jours à Chamrousse avec l’équipe de France m’ont aussi beaucoup marquée”, témoigne Annie Famose, 73 ans. 
 
Championne du monde de slalom en 1966, cette Pyrénéenne sportive hors pair est entrée dans la légende en 1968 aux Jeux olympiques de Grenoble, où elle a décroché deux médailles (argent et bronze). Dans son sillage, le ski, jusqu’alors réservé à une élite, s’est largement démocratisé.
 
“À cette époque, l’équipe de France était au top de sa forme. Tous les sportifs étaient des amateurs motivés. Les qualités mentales avaient autant d’importance que les dispositions physiques. Nous avons donné l’exemple et fait naître une véritable passion pour la discipline chez les filles et les garçons.”
 
 

Jack Lesage, reporter d’images 

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> IL EST l'OEIL ET LA MÉMOIRE DES JO DE 68

 

“Une légende dit que le film de candidature a été déterminant dans l’obtention des JO”, souffle malicieusement Jack Lesage.

À 95 ans, installé dans le Trièves, ce reporter et cinéaste passionné de montagne a toujours l’œil aussi pétillant. Et il se souvient comme si c’était hier de cette journée épique de 1964 à Innsbruck où il projeta son court-métrage Trois roses, cinq anneaux devant les 52 membres du Comité international olympique (CIO).
 
“Le docteur Michallon, maire de Grenoble à l’initiative de la candidature, m’avait commandé ce film et avait insisté pour que je sois là. J’avais veillé à ce que le commentaire soit le plus court possible, pour les non-anglophones, avec un maximum d’images de nos massifs bien enneigés.
 
J’avais aussi eu l’idée de filmer la joie des petits Grenoblois qui partaient chaque jeudi avec le ski-club au col de Porte : à la fin de la projection, il y a eu des applaudissements… j’ai su ensuite que c’était exceptionnel. Et tous les autres candidats avaient montré des diapositives…”
 
 

Geo Perli, président du Coljog

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> IL DÉFEND LA CULTURE OLYMPIQUE

 

Geo Perli est connu dans la région comme footballeur – il a été champion de France à 18 ans, en 1960, et président du club de foot de Grenoble. Il a aussi des talents de plasticien.

Deux passions qui pour lui n’ont rien d’antinomique, bien au contraire : “Le sport est une activité culturelle à part entière”, revendique celui qui a été à l’origine du musée Géo-Charles à Échirolles – du nom d’un sportif et poète olympique, primé aux JO de 1924. Ce credo est aussi celui du Conservatoire observatoire et laboratoire des JO de Grenoble (Coljog), qu’il a cofondé en 2000 avec Jack Lesage, Paul Blanc et Bernard Loucel afin de transmettre et développer en Isère cette culture olympique qui lui est chère.

“L’olympisme est aussi un humanisme”, rappelle-t-il. Fortement mobilisé pour ce jubilé, le président du Coljog espère fédérer des personnalités iséroises autour d’un lieu pérenne de partage et de formation à Grenoble, associant les mondes public, privé et associatif. 

 

Anaïs Chevalier, biathlète, grand espoir français 

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> ELLE PORTE LES COULEURS DE LA FRANCE

 

“J’espère décrocher la médaille d’or et faire honneur à ma discipline et à mon pays”, clame Anaïs Chevalier.
 
Originaire de Saint-Martin-d’Hères, cette biathlète de 24 ans portera les couleurs de la France aux XXIIIe Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang, en Corée du Sud. En 2014, elle avait déjà participé aux JO de Sotchi.
 
“Concourir pour des olympiades est le Graal de nombreux champions. C’est une vraie réjouissance, même s’il faut s’entraîner très durement. On partage des valeurs fortes, comme le courage et le dépassement de soi.” Vice-championne de monde de sprint et de poursuite junior en 2011, elle intègre l’équipe de France la même année et enchaîne les succès.
 
Son premier trophée marquant est une 14e place au sprint d’Oberhof en Allemagne en 2014. En 2017, elle finit troisième en sprint féminin, remportant sa première médaille individuelle en championnat du monde.
 

Olivier Cogne, directeur du Musée dauphinois

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> IL CAPITALISE L'HÉRITAGE DES JO

 

“Ces Jeux olympiques de Grenoble ont marqué une page importante de l’Isère et même de la France”, assure Olivier Cogne.
 
S’il n’était pas encore né en 1968, ce Grenoblois pur souche a baigné tout petit dans les JO à travers les récits de ses parents, tous deux présents lors de l’événement. Les quatre années de recherches passées sur le sujet – le temps d’une olympiade – font aujourd’hui de lui l’un des meilleurs experts du sujet.
 
“Curieusement, peu de chercheurs s’y sont intéressés”, s’étonne cet historien et archiviste, qui a dirigé pendant six ans le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, avant de prendre la direction du Musée dauphinois en 2016.
 
Un musée dont le destin est aussi intimement lié à l’aventure des JO : “C’est en 1968 qu’il s’est installé au couvent de Sainte-Marie-d’en-Haut. Il a été inauguré par André Malraux, comme la maison de la culture”, rappelle-t-il.  
 

Aurélie Lévèque, championne de short-track

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> ELLE RÊVE DE PARTICIPER AUX JO

 

“Mon rêve est de participer aux Jeux olympiques d’hiver à Pékin en 2022”, confie Aurélie Lévèque.

À 16 ans, cette Échirolloise fait partie des espoirs féminins du short-track français : un sport similaire au patinage de vitesse, qui se pratique sur une piste courte, avec des vitesses pouvant atteindre 55 km/h.

En seconde au lycée Marie-Curie, Aurélie s’entraîne au Club de glace de l’amicale laïque d’Échirolles (CGALE), le seul en Isère spécialisé dans cette discipline. “J’ai commencé à l’âge de 10 ans et je m’entraîne depuis 2012 en compétition.”

L’année dernière, elle a été sélectionnée en équipe de France pour participer au Festival olympique de la jeunesse européenne, qui se déroule tous les deux ans en été et en hiver. Arrivée 7e sur 1 000 et 1 500 mètres, elle a réalisé de belles performances.

Pour 2018, elle a deux objectifs : être sélectionnée pour la finale de l’Europa Cup et pour les championnats du monde junior. 

 

Philippe Cordon, maire de Chamrousse

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> IL ADMINISTRE UNE STATION OLYMPIQUE À FORTE NOTORIÉTÉ

 

“Depuis les Jeux olympiques de 1968, Chamrousse est une station emblématique qui bénéficie d’une forte notoriété.
 
Elle a eu le privilège d’accueillir la totalité des épreuves de ski alpin, masculin et féminin, qui ont été télévisées pour la première fois en direct et en couleurs dans le monde entier. Les pistes avaient été spécialement aménagées pour l’événement. Nous avons aussi hérité de nombreuses infrastructures, comme le village de Bachat-Bouloud, créé à l’époque pour recevoir les athlètes”, rappelle Philippe Cordon, maire de Chamrousse.
 
Culminant à 2 250 mètres d’altitude dans le massif de Belledonne, à 30 kilomètres de Grenoble, Chamrousse continue de faire rêver.
 
“Jusque dans les années 2000, nous accueillions chaque hiver près de 25 000 gamins qui venaient en classe de neige de la France entière pour apprendre à skier. Aujourd’hui, ils reviennent avec leurs enfants, et Chamrousse reste dans le top 20 des stations françaises les plus connues.”
 

Laurent Boix-Vives, ancien dirigeant de Rossignol

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> IL A DONNÉ À ROSSIGNOL UNE STATURE INTERNATIONALE

 

L’entreprise voironnaise a associé dès 1936 son nom à l’olympisme en signant un contrat avec le champion Émile Allais. 
 
À l’origine du premier ski moderne contrecollé (l’Olympique 41), ce dernier eut aussi la bonne idée de présenter Laurent Boix-Vives à la famille Rossignol en 1958. Ce jeune entrepreneur de 29 ans va donner très vite à l’entreprise une stature internationale : en cinq ans, Rossignol passe de 8 000 paires de skis par an à 50 000 – puis à 8 000 paires par jour en 1986 !
 
Un succès qui doit aussi beaucoup à la compétition : “J’ai toujours joué cette carte à fond quand personne n’y croyait. La présence sur les podiums a contribué à la notoriété de la marque partout dans le monde !”, assure Laurent Boix-Vives.
 
1968 verra ainsi les médailles de Marielle Goitschel, Nancy Greene et Annie Famose. À 91 ans, Laurent Boix-Vives n’a pas tout à fait quitté la firme qu’il a dirigée pendant cinquante ans : l’hôtel qu’il a créé en 2009 à Courchevel se nomme le Strato – le ski mythique de Rossignol, le plus vendu au monde !

 

 INITIATIVES 

 

>  QUATRE JOURNÉES OLYMPIQUE POUR LES COLLÉGIENS

 

Ils ont entre 11 et 16 ans et n’ont pas connu les JO de 1968. Bien que vivant dans un département entouré de sommets, certains ne sont même jamais allés en montagne de leur vie. Quoi de mieux que ce cinquantième anniversaire pour leur faire découvrir des disciplines sportives olympiques et des stations de ski ?
 
Le Département invite les collégiens à quatre journées dans les quatre massifs montagneux entourant Grenoble pour respirer un grand bol d’air. Patinage, hockey, ski alpin, ski nordique, biathlon… de nombreuses activités seront proposées.
 
Des ateliers consacrés aux valeurs de l’olympisme se tiendront en marge des activités purement sportives. Parmi les thèmes abordés, le « sport santé », le dopage, le sport adapté ou encore un atelier d’écriture autour de la charte olympique.
 
Le Département financera intégralement cette action – coût du transport, location de matériel, encadrement technique, forfaits de ski inclus. Plus de 750 élèves issus de 13 collèges isérois participeront à cette opération.
 
  • Le 23 janvier : activités de glace à Vaujany.
  • Le 29 janvier : ski alpin à Chamrousse.
  • Le 1er février : biathlon au col de Porte.
  • Le 2 février : ski nordique à Autrans.
 

 

ZOOM

 

>  UN MUSÉOBUS, UN FILM, UN LIVRE...

 

Au-delà de la célébration, ce cinquantième anniversaire invite à une réflexion de fond sur la mémoire et la trace olympique.

 

  • Un muséobus olympique. Du 24 janvier au 6 avril, une version mobile de l’exposition du Musée dauphinois partira à la rencontre des touristes dans cinq stations olympiques, des étudiants sur le campus universitaire et du public scolaire à Allevard-les-Bains, L'Isle-d'Abeau, Pont-de-Beauvoisin, La Côte-Saint-André et Grenoble (voir les dates sur isere-culture.fr).

 

  • Un beau livre. En prolongement de l’exposition du Musée dauphinois, dont il reprend le titre (Grenoble 1968. Les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère), cet ouvrage collectif abondamment illustré est plus qu’un catalogue : il constitue la première synthèse historique sur le sujet grâce à la contribution des meilleurs spécialistes du thème et sur la base des recherches les plus récentes. 

    De nombreux aspects méconnus sont abordés dans ce livre qui mettent notamment en évidence les liens anciens entre l’Isère et l’olympisme. C’est aussi et surtout la saga des Jeux de Grenoble qui s’y trouve racontée. Édité chez Glénat, sous la direction d’Olivier Cogne.

 

  • Un film (également avec le même titre) réalisé par Michel Szempruch, sur une proposition du Coljog et en partenariat avec le Musée dauphinois. Ce documentaire de trente minutes donne la parole à des figures des JO de Grenoble telles que Bernard Gilman, Jack Lesage, Alain Calmat, Marielle Goitschel, Guy Périllat… Projection le 8 février en avant-première au cinéma Chavant à Grenoble. Au-delà de la célébration, ce cinquantième anniversaire invite à une réflexion de fond sur la mémoire et la trace olympique.
 

 

 VIDÉO : GRENOBLE AVANT LES JEUX 

ZOOM

 

>  JACK LESAGE : TROIS ROSES, CINQ ANNEAUX

 
 
 

>  INFOGRAPHIE : CLIQUEZ POUR AGRANDIR

 
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LES JEUX OLYMPIQUES DE 1968 EN QUELQUES IMAGES

La vasque olympique.
L’entrée de Grenoble pavoisée des anneaux olympiques.
L’aéroport de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, construit pour l’occasion.
Le stade de glace en construction.
Le stade de glace accueillera les épreuves de patinage artistique et la cérémonie de clôture.
Vue générale du stade de glace et de l’anneau de vitesse.
Construction du pont de chemin de fer de l’estacade.
Construction du village olympique.
Le village olympique où sera hébergé la plupart des athlètes.
Construction de la Maison de la Culture. Elle sera inaugurée par André Malraux.
Grenoble se pare aussi de sculptures monumentales.
Lors de la cérémonie d’ouverture.
Lors de la cérémonie d’ouverture.
Lors de la cérémonie d’ouverture.
La station de Chamrousse accueillera les épreuves de ski alpin.
Des navettes en autocar permettent d’accéder au site.
Annie Famose décrochera une médaille d’argent en géant et une médaille de bronze en slalom.
La station d’Autrans accueillera les épreuves nordiques.
À Saint-Nizier-du-Moucherotte est construit le grand tremplin de 90 mètres.
saut à skis
Villard-de-Lans accueillera les épreuves de luge.
L’Alpe-d’Huez, celles de bobsleigh.
La mascotte Schuss
Publié le : 
01 janvier 2018