ASSOCIATIONS

ILS S'ENGAGENT

Associations

JAZZ AU CHÂTEAU DE MONTSEVEROUX

Par Sandrine Anselmetti


François Ghani a été bercé aux sons de Duke Ellington, Sidney Bechet et Louis Armstrong. Si ses goûts ont évolué au fil du temps, à 63 ans, cet habitant de Primarette reste un inconditionnel du jazz sous toutes ses formes.
 
Pour faire partager sa passion et promouvoir cette musique en milieu rural, il a créé en juin dernier l’association Jazz en Bièvre. “En dehors du festival Jazz à Vienne et des grandes agglomérations avoisinantes, il y a peu d’offres de concerts. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’en organiser près de chez moi, sur le territoire de Beaurepaire et les alentours”, explique-t-il. 
 
Avec l’implication d’une dizaine de bénévoles et le soutien de la mairie de Montseveroux, Jazz en Bièvre propose ainsi des concerts tous les mois, hors saison estivale, dans le cadre du très beau château de Montseveroux, une ancienne forteresse du XIIIe siècle.
 
“Nous programmons des artistes professionnels, souvent des nouveaux talents issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Du jazz actuel aux influences variées pour une programmation éclectique et moderne. Mon but, c’est d’intéresser ceux qui aiment le jazz… et ceux qui pensent ne pas l’aimer !”, sourit François Ghani.
 
Prochains rendez-vous : le 17 novembre avec Novo Quartet et le 15 décembre avec le trio Magnetic Orchestra. 
 
 
 

LE GOÛT DE LA LANGUE FRANÇAISE

Par Véronique Granger


Enseigner la langue de Molière aux étrangers et diffuser notre culture dans le monde, dans le respect de la diversité : c’est la mission de l’Alliance française de Grenoble depuis cinquante ans !
 
Membre d’un réseau mondial de plus de 800 Alliances françaises présent sur les cinq continents, l’association dirigée par Kim Deby sera ainsi chargée, en partenariat avec l’Institut Paul Bocuse et le Centre universitaire d’études françaises de l’Université Grenoble Alpes (Cuef), d’assurer les cours de français du futur Centre international des arts culinaires d’Autrans, qui ouvrira en 2020.
 
Plusieurs centaines d’étudiant(e)s chinois(es) seront formé(e)s chaque année dans cette université du « goût à la française », dont la construction démarrera fin 2017 au cœur du Vercors. 
 
“C’est un beau challenge, car il y a tout à faire, de l’équipement des salles de cours à l’élaboration des programmes pédagogiques”, explique Kim Deby.
 
L’Alliance française de Grenoble forme toute l’année plusieurs centaines d’étudiants, salariés ou touristes, de tous âges et nationalités, avec des formules spécifiques pour les entreprises. Référent en Isère pour les tests de connaissance du français pour l’accès à la nationalité française, l’organisme propose aussi un programme d’activités culturelles, dont un café français mensuel au restaurant Le 5, à Grenoble.
 
“Notre force est de pouvoir accueillir de petits groupes dans un esprit convivial”, assure sa directrice – qui a commencé par s’investir comme bénévole, il y a quatre ans, à son arrivée à Grenoble, avant d’être nommée à ce poste ! 
 
 
 

Cliquez pour agrandir

centre-arts-culinaires-autrans-ciac-iseremagcbfouquet.jpeg

  • L’équipe de l’UIAD, dont de gauche à droiteCédric Mazzone, directeur, Jean-François de Lagasnerie, président et des bénévoles de l’association.

UNE UNIVERSITÉ POUR TOUS

Par Annick Berlioz


Chez nous, des personnes de 70 ans peuvent suivre des cours de japonais avec des adolescents”, confie Cédric Mazzone, directeur de l’Université inter-âges du Dauphiné (UIAD).
 
Créée à Grenoble en mars 1977 par les professeurs Robert Hugonot et Michel Philibert, avec Louis Moreau, l’association fête ses 40 ans.
 
À l’origine, l’objectif était de favoriser l’épanouissement intellectuel des seniors et de rompre leur isolement. Aujourd’hui, l’UIAD est ouverte à toutes les générations, sans condition d’âge, ni de formation.
 
Chaque année, plus de 6 500 adhérents rejoignent ses bancs. “Nos élèves viennent uniquement pour le plaisir, aucun diplôme n’étant délivré ! Plus de 500 cours leur sont proposés dans près d’une vingtaine de disciplines, de la géologie à l’informatique, en passant par les arts plastiques et l’histoire des religions. Une quinzaine de langues sont enseignées, dont l’arabe et le chinois.”
 
L’association continue à jouer un rôle social auprès des plus de 65 ans. Parmi ses 200 enseignants, 85 % transmettent leur savoir sans contrepartie. Plus de 200 bénévoles assurent le fonctionnement de la maison : accueil, entretien des locaux… L’UIAD sait aussi s’adapter aux nouveaux besoins.
 
Ces dernières années, elle a ouvert des antennes à La Mure et Saint-Marcellin pour diffuser plus largement son enseignement. Depuis la rentrée, les inscriptions peuvent se faire en partie en ligne sur uiad.fr.
 
Contact : 04 76 42 44 63
 
 
Publié le : 
11 novembre 2017